Ce que la boue n'a pas pu prendre : Deux carnets, une seule humanité dans l'enfer de la Somme 1er juillet – 18 novembre 1916/Commémoration de la Bataille de la Somme 1916 - 2026/Seconde publication 





🇨🇵 Commémoration de la Bataille de la Somme 1916 - 2026 🇨🇵


Seconde publication 


Ce que la boue n'a pas pu prendre

Deux carnets, 

une seule humanité dans l'enfer de la Somme


1er juillet – 18 novembre 1916


Article de Séverine Abdellaoui-Chatelain 
(5 juillet 2026)


👋 Description de l’image du titre







📰 Chronologie éditoriale  📰


▶️ La date de mise en ligne de l’article, le 5 juillet 2026, fait foi de sa publication.

▶️ Toute divergence de date entre les illustrations et celle de l’article s’explique par la réalisation technique des panneaux de titre, intervenue postérieurement à la publication de l’article.

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▶️ Les éléments consacrés à l’histoire des deux signatures — comprenant l’image de la signature calligraphique médiévale et les panneaux qui en expliquent la genèse — ont été créés le 9 août 2026 et ajoutés à l’article le 10 août 2026.

❗️↪️Ces ajouts postérieurs enrichissent et complètent l’article initial sans modifier sa date de publication, qui demeure fixée au 5 juillet 2026.





🙂 Bienvenue

Bienvenue dans cette seconde publication consacrée à la mémoire de la bataille de la Somme et aux voix de celles et ceux qui l’ont traversée.

À travers ce récit de docu-fiction historique, je vous invite à découvrir un regard humain sur l’un des épisodes les plus marquants de la Première Guerre mondiale, entre histoire, témoignages et transmission de la mémoire.


Pour que notre exploration de l’histoire se déroule dans les meilleures conditions et en toute sérénité, faisons un bref détour par les règles de la maison :



​                                     Avant de tourner la page : 

🛡 Défense d’entrer sans frapper – 

Les remparts de l’auteur (Précisions)  🛡

(Abrégé des conditions d’utilisation des deux blogs)


​Avant de poursuivre votre lecture et afin de présenter clairement le cadre de protection des contenus, vous trouverez ci-après quelques extraits des Conditions Générales d’Utilisation (CGU), suivis d’un renvoi vers le condensé des mentions légales et la version intégrale publiée sur le blog.


​« La liberté de l'esprit commence par le respect de l'œuvre d'autrui. »

           © Séverine Abdellaoui-Chatelain/ Tous droits réservés

 


Image générée avec l’IA Gemini

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Petite boussole à l'usage des explorateurs : quelques règles de bon voisinage, un soupçon de droit d’auteur et la certitude que ce qui est écrit ici appartient à l'aventure. Le condensé complet vous attend en bas de page pour les plus studieux 


​🛡 Protection de l’œuvre et accès au contenu❗️

⚠️Cet article est une publication originale de Séverine Abdellaoui-Chatelain, protégée par les dispositions relatives au droit d’auteur et à la propriété intellectuelle.

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🙂 Je vous souhaite une agréable lecture et vous remercie pour l’intérêt porté à ce travail d’écriture, de mémoire et de transmission.


"La connaissance se partage, l'œuvre se respecte. »

© Séverine Abdellaoui-Chatelain/ Tous droits réservés

 

​📜🛡Auteure de l’Abrégé des CGU : 

© Séverine Abdellaoui-Chatelain – Tous droits réservés

(19 juillet 2026)




Sommaire


🔹️Les débuts d’une aventure 

🙂 Annonce de bienvenue (citée ci-dessus)

🔸️Avant de tourner la page :Défense d’entrer sans frapper (citée ci-dessus) 

Abrégé des CGU 

🔸️Aux origines du titre 

Une image, une inspiration 

🔸️Avant-propos

🔸️Ouverture
Les deux carnets


🔹️Corps de l’oeuvre

🔸️Introduction

⚠️ Note historique et éditoriale


🔸️Chapitre I

Fin juin 1916 – L'attente avant la tempête

🔸️Chapitre II

1er juillet 1916 – Le sifflet et le carnage

🔸️Chapitre III

Juillet – Août 1916 – La guerre d'usure

🔸️Chapitre IV

Septembre 1916 – Les chars, Combles et l'espoir qui s'éteint

🔸️Chapitre V

Octobre – Novembre 1916 – Jusqu'au silence


🔸️Épilogue
Le silence de la Somme

🔸️Conclusion
Ce que la boue n'a pas pu prendre


📚 Annexes historiques

🔸️Annexe 1
Les lieux des carnets : une géographie de la bataille

🔸️Annexe 2
L'évolution de la guerre : l'apparition des premiers chars

🔸️Annexe 3
Les blessures visibles et invisibles : le Shell Shock

🔸️Annexe 4
Les véritables carnets de tranchées


🧬ADN de l’information (informations documentaires) 

  • Indexation (RAMEAU)
  • Cotation Dewey
  • Mots-clés
  • Hashtags

📚 Bibliographie


🛡Condensés des Conditions Générales d'Utilisation et Mentions légales 


© Séverine Abdellaoui-Chatelain – Tous droits réservés

(5 juillet 2026)


➡️Ce sommaire accompagne le lecteur dans son parcours de découverte : de la présentation de l’œuvre et de la naissance du projet à l’immersion dans les carnets, puis du récit historique aux annexes documentaires qui permettent d’éclairer les faits, les lieux et les sources ayant nourri cette docu-fiction, tout en prolongeant la mémoire de la Somme.







📜Au cœur de l’Article : 

Là où l’histoire se raconte, se questionne et se dévoile 






Aux origines du titre 


Chers lecteurs,

Avant que la page de titre ne prenne sa forme définitive, plusieurs propositions visuelles ont accompagné la création de cet ouvrage. L'image reproduite ci-dessous est l'une d'elles. Si elle n'a pas été retenue comme illustration finale, elle occupe une place particulière : c'est en la contemplant que le titre de cette publication s'est imposé.

Elle a fait naître une conviction qui est devenue le fil conducteur de cette œuvre : malgré la violence de la guerre et l'anéantissement des hommes et des paysages, tout ne disparaît pas. Les écrits, les souvenirs et la mémoire demeurent les derniers témoins de vies que l'Histoire ne doit pas réduire à des chiffres.

C'est ainsi qu'est né le titre :
« Ce que la boue n'a pas pu prendre : Deux carnets, une seule humanité dans l'enfer de la Somme. »

Cette image est donc présentée non pour illustrer l'ouvrage, mais comme le témoignage d'une étape essentielle de sa création : le moment où quelques éléments visuels ont trouvé leur prolongement dans les mots et où le titre est devenu l'âme du projet.








Avant-propos

À l'occasion du 110ᵉ anniversaire de la bataille de la Somme, cette seconde publication propose une approche complémentaire à notre précédent travail consacré au déroulement historique de l'offensive de 1916.

L'objectif n'est plus d'expliquer les opérations militaires, mais de retrouver la dimension profondément humaine de cette bataille à travers une narration inspirée des témoignages authentiques des combattants.

Cette œuvre de docu-fiction historique s'appuie sur les lieux, les événements et les conditions de vie documentés par les historiens afin d'offrir une lecture sensible de la bataille de la Somme, sans jamais s'éloigner de la réalité historique.

Puissent ces pages contribuer, à leur manière, à transmettre la mémoire de celles et ceux qui ont vécu l'un des affrontements les plus meurtriers de la Première Guerre mondiale.



Ouverture des deux carnets 

Carnet n° 1

30 juin 1916 – Secteur de Beaumont-Hamel

« Le bruit ne s'arrête jamais. Depuis une semaine, le ciel semble se déchirer au-dessus de nos têtes. Les artilleurs disent qu'il ne restera rien des lignes allemandes demain matin. J'aimerais les croire.

Je pense à la maison. Au jardin de ma mère. Au thé que nous partagerons peut-être à Noël.

J'ai faim.

Mais je ne peux rien avaler. »

Arthur


Carnet n° 2

28 juin 1916 – Secteur de Maricourt

« Depuis trois jours, le canon tonne sans interruption. Même la terre paraît respirer au rythme des explosions.

L'ambiance est étrange. Les anciens gardent le silence. Les plus jeunes parlent de victoire.

À vingt et un ans, je me persuade que nous allons enfin percer le front.

Je voudrais tellement croire que cette guerre s'achèvera bientôt. »

Jean-Louis Masson


Ces deux carnets ne se sont jamais croisés.

Leurs auteurs non plus.

L'un combattait sous l'uniforme britannique, au nord de la Somme.

L'autre portait la capote bleu horizon des fantassins français, au sud du fleuve.

Quelques kilomètres seulement les séparaient.

Pourtant, ils ignoraient jusqu'à l'existence l'un de l'autre.

Cent dix ans plus tard, leurs voix semblent pourtant dialoguer.

L'une répond à l'autre.

Comme si la guerre avait fini par effacer les frontières, les langues et les uniformes pour ne laisser qu'une seule vérité : celle des hommes.



Introduction

La bataille de la Somme demeure l'un des affrontements les plus meurtriers de la Première Guerre mondiale. Du 1er juillet au 18 novembre 1916, les campagnes de Picardie sont transformées en un paysage de ruines où les villages disparaissent sous les obus, où les bois deviennent des silhouettes calcinées et où la boue engloutit les vivants autant que les morts.

Les cartes d'état-major retracent les offensives. Les archives militaires comptabilisent les pertes. Les monuments commémoratifs gravent des milliers de noms. Mais ce sont souvent quelques lignes griffonnées dans un carnet de poche qui racontent avec le plus de justesse ce que furent ces quatre mois et demi de combats.

Deux petits carnets.

Deux écritures.

Deux jeunes hommes que tout oppose, sinon leur âge et le destin qui les conduit sur les champs de bataille de la Somme.



Portraits croisés des protagonistes.

À gauche : Jean-Louis Martin, caporal au 152e Régiment d'Infanterie, mort pour la France le 14 juillet 1916 à Maricourt.

À droite : Arthur Dubois, Private au 1/6th Battalion The Manchester Regiment, disparu le 1er juillet 1916 à Beaumont-Hamel.

Image générée avec l'assistance de ChatGPT – © Séverine Abdellaoui-Chatelain / Tous droits réservés (5 juillet 2026).



L'un est Arthur, soldat britannique engagé dans les secteurs de Beaumont-Hamel, Ovillers-la-Boisselle et Thiepval. L'autre est Jean-Louis Masson, jeune poilu français de vingt et un ans combattant autour de Maricourt, Biaches, Flaucourt, Combles et Bouchavesnes.

Ils ne se connaissent pas.

Ils ne se rencontreront jamais.

Pourtant, leurs carnets semblent se répondre d'une rive à l'autre de la Somme.

Au fil des jours, leurs mots suivent l'évolution de la bataille. L'enthousiasme des premiers jours laisse place à l'angoisse, puis à l'épuisement, jusqu'au silence. À travers leurs correspondances imaginaires, inspirées des journaux de tranchées, des lettres et des témoignages authentiques des combattants de 1914-1918, ce récit ne s'attache ni aux stratégies militaires ni aux décisions des états-majors. Il donne la parole aux hommes.

Leurs écrits racontent la peur, la fatigue, l'attente, le courage ordinaire et cette humanité que ni les obus, ni la boue, ni le temps ne sont parvenus à faire disparaître.

En suivant Arthur et Jean-Louis à travers les principaux lieux de la bataille, de Beaumont-Hamel à Thiepval, de Maricourt à Combles, le lecteur découvre qu'au-delà des uniformes, des frontières et des langues, la guerre parlait une langue universelle : celle de l'espérance, de la souffrance et de l'humanité.



⚠️ Note historique et éditoriale

Les personnages d'Arthur et de Jean-Louis Masson, ainsi que leurs carnets respectifs, sont des créations littéraires conçues pour les besoins de ce récit.

Toutefois, les émotions, les situations décrites, les lieux évoqués et les extraits de correspondance s'appuient rigoureusement sur les témoignages authentiques, les journaux de tranchées, les correspondances de combattants et les travaux historiques consacrés à la bataille de la Somme de 1916.

Ce dialogue imaginaire entre un soldat britannique et un poilu français n'a pas pour vocation de raconter l'histoire de deux individus en particulier, mais d'incarner l'expérience collective de centaines de milliers d'hommes plongés dans l'un des affrontements les plus meurtriers de la Première Guerre mondiale.

À travers ces deux voix fictives résonnent celles de milliers de combattants français, britanniques, du Commonwealth et allemands. Leurs peurs, leurs espérances, leurs souffrances et leur humanité constituent le véritable héritage de la bataille de la Somme.

Cette œuvre relève de la docu-fiction historique : une démarche narrative où la fiction sert la transmission de la mémoire, sans jamais s'éloigner de la réalité des faits, des lieux et des conditions de vie des soldats de 1916.







Carte des principaux lieux cités dans le récit (1916).

Établie pour matérialiser le théâtre des opérations des carnets d'Arthur et de Jean-Louis, cette carte situe les secteurs clés de l'offensive de la Somme, de part et d'autre du fleuve.

Image générée avec l'assistance l’IA ChatGPT – © Séverine Abdellaoui-Chatelain / Tous droits réservés (5 juillet 2026).






Chapitre I  : 

Fin juin 1916 : L'attente avant la tempête.



Fin juin 1916

L'attente avant la tempête

Depuis plusieurs jours, les habitants d'Albert ne reconnaissent plus leur horizon. Le grondement de l'artillerie alliée est devenu continu. Plus d'un million d'obus s'abattent sur les positions allemandes. Les états-majors sont convaincus que rien ne pourra survivre à un tel déluge de feu.

Au nord de la Somme, Arthur attend dans les tranchées creusées face à Beaumont-Hamel. Devant lui, les réseaux de barbelés allemands disparaissent parfois derrière les colonnes de fumée. Les officiers parlent d'une attaque décisive.

Arthur écrit :

« Les explosions sont si nombreuses que nous ne distinguons plus le jour de la nuit. Certains disent que les Allemands sont tous morts. D'autres n'osent rien dire. J'essaie d'écrire pour ne pas penser à demain. »

À plusieurs kilomètres au sud, Jean-Louis observe le même ciel depuis les environs de Maricourt.

Le fleuve Somme marque ici la jonction entre les armées française et britannique.

Les Français doivent accompagner l'offensive générale en direction de Curlu, Hardecourt et Biaches.

Avant de découvrir les mots de Jean-Louis, le lecteur peut observer le terrain sur lequel il s'apprête à combattre. Cette carte d'état-major, dressée quelques semaines avant l'offensive, restitue avec précision le secteur de Maricourt, ses villages, son relief et son réseau de tranchées. Elle permet de situer le récit dans son véritable cadre historique et de mesurer la réalité du front de la Somme en 1916.






Carte britannique des tranchées de Maricourt (édition 2B, 8 avril 1916).

Établie à l'échelle 1:10 000, cette carte d'état-major représente le secteur de Maricourt, Hardecourt, Carnoy et Curlu quelques semaines avant le déclenchement de la bataille de la Somme. Elle montre le réseau des tranchées, les reliefs et les principaux points stratégiques du front.

Source : Archives départementales de la Somme, Cartes du front, 1916-1918, Maricourt 2B, cote 22FI34 (Zga34).


Dans son carnet, Jean-Louis note :

« Nous sommes couverts de poussière blanche. Chaque détonation fait tomber la craie des parois de la tranchée. Nous plaisantons encore. Nous parlons du retour. Personne ne veut imaginer que beaucoup d'entre nous ne verront jamais la fin de cette semaine. »

 

À mesure que les heures s'écoulent, les deux jeunes hommes ressentent la même inquiétude.

Le bombardement ne rassure plus.

Il annonce quelque chose d'immense.

Quelque chose dont personne ne mesure encore l'ampleur.

Le 30 juin au soir, le silence revient soudain.

Un silence presque irréel.

Dans les deux camps, chacun comprend que l'heure approche.

Le lendemain matin, à quelques kilomètres de distance, Arthur et Jean-Louis sortiront de leurs tranchées pour entrer dans l'Histoire.




Chapitre II : 

1er juillet 1916 : Beaumont-Hamel, Ovillers, Maricourt et Biaches


1er juillet 1916

Le jour où le monde bascula

À l'aube du 1er juillet 1916, une légère brume flotte encore au-dessus des vallées de la Somme. Depuis une semaine, les canons alliés n'ont laissé aucun répit. Les hommes ont fini par croire que rien ne pouvait survivre à un tel déluge d'acier.

Pourtant, derrière les lignes allemandes, les défenseurs ont résisté. Réfugiés dans des abris creusés profondément dans la craie, ils attendent en silence que le bombardement cesse.

À 6 h 30, au sud du fleuve, les soldats français quittent leurs tranchées. Une heure plus tard, à 7 h 30, les sifflets retentissent dans le secteur britannique.

La bataille de la Somme commence véritablement.


Photographie : 

UnknownEight / Wikimedia Commons – CC BY-SA 4.0 / 2 mai 2021

 

  • Le cratère de Lochnagar (La Boisselle, Somme). Prise par drone le 2 mai 2021, cette vue aérienne montre le célèbre entonnoir de mine creusé par l'explosion de la mine britannique le 1er juillet 1916 à 7h28. Avec ses dimensions spectaculaires (environ 100 mètres de diamètre et 20 mètres de profondeur), il demeure l'un des vestiges et lieux de mémoire les plus poignants de la bataille de la Somme. 
  • © Séverine Abdellaoui-Chatelain – Tous droits réservés (5 juillet 2026)




Beaumont-Hamel

Arthur

Les premiers mètres semblent irréels.

Le vacarme de l'artillerie s'estompe derrière les cris des officiers. Les hommes avancent en longues lignes, chargés de près de trente kilos d'équipement. Beaucoup marchent au pas, convaincus que les défenses ennemies ont été anéanties.

Arthur écrit quelques heures plus tard.

« Nous avons franchi le parapet comme à l'exercice. Devant nous, il n'y avait que la fumée. Puis les mitrailleuses ont commencé. Un bruit sec, continu. Les hommes tombaient avant même d'avoir atteint les premiers barbelés. J'ai vu James disparaître sans un cri. Je ne sais plus combien de temps j'ai couru. »

À Beaumont-Hamel, le régiment de Terre-Neuve est presque anéanti en moins d'une demi-heure. Sur tout le front britannique, la journée tourne au désastre.

Des milliers d'hommes restent couchés dans le no man's land, incapables d'avancer ou de revenir.




           Photographies 

Alertomalibu / Wikimedia Commons – 

CC BY-SA 3.0


Les tranchées conservées du Mémorial terre-neuvien de Beaumont-Hamel (Somme).

Ce site mémorial préserve l'un des rares réseaux de tranchées authentiques de la Première Guerre mondiale sur le front de la Somme. C'est ici que le régiment de Terre-Neuve fut presque entièrement anéanti le 1er juillet 1916. Les stigmates du terrain (lignes de feu et cratères) y demeurent visibles.

​© Séverine Abdellaoui-Chatelain – Tous droits réservés


Maricourt – Biaches

Jean-Louis

Au même moment, les Français progressent plus rapidement.

Autour de Maricourt, les premières lignes allemandes cèdent sous l'intensité du bombardement. Les soldats franchissent plusieurs positions ennemies et avancent en direction de Curlu et de Biaches.

Jean-Louis croit d'abord que les promesses des officiers étaient fondées.

Puis les obus recommencent à tomber.

« Nous avons pris la première tranchée presque sans résistance. Certains riaient déjà. Puis une batterie allemande a ouvert le feu derrière nous. Le capitaine s'est effondré. Martin est tombé quelques instants plus tard. J'ai continué à courir sans savoir où j'allais. Lorsque je me suis arrêté, j'étais seul dans un trou d'obus. Je tremblais de tout mon corps. »

Le soir venu, les gains français existent bel et bien, mais ils ont été payés au prix du sang.

Les blessés affluent sans interruption vers les postes de secours improvisés.


Deux regards, une même réalité

Lorsque la nuit tombe sur la Somme, Arthur et Jean-Louis ignorent tout l'un de l'autre.

Pourtant, leurs carnets racontent la même découverte.

Ils ne parlent plus de victoire.

Ils ne parlent plus de stratégie.

Ils découvrent une guerre où l'on ne distingue plus les vivants des morts.

Arthur écrit :

« Ils avaient promis que ce serait facile. Ils s'étaient trompés. Ce n'est pas une bataille. C'est un massacre. Le bruit continue dans ma tête même lorsque les canons se taisent. »

Jean-Louis lui répond sans le savoir :

« Je n'ai plus honte d'avoir pleuré. Nous avions quitté la tranchée avec des chants. Nous revenons dans le silence. Les survivants évitent de se regarder. Chacun compte les absents. »


La nuit du 1er juillet

Dans l'obscurité, les brancardiers parcourent le no man's land.

Ils avancent à tâtons entre les entonnoirs d'obus.

Des appels montent encore de la plaine.

Certains blessés attendront jusqu'au lendemain.

D'autres ne seront jamais retrouvés.

Arthur note une dernière phrase avant de refermer son carnet.

« La lune éclaire les casques abandonnés. Je croyais connaître la peur. Je découvre qu'elle peut avoir une odeur. Celle de la poudre, du sang et de la terre retournée. »

Quelques kilomètres plus au sud, Jean-Louis termine lui aussi cette journée.

« Je n'entends plus les canons. Mes oreilles bourdonnent encore. Je voudrais dormir, mais chaque fois que je ferme les yeux, je revois Martin tomber devant moi. Aujourd'hui, j'ai compris que cette guerre ne laissera personne indemne, même ceux qui rentreront chez eux. »

Le 1er juillet 1916 s'achève.

Pour l'armée britannique, c'est la journée la plus meurtrière de son histoire : près de 60 000 hommes sont mis hors de combat, dont plus de 19 000 tués.

Au sud, les succès initiaux de l'armée française ne suffisent pas à modifier le cours de la bataille.

La Somme vient d'engloutir une génération.

Arthur et Jean-Louis l'ignorent encore.

Ils continueront d'écrire.

Parce qu'écrire est devenu une manière de rester vivant.




Chapitre III : 

Juillet : La guerre d'usure autour de Flaucourt, Barleux et La Maisonnette.



Juillet 1916

La guerre d'usure

Les premiers jours de juillet ont brisé les illusions.

Aucun des deux camps n'a obtenu la percée décisive annoncée. Les cartes d'état-major continuent d'être redessinées, mais sur le terrain, les gains se comptent parfois en dizaines de mètres. Chaque tranchée conquise est reprise sous un déluge d'obus. Chaque bosquet devient une forteresse. Chaque cratère se transforme en abri de fortune.

Autour de Flaucourt, de Barleux, de Biaches et du bois de la Maisonnette, les combats ne connaissent plus de répit. Au nord, vers Ovillers-la-Boisselle, Pozières et Thiepval, les Britanniques s'épuisent dans une succession d'assauts meurtriers.

La guerre de mouvement est morte.

Commence celle de l'usure.


Plateau de Flaucourt

Jean-Louis

Le plateau domine les plaines qui conduisent à Péronne. Sa conquête est indispensable, mais chaque avancée coûte des dizaines de vies.

Jean-Louis écrit le 14 juillet 1916.

« Aujourd'hui, la France célèbre sa fête nationale. Ici, il n'y a ni musique ni drapeaux. Seulement des obus. Nous étions deux cent cinquante dans la compagnie au début de l'offensive. Nous ne sommes plus que quatre-vingts à répondre à l'appel. Les nouveaux arrivants nous regardent comme si nous étions des anciens. Pourtant, il y a quinze jours encore, nous étions comme eux. »

La chaleur de juillet accélère la décomposition des corps.

Les enterrements sont souvent impossibles.

Les soldats vivent, mangent et dorment au milieu des morts.

« Une odeur douceâtre flotte sans cesse au-dessus des tranchées. On finit par ne plus savoir si elle vient de la terre ou des hommes. Les mouches sont partout. Les rats n'ont plus peur de nous. Ils passent entre nos jambes comme si nous faisions déjà partie du paysage. »


Ovillers-la-Boisselle

Arthur

Au nord de la Somme, Arthur découvre une autre forme d'épuisement.

Les bombardements sont incessants.

Chaque nuit, les unités remontent en ligne pour remplacer celles qui ont été décimées la veille.

Il écrit :

« Je croyais que le pire était derrière nous. Je me trompais. Chaque attaque ressemble à la précédente. Nous avançons. Nous tombons. D'autres prennent notre place. Les officiers parlent encore d'objectifs. Nous parlons seulement de survivre jusqu'au lendemain. »

La boue commence à envahir les tranchées malgré la saison.

Les conduites d'eau sont détruites.

Les vêtements ne sèchent plus.

Les pieds gonflent dans les bottes humides.

« Je ne me souviens plus de la sensation d'être propre. La boue est entrée partout. Dans nos vêtements, dans notre nourriture, jusque dans nos pensées. »


La Maisonnette

Le verrou de Péronne

Au sud de la Somme, les combats se concentrent autour du bois de la Maisonnette, position stratégique qui domine les approches de Péronne.

Chaque arbre est déchiqueté.

Les troncs éclatés dressent leurs silhouettes noires au milieu des cratères.

Jean-Louis écrit :

« Il n'y a plus de forêt. Seulement des pieux calcinés. On nous dit que nous sommes dans un bois. Je ne vois que des fantômes d'arbres. Les oiseaux ont disparu depuis longtemps. Même le vent semble avoir quitté cet endroit. »

Les journées se ressemblent.

Bombardement.

Attaque.

Contre-attaque.

Bombardement.

Le temps n'existe plus.


Les blessures invisibles

Au fil des semaines, Arthur comme Jean-Louis remarquent que certains camarades changent.

Des hommes jusque-là courageux restent soudain immobiles.

D'autres tremblent sans pouvoir s'arrêter.

Certains ne parlent plus.

Arthur note :

« Williams fixe le vide depuis ce matin. Personne ne parvient à lui faire dire un mot. Il serre son casque contre lui comme un enfant serre un jouet. Je crois que quelque chose s'est brisé en lui. »

Jean-Louis observe la même détresse.

« Cette nuit, je me suis réveillé en criant. Je croyais être enseveli sous un bombardement. Pourtant, aucun obus ne tombait. Même lorsque le silence revient, la guerre continue dans nos têtes. »

Les médecins ne savent pas encore donner un nom à cette souffrance.

Les soldats, eux, la connaissent déjà.

Ils l'appellent simplement « les nerfs ».


Correspondance croisée

Sans le savoir, les deux hommes écrivent presque les mêmes mots.

Arthur :

« Je ne demande plus la victoire. Je voudrais seulement une journée sans obus. »

Jean-Louis :

« Je ne rêve plus de rentrer en héros. Je rêve d'une nuit entière sans entendre le canon. »

Arthur :

« Les lettres de la maison sentent encore le savon. Je les ouvre lentement pour que cette odeur dure un peu plus longtemps. »

Jean-Louis :

« Ma mère m'écrit que les blés sont beaux cette année. J'essaie d'imaginer leur couleur. Ici, tout est gris ou brun. Même le ciel semble couvert de poussière. »


Fin juillet

À mesure que les semaines passent, les deux carnets changent.

Les phrases deviennent plus courtes.

L'écriture est moins régulière.

Les pages sont tachées de boue, parfois de sang.

Les deux jeunes hommes cessent peu à peu de raconter les combats.

Ils parlent de leurs camarades disparus.

Des lettres qu'ils n'ont pas encore reçues.

Du pain devenu rare.

Du sommeil impossible.

De la pluie qu'ils attendent autant qu'ils la redoutent.

Ils comprennent désormais que la bataille de la Somme ne sera pas une offensive de quelques jours.

Elle est devenue une épreuve où les hommes s'usent plus vite que les armes.

Et tandis que juillet s'achève, un nouveau nom commence à circuler dans les tranchées.

Combles.

Là-bas, disent les officiers, se jouera peut-être la prochaine étape de la bataille.




CHAPITRE IV : 

Septembre : Combles, Thiepval et les premiers chars.


Août – Septembre 1916

Vers Combles, l'horizon des ruines

L'été s'achève sans que la bataille ne faiblisse.

Les cartes changent presque chaque semaine, mais le paysage, lui, n'est plus qu'un chaos de terre retournée. Les villages de Pozières, Guillemont, Ginchy, Maurepas et Combles ne sont plus que des amas de pierres pulvérisées. Les chemins ont disparu sous les cratères. Les arbres, décapités par les obus, dressent leurs silhouettes noires comme des croix.

La Somme n'est plus une campagne.

C'est un monde où l'homme ne reconnaît plus rien.


Pozières

Arthur

Depuis plusieurs semaines, les divisions britanniques et australiennes se battent pour le village de Pozières. Chaque position conquise est aussitôt pilonnée. Les tranchées changent de mains au prix d'un nombre effroyable de victimes.

Arthur écrit :

« Nous nous battons pour un village qui n'existe plus. Les cartes disent encore "Pozières". Devant moi, je ne vois qu'un désert de briques, de poutres calcinées et de poussière blanche. Comment peut-on prendre ou perdre un endroit qui a cessé d'exister ? »



Photographie : 

British Official Photographer / Australian War Memorial (ID : EZ0084) – Domaine public

 

La route de Pozières (1er août 1916).

Prise vers le nord en direction du village de Contalmaison pilonné par les Allemands, cette archive montre des troupes australiennes du I Anzac Corps empruntant cette voie pour monter au combat à Pozières et à la ferme de Mouquet entre juillet et septembre 1916.

© Séverine Abdellaoui-Chatelain – Tous droits réservés (5 juillet 2026)



 

Les bombardements sont si violents que la terre semble respirer.

Les hommes vivent sous terre autant qu'à sa surface.

Chaque nuit, ils reconstruisent les tranchées détruites dans la journée.

Chaque matin, ils recommencent.


Guillemont et Maurepas

Jean-Louis

Au sud, les unités françaises poursuivent leur progression aux côtés des Britanniques. Les combats pour Guillemont et Maurepas ouvrent peu à peu la route de Combles.

Jean-Louis note :

« Nous avançons de quelques centaines de mètres. Les journaux parleront peut-être d'une victoire. Pour nous, cela signifie seulement un nouveau réseau de tranchées à occuper et d'autres camarades à enterrer. »

Les villages sont méconnaissables.

Les puits sont comblés.

Les églises ne sont plus que des pans de murs.

Les vergers ont disparu.

« Une vieille charrette renversée est restée au milieu d'un chemin. À côté, un pommier continue de porter quelques fruits. Cette image me bouleverse davantage que les bombardements. Comme si la vie refusait obstinément de quitter cet enfer. »


Combles

Le village que tous veulent prendre

En septembre, tous les regards convergent vers Combles.

Ce bourg, situé au carrefour de plusieurs routes stratégiques, est devenu l'un des principaux objectifs de l'offensive alliée.

Jour après jour, les lignes se resserrent autour du village.

Arthur écrit :

« Nous apercevons le clocher détruit au loin. Chaque fois que nous croyons nous en approcher, une nouvelle pluie d'obus nous arrête. Combles semble reculer à mesure que nous avançons. »

Jean-Louis lui fait écho.

« Les maisons brûlent depuis des jours. Les caves servent d'abris autant aux vivants qu'aux morts. Nous ne savons plus si nous combattons pour un village ou pour ses ruines. »

Le 26 septembre 1916, Combles tombe finalement aux mains des forces alliées.

Mais la victoire a un goût amer.

Le village n'est plus qu'un champ de gravats.


Les monstres d'acier

Le 15 septembre 1916, près de Flers-Courcelette, une arme inconnue fait son apparition.

D'immenses véhicules blindés avancent lentement au-dessus des tranchées.

Les soldats les regardent avec étonnement.

On les appelle des « tanks ».

Arthur les voit passer.

« Au début, j'ai cru voir une maison avancer dans la fumée. Les hommes applaudissaient. Puis l'un des engins s'est arrêté. Un autre s'est enlisé dans un cratère. Ils semblaient invincibles de loin, mais de près ils peinaient comme nous dans cette boue. »

La nouveauté impressionne les Allemands.

Elle nourrit un instant l'espoir des Alliés.

Mais les chars sont encore peu nombreux et souvent victimes de pannes mécaniques.

Jean-Louis observe la scène à distance.

« On dit que ces machines vont changer la guerre. Peut-être. Mais elles ne ramèneront pas Martin. Elles ne rendront pas leurs jambes aux blessés. Elles ne feront pas taire les canons. »


La fatigue

À mesure que septembre avance, les carnets changent encore.

Les longues descriptions disparaissent.

Les mots deviennent rares.

Arthur écrit simplement :

« J'ai froid la nuit. Pourtant nous sommes encore en été. »

Jean-Louis :

« Je dors sans enlever mes chaussures. Si l'attaque reprend, je n'aurai pas le temps de les remettre. »

Arthur :

« Je ne sais plus quel jour nous sommes. »

Jean-Louis :

« Nous comptons les bombardements. Plus personne ne compte les semaines. »


Les lettres

Une lettre venue de chez soi devient un trésor.

Arthur reçoit enfin quelques lignes de sa mère.

« Elle m'écrit que les roses fleurissent encore devant la maison. J'ai relu sa lettre quatre fois. Pendant quelques minutes, j'ai oublié où j'étais. »

Jean-Louis reçoit un colis.

À l'intérieur, quelques morceaux de chocolat et une photographie de famille.

« J'ai montré la photo aux camarades. Pendant quelques instants, nous avons parlé de nos villages. Personne n'a évoqué la guerre. C'était comme rentrer chez nous sans quitter la tranchée. »


Aux portes de l'automne

Les journées raccourcissent.

Les pluies reviennent.

Les tranchées se remplissent d'eau.

La boue reprend possession du champ de bataille.

Autour de Thiepval, de Combles et de Bouchavesnes, chacun comprend que la bataille est loin d'être terminée.

Arthur ferme son carnet.

« Je croyais que l'homme pouvait s'habituer à tout. Je découvre qu'on ne s'habitue jamais à voir mourir ses amis. On apprend seulement à continuer malgré tout. »

Jean-Louis écrit presque au même moment :

« Nous ne parlons plus de victoire. Nous parlons des absents. Chaque soir, leurs noms reviennent dans nos conversations comme s'ils marchaient encore à nos côtés. »

L'automne approche.

Avec lui viendront le froid, les pluies incessantes et les dernières offensives d'une bataille qui semble désormais dévorer tout ce qu'elle touche.

Les deux carnets continuent pourtant de s'écrire.

Parce que, tant qu'il reste quelques mots à coucher sur le papier, il reste encore une preuve que leurs auteurs sont vivants.





CHAPITRE V : 

Novembre : Le silence des carnets.


Octobre – 18 novembre 1916

Le silence après la tempête

L'automne s'installe sur la Somme.

Les pluies transforment les tranchées en fossés d'eau glacée. Les cratères d'obus deviennent des mares où hommes, chevaux et matériel disparaissent sous une boue épaisse. Les routes sont impraticables. Les convois s'embourbent. Les brancardiers avancent péniblement, parfois jusqu'à la taille dans la glaise.

Les offensives continuent pourtant.

Autour de Le Transloy, Sailly-Saillisel, Bouchavesnes et Thiepval, chaque journée apporte son lot de morts et de blessés.

La Somme semble refuser de rendre ceux qu'elle a engloutis.


Thiepval

Arthur

Depuis les hauteurs de Thiepval, Arthur contemple un paysage qu'il peine à reconnaître.

Là où existaient des villages, des haies et des chemins, il ne subsiste qu'une succession de cratères noyés par la pluie.

Il écrit le 17 novembre 1916 :

« Le froid est arrivé avant l'hiver. Mes mains refusent d'obéir. L'encre gèle dans le stylo et le papier se détrempe sous la pluie. Je me demande si maman a reçu ma dernière lettre. Ici, nous ne gagnons rien. Nous restons seulement debout en attendant le prochain bombardement. »

Autour de lui, les survivants parlent peu.

Ils n'ont plus la force de commenter les combats.

Le silence a remplacé les conversations.


Bouchavesnes

Jean-Louis

Au sud, Jean-Louis participe aux derniers combats autour de Bouchavesnes.

Le village est méconnaissable.

Les maisons ont disparu.

Les rues ne sont plus que des alignements de pierres noyées dans la boue.

Le jeune poilu ouvre son carnet une dernière fois.

« Je garde la photographie de ma mère dans la poche intérieure de ma capote. Si quelqu'un retrouve mon corps, il saura que j'ai été aimé. Je n'ai plus peur. Je suis seulement fatigué. »

Ces quelques lignes sont écrites d'une main hésitante.

L'écriture est moins ferme.

Comme si chaque mot exigeait désormais un effort immense.


Les derniers jours

Les bombardements diminuent peu à peu d'intensité.

Non parce que les armées renoncent.

Mais parce que l'épuisement est général.

Les hommes ne ressemblent plus aux jeunes soldats partis à l'assaut en juillet.

Leurs uniformes sont usés.

Leurs visages sont creusés.

Leurs regards semblent avoir vieilli de plusieurs décennies.

Arthur écrit :

« Je ne sais plus combien d'hommes sont passés dans notre compagnie depuis le début de l'offensive. Les nouveaux arrivent avec des visages d'enfants. Quelques jours plus tard, ils ont les mêmes yeux que nous. »

Jean-Louis répond sans le savoir :

« Nous ne parlons plus de l'après-guerre. Nous parlons des saisons. Nous essayons simplement d'imaginer le goût d'un vrai repas, l'odeur d'un feu de cheminée, le bruit de la pluie sur le toit d'une maison plutôt que sur une bâche détrempée. »


18 novembre 1916

Le 18 novembre 1916, les états-majors mettent officiellement un terme à la bataille de la Somme.

Quatre mois et demi de combats ont bouleversé cette terre de Picardie.

Plus d'un million d'hommes ont été tués, blessés ou portés disparus.

Les objectifs initiaux n'ont été atteints qu'en partie.

Le prix payé est immense.

Dans le carnet d'Arthur, aucune phrase ne suit celle du 17 novembre.

La page suivante est restée blanche.

Le carnet de Jean-Louis s'interrompt lui aussi.

Aucun adieu.

Aucune conclusion.

Seulement le silence.




Épilogue

Ce que la boue n'a pas pu prendre

Cent dix ans ont passé.

Aujourd'hui, les champs de la Somme sont redevenus verts.

Les moissons ondulent là où s'étendaient les réseaux de barbelés. Les chemins ont retrouvé leurs voyageurs. Les villages ont été reconstruits. Pourtant, la terre continue de livrer, au hasard des labours ou des travaux, des éclats d'obus, des boutons d'uniforme, des casques, parfois les restes d'un soldat que l'Histoire n'avait jamais rendu à sa famille.

À Beaumont-Hamel, les tranchées préservées rappellent le sacrifice des jeunes volontaires de Terre-Neuve.




Photographie : Somme Tourisme – Lwood

Le belvédère de Frise et la vallée de la Somme.

Dominant les méandres du fleuve, ce site offre un panorama direct sur les secteurs traversés par les belligérants en 1916. C'est dans ces paysages de vallées et de plateaux aujourd'hui apaisés que la nature a repris ses droits tout en conservant la mémoire des combats.

© Séverine Abdellaoui-Chatelain – Tous droits réservés (5 juillet 2026


À Thiepval, des milliers de noms gravés dans la pierre évoquent ceux qui n'ont jamais eu de sépulture connue.

À Combles, Bouchavesnes, Maricourt, Ovillers-la-Boisselle ou Péronne, le silence est devenu une forme de mémoire.


Arthur et Jean-Louis n'ont jamais existé.

Pourtant, leurs mots auraient pu être ceux de milliers de soldats.

Chaque phrase de leurs carnets est née de témoignages authentiques, de lettres retrouvées, de journaux de tranchées et de récits laissés par ceux qui ont traversé cet enfer.

Ils incarnent une génération entière.

Une génération qui parlait des mêmes peurs, écrivait les mêmes lettres, cachait les mêmes photographies dans la poche de sa capote et rêvait, au milieu du fracas des obus, d'une seule chose : rentrer chez elle.

Les cartes militaires racontent où les armées ont avancé.

Les monuments disent combien d'hommes sont tombés.

Les carnets, eux, racontent pourquoi leur mémoire demeure vivante.

Car la boue de la Somme a englouti des villages, des régiments et des destins.

Mais elle n'a jamais réussi à emporter l'humanité de ceux qui y ont combattu.




Photographie : Amanda Slater –  
                                     Creative Commons Attribution-Share Alike 2.0 Generic  / 
                                                                              Septembre 2006


Le Mémorial franco-britannique de Thiepval (Somme).

Édifié entre 1928 et 1932, il porte les noms de plus de 72 000 soldats britanniques et sud-africains disparus lors de la bataille de la Somme, sans sépulture connue. Il demeure l'un des plus importants lieux de mémoire de la Première Guerre mondiale.

©Severine Abdellaoui-Chatelain/ Tous droits réservés 

(5 juillet 2026   )



Conclusion

Arthur et Jean-Louis Masson sont des personnages de fiction.

Leurs carnets, en revanche, sont nourris de milliers de lettres, de journaux intimes et de témoignages authentiques laissés par les combattants de la bataille de la Somme.

À travers ce dialogue imaginaire, ce récit n'a pas cherché à raconter une bataille, mais à rendre une voix à celles et ceux que l'Histoire réduit trop souvent à des chiffres.

Les pages qui suivent proposent un éclairage historique sur les lieux, les événements et les réalités qui ont inspiré cette docu-fiction, afin de prolonger la lecture et de distinguer clairement la création littéraire des faits établis.


Auteure de l’article 


Ainsi s’achève cet article, entre mémoire et présent, avec deux signatures qui prolongent mon écriture : l’une ancrée dans le présent, l’autre tournée vers les traces laissées par les âges.

 

✒️L’Encre au Présent

→ Une signature numérique habituelle, celle de l’auteure aujourd’hui.

©Severine Abdellaoui-Chatelain/ Tous droits 

réservés (5 Août 2026)

 
📜 Une signature à travers les âges

→ Une signature calligraphique, qui fait le lien avec le passé et mon univers patrimonial. 

Image générée avec l’IA Gemini-
©Severine Abdellaoui-Chatelain/ Tous droits réservés 
( 9 août 2026)



📜 L’EMPREINTE DU TEMPS — GENÈSE DE MA SIGNATURE

J’ai imaginé cette création comme une façon de laisser ma propre trace au fil de mes articles et de rendre hommage à ma passion l’Histoire, ainsi qu’au passé qui accompagne mon parcours : la ville qui m’a vue grandir, l’abbaye dont la mémoire a accompagné mon enfance et l’abbatiale, présente dans les moments heureux comme dans les plus difficiles.

J’y dépose mon regard, ma sensibilité et mon écriture, en faisant dialoguer cet héritage avec le présent.

Une signature à travers les âges est née de cette volonté de créer un trait d’union entre les traces du passé et mon écriture d’aujourd’hui.

À travers deux panneaux, j’explique les choix qui ont guidé sa conception, ainsi que les éléments patrimoniaux et symboliques qui l’ont inspirée. La Charte des scribes (Mentions légales) conclue cette parenthèse. 






📜 Complément de source

Armoiries de Corbie — source de l’image :

Armoiries Samariennes — Remus80, « Corbie. Ville et abbaye », 22 janvier 2016.



🛡 Mentions légales sur l’Empreinte du temps (section et panneau) ❗️

✒️©Séverine Abdellaoui-Chatelain — L’Empreinte du Temps — 9 août 2026. Tous droits réservés


🔎  Pour aller plus loin

📑 Les Annexes — approfondissements de l’étude
📚 Bibliographie — références et sources
🧬 ADN de l’information — origine et traçabilité des informations
⚖️ Mentions légales & CGU — cadre de publication






📚 Annexes historiques

Derrière la fiction, 

les faits


Les personnages d'Arthur et de Jean-Louis Masson sont fictifs. En revanche, les lieux, les événements, les conditions de vie et les réalités humaines décrits dans ce récit reposent sur les connaissances historiques les plus largement admises concernant la bataille de la Somme de 1916. Ces annexes permettent d'éclairer le contexte dans lequel s'inscrivent leurs carnets.



📍 Annexe 1.

 Les lieux des carnets : 

une géographie de la bataille


Les itinéraires d'Arthur et de Jean-Louis suivent plusieurs des principaux secteurs de la bataille de la Somme. Chaque lieu évoqué correspond à une réalité historique.

Beaumont-Hamel
Situé au nord de la Somme, ce secteur est l'un des plus meurtriers du 1er juillet 1916. Les troupes britanniques et le régiment de Terre-Neuve y subissent des pertes considérables dès leur sortie des tranchées.

Ovillers-la-Boisselle
Avant l'offensive, d'immenses mines sont creusées sous les positions allemandes. L'explosion de la mine de Lochnagar reste l'un des symboles de la guerre des mines menée sur le front de la Somme.

Maricourt
Point de jonction entre les armées française et britannique, Maricourt constitue l'un des secteurs où les deux alliés coordonnent leur offensive le 1er juillet 1916.

Biaches
À l'est de la Somme, ce village devient un objectif majeur des troupes françaises. Les combats y sont particulièrement violents et les bombardements détruisent presque entièrement le village.

Plateau de Flaucourt
Les Français y enregistrent leurs premiers succès avant que la progression ne ralentisse face aux défenses allemandes solidement organisées.

Bois de la Maisonnette
Cette position stratégique domine les approches de Péronne. Les combats y sont acharnés durant tout l'été 1916.

Combles
Après plusieurs semaines d'affrontements, ce village est pris par les forces franco-britanniques à la fin du mois de septembre. Les ruines témoignent de l'extrême violence des combats.

Bouchavesnes
Les combats d'automne se déroulent dans des conditions météorologiques très difficiles. La pluie transforme le champ de bataille en un immense bourbier où les mouvements deviennent extrêmement pénibles.

Thiepval
L'un des secteurs emblématiques de la bataille. Aujourd'hui, le Mémorial franco-britannique de Thiepval rend hommage à plus de 72 000 soldats britanniques et sud-africains disparus sans sépulture connue.



⚙️ Annexe 2. 

L'évolution de la guerre : 

l'apparition des premiers chars

Le 15 septembre 1916, lors de la bataille de Flers-Courcelette, les Britanniques engagent pour la première fois des chars de combat Mark I.

Ces imposantes machines blindées, surnommées « tanks » pour préserver le secret de leur développement, sont conçues pour franchir les réseaux de barbelés et les tranchées ennemies.

L'effet psychologique sur les soldats allemands est considérable. En revanche, leurs performances restent limitées. Beaucoup tombent en panne, s'embourbent dans les cratères d'obus ou avancent trop lentement pour accompagner efficacement l'infanterie.

Si leur impact immédiat demeure modeste, cette première utilisation marque une étape majeure dans l'histoire militaire et annonce l'évolution de la guerre mécanisée au XXᵉ siècle.




🧠 Annexe 3. 

Les blessures 

visibles et invisibles

La bataille de la Somme ne laisse pas seulement des blessures physiques. Elle révèle également l'ampleur des traumatismes psychologiques provoqués par la guerre industrielle.

Le bombardement permanent, parfois durant plusieurs jours sans interruption, expose les soldats à un stress extrême. Beaucoup souffrent de tremblements, d'insomnies, de mutisme, de pertes de mémoire ou de crises d'angoisse. Les médecins britanniques désignent alors cet état sous le nom de Shell Shock, tandis qu'en France on parle de traumatisme des bombardements ou de commotion des tranchées.

À cette souffrance psychique s'ajoutent les blessures causées par les éclats d'obus, le shrapnel, les effondrements de tranchées, les infections, le froid, l'humidité et les maladies liées à la vie dans la boue.

La bataille de la Somme symbolise ainsi l'entrée dans une guerre où les blessures invisibles deviennent aussi dévastatrices que les blessures du corps.


📝 Annexe 4.

 Les véritables 

carnets de tranchées

Arthur et Jean-Louis sont des personnages imaginaires. Pourtant, des milliers de soldats ont réellement tenu des carnets, rédigé des journaux personnels ou écrit des lettres durant la Première Guerre mondiale.

La censure militaire interdisait souvent de mentionner les positions, les opérations ou les noms des unités afin d'éviter toute fuite d'informations. Malgré ces restrictions, de nombreux combattants consignaient leur quotidien dans de petits carnets dissimulés dans leur équipement.

Écrits au crayon, parfois sous la pluie, dans la boue ou à la lueur d'une bougie, ces témoignages racontent la peur, l'attente, la camaraderie, les bombardements, la nostalgie de la famille et l'espoir de survivre.

Conservés par leurs proches ou retrouvés après la guerre, ces écrits constituent aujourd'hui des sources historiques d'une valeur exceptionnelle. Ils permettent d'approcher la bataille non plus à travers les décisions des états-majors, mais à hauteur d'homme.

C'est dans cet héritage documentaire que s'inscrit cette œuvre de docu-fiction. Les carnets d'Arthur et de Jean-Louis sont fictifs, mais les émotions qu'ils expriment et les réalités qu'ils décrivent sont celles de centaines de milliers de combattants qui vécurent l'enfer de la Somme en 1916.

© Séverine Abdellaoui-Chatelain – Tous droits réservés

(5 juillet 2026)





🧬 L'ADN de l'information

Nature du document :
Récit historique de docu-fiction à vocation mémorielle et pédagogique.

Genre :
Histoire sensible – Regards croisés – Correspondances fictives inspirées de témoignages authentiques.

Période historique :
Première Guerre mondiale – Bataille de la Somme (1er juillet – 18 novembre 1916).

Cadre géographique :
Département de la Somme (Hauts-de-France) : Beaumont-Hamel, Ovillers-la-Boisselle, Maricourt, Biaches, Flaucourt, Bois de la Maisonnette, Combles, Bouchavesnes, Thiepval et Péronne.

Sources d'inspiration :
Correspondances de combattants, journaux de tranchées, témoignages contemporains, travaux historiques consacrés à la bataille de la Somme et aux conditions de vie des soldats durant la Première Guerre mondiale.

Angle éditorial :
Approche immersive centrée sur l'expérience humaine des combattants français et britanniques, privilégiant la mémoire individuelle et collective à travers deux carnets fictifs inspirés de faits historiques.

Public visé :
Grand public, passionnés d'histoire, enseignants, étudiants, visiteurs des sites mémoriels et lecteurs intéressés par la Grande Guerre.


🗂️ Indexation (RAMEAU)

  • Guerre de 1914-1918 -- Campagnes et batailles -- France -- Somme (Bataille de la) (1916)
  • Guerre de 1914-1918 -- Tranchées
  • Guerre de 1914-1918 -- Récits personnels
  • Guerre de 1914-1918 -- Aspect psychologique
  • Soldats -- Correspondance
  • Mémoire collective
  • Patrimoine mémoriel
  • Première Guerre mondiale
  • Bataille de la Somme
  • Histoire militaire
  • Docu-fiction historique

🔢 Cotation Dewey

900 – Histoire et géographie

940 – Histoire générale de l'Europe

940.4 – Première Guerre mondiale (1914-1918)

940.42 – Campagnes militaires de 1916

940.4272 – Bataille de la Somme (1916)

Ce récit relevant de la docu-fiction historique, cette cotation est proposée à titre documentaire en raison de sa forte dominante historique.


🏷️ Mots-clés

Histoire :
Première Guerre mondiale, Grande Guerre, Bataille de la Somme, Offensive de 1916, Front occidental, Tranchées, Artillerie, Poilu, Tommy, Carnets de guerre, Correspondance, Journal intime, Mémoire combattante.

Lieux :
Somme, Beaumont-Hamel, Ovillers-la-Boisselle, Maricourt, Biaches, Plateau de Flaucourt, Bois de la Maisonnette, Combles, Bouchavesnes, Thiepval, Péronne, Picardie.

Thématiques :
Docu-fiction historique, Mémoire, Patrimoine, Commémoration, Témoignages, Shell Shock, Traumatisme de guerre, Boue, Bombardements, Premiers chars Mark I, Mémoire collective, Histoire sensible.


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© Séverine Abdellaoui-Chatelain – Tous droits réservés

(5 juillet 2026)




La  bibliographie  distingue 

📚le corpus des articles de l'auteure sur la Grande Guerre publiés sur le blog  "Les Trois Espaces de l'Abbaye de Corbie du XIIe au XVe siècle, Conteurs d'Histoire",  

📚les ouvrages de référence

📚les témoignages,

 📚les musées et archives 

📚 les sources documentaires.

 


📚Corpus des articles de l'auteure sur la Grande Guerre (Blog "Les Troi Espaces.....Conteurs d'Histoire")


Cycle Mémoriel du 11 Novembre 1918

​🔹 Publications du Cycle Mémoriel (2025) : Hommage à une petite ville durant la Grande Guerre 

  • ABDELLAOUI-CHATELAIN, Séverine. « De l'Ancienne Piété à la Mémoire d'une Guerre : Entretien Mémoriel : L'Abbatiale Saint-Pierre interroge son Frère, l'Hôtel-Dieu de Corbie », Les Trois Espaces de l’Abbaye de Corbie du XIIe au XVe siècle, Conteurs d'Histoire, 1ᵉʳ novembre 2025.
  • ABDELLAOUI-CHATELAIN, Séverine. « L'Ombre et l'As : Quand Corto Maltese fut le Témoin de la Chute du Baron Rouge à Corbie », Les Trois Espaces de l’Abbaye de Corbie du XIIe au XVe siècle, Conteurs d'Histoire, 1ᵉʳ novembre 2025.

​🔹 Série Commémorative du 11 Novembre :  De l'Artois vers Corbie (2025) : un Devoir de Mémoire Familiale 

  • ABDELLAOUI-CHATELAIN, Séverine. « Cérémonie commémorative du 11 novembre (Partie 1) – L'inspiration derrière la mémoire : quand l'Histoire se mêle au patrimoine familial (Arras, Corbie, etc.) », Les Trois Espaces de l’Abbaye de Corbie du XIIe au XVe siècle, Conteurs d'Histoire, 10 septembre 2025.
  • ABDELLAOUI-CHATELAIN, Séverine. « Cérémonie commémorative du 11 novembre (Partie 2) – Voix du front, échos de l'arrière : Récits de la Grande Guerre », Les Trois Espaces de l’Abbaye de Corbie du XIIe au XVe siècle, Conteurs d'Histoire, 1ᵉʳ novembre 2025.
  • ABDELLAOUI-CHATELAIN, Séverine. « Cérémonie commémorative du 11 novembre (Partie 3 – Spécial Centenaire) – Le Mémorial de Corbie, 100 Ans de Deuil et d'Espoir (1925-2025) : De l'Artois au Sanctuaire de Corbie », Les Trois Espaces de l’Abbaye de Corbie du XIIe au XVe siècle, Conteurs d'Histoire, 10 novembre 2025.

​🔹 Articles Antérieurs et Hommages Commémoratifs (2023 - 2024)

  • ABDELLAOUI-CHATELAIN, Séverine. « Novembre, un mois commémoratif : Hommage aux infirmières et aux Victimes de l’Hôtel-Dieu décédées en 1918 », Les Trois Espaces de l’Abbaye de Corbie du XIIe au XVe siècle, Conteurs d'Histoire, 29 novembre 2024.
  • ABDELLAOUI-CHATELAIN, Séverine. « Hommage au dévouement et au courage de nos aïeux, morts durant la Première Guerre mondiale : Mise à l’honneur du mémorial de Corbie et des 212 soldats Corbéens tués au combat », Les Trois Espaces de l’Abbaye de Corbie du XIIe au XVe siècle, Conteurs d'Histoire, 12 novembre 2023.
  • 📌 Note de consultation pour les lecteurs :

    L'ensemble de ces articles est accessible sur le blog « Les Trois Espaces de l’Abbaye de Corbie du XIIe au XVe siècle, Conteurs d'Histoire ». Vous pouvez les retrouver en effectuant une recherche par année dans l'onglet Archives, puis en sélectionnant la date de publication correspondante.

    © Séverine Abdellaoui-Chatelain – Tous droits réservés


📚Ouvrages de référence

  • AUDOIN-ROUZEAU, Stéphane ; BECKER, Annette. 14-18, retrouver la Guerre. Paris : Gallimard, coll. « Bibliothèque des Histoires », 2000.
  • KEEGAN, John. La Première Guerre mondiale. Paris : Perrin, 1999.
  • MIDDLEBROOK, Martin. Le premier jour de la Somme. Paris : Tallandier.
  • HART, Peter. La Grande Guerre 1914-1918. Paris : Perrin.
  • WINTER, Jay. La Première Guerre mondiale. Paris : Autrement.
  • STRACHAN, Hew. La Première Guerre mondiale. Paris : Tallandier.

📚Témoignages et correspondances

  • BARBUSSE, Henri. Le Feu. Journal d'une escouade. Paris : Flammarion, 1916.
  • GENEVOIX, Maurice. Ceux de 14. Paris : Flammarion.
  • DORGELÈS, Roland. Les Croix de bois. Paris : Albin Michel, 1919.
  • JÜNGER, Ernst. Orages d'acier. Paris : Christian Bourgois.
  • NORTON CRU, Jean. Témoins. Paris : Les Étincelles.

📚Musées et centres d'archives

  • Historial de la Grande Guerre, Péronne.
  • Imperial War Museums (Londres).
  • Commonwealth War Graves Commission.
  • Bibliothèque nationale de France – Gallica.
  • Archives nationales françaises.
  • Service historique de la Défense (Vincennes).

📚Sources documentaires consultées

  • Journaux de tranchées et correspondances de combattants français et britanniques de la Première Guerre mondiale.
  • Témoignages publiés et archives militaires consacrés à la bataille de la Somme (1916).
  • Documentation historique relative aux secteurs de Beaumont-Hamel, Ovillers-la-Boisselle, Maricourt, Biaches, Flaucourt, Combles, Bouchavesnes, Thiepval et Péronne.
  • Études consacrées au Shell Shock, aux conditions de vie dans les tranchées et à l'apparition des premiers chars d'assaut Mark I en septembre 1916.

📚Note de l'auteur

Cette œuvre de docu-fiction historique est le fruit d'un travail de synthèse fondé sur des ouvrages de référence, des témoignages, des correspondances de combattants, des archives et des recherches historiques consacrés à la bataille de la Somme.

Les personnages d'Arthur et de Jean-Louis Masson sont des créations littéraires. En revanche, les lieux, les événements, les conditions de vie, les opérations militaires et les émotions décrites s'inspirent fidèlement des sources historiques et des témoignages authentiques laissés par les combattants de la Première Guerre mondiale.

© Séverine Abdellaoui-Chatelain – Tous droits réservés

(5 juillet 2026)






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Les courtes citations demeurent autorisées conformément à l'article L.122-5 du Code de la propriété intellectuelle, sous réserve de mentionner le nom de l'auteure, le titre de l'article cité, le nom du blog concerné ainsi que l'URL de la publication.


📜Le projet de recherche « L'Abbaye de Corbie : les moines et leur environnement urbain du XIIe au XVe siècles », engagé en juin 1996, ainsi que les deux blogs, ont fait l'objet de dépôts à des fins probatoires auprès d'un commissaire de justice afin d'établir l'antériorité des travaux et de certaines créations éditoriales. 


🛡Date des dépôts probatoires : 🛡

✅️Projet de recherche Le 28 octobre 2022

✅️Premier blog "Les Trois Espaces de Abbaye de Corbie du XIIe au XVe siècle, Conteurs d'Histoire » 28 octobre 2022

✅️Second blog "Les Cahiers Historiques de Corbie : Monographies d'ici et d'ailleurs" 17 juillet 2026


📜Certaines illustrations sont réalisées avec l'assistance d'une intelligence artificielle (Gemini ou ChatGPT). Ces outils sont utilisés comme moyens techniques de création. Les recherches documentaires, la conception historique, les choix iconographiques, la rédaction des prompts, la direction artistique, la sélection et la validation finale des illustrations relèvent de l'apport créatif de Séverine Abdellaoui-Chatelain. Les illustrations concernées sont identifiées par une mention de transparence.


📜L'auteure apporte le plus grand soin à l'exactitude des informations historiques publiées. Les contenus sont diffusés dans un objectif de partage des connaissances et peuvent être complétés ou mis à jour en fonction de l'évolution des recherches.


❗️La version intégrale des Conditions Générales d'Utilisation (CGU) et des Mentions légales, publiée le 18 juillet 2026, demeure le document de référence applicable aux deux blogs.

© Séverine Abdellaoui-Chatelain – Tous droits réservés (18 juillet 2026)



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