Arrivage 3
Miroirs d'encre et miroirs de pixels
La place de l'intelligence artificielle
dans la restitution de l'Histoire
Par Séverine Abdellaoui-Chatelain
5 Juillet 2026
📰📰 Chronologie éditoriale 📰
▶️ La date de mise en ligne de l’article, le 5 juillet 2026, fait foi de sa publication.
▶️ Toute divergence de date entre les illustrations et celle de l’article s’explique par la réalisation technique des panneaux de titre, intervenue postérieurement à la publication de l’article.
▶️ Les Conditions Générales d’Utilisation (CGU) et les Mentions légales condensées ont été mises à jour le 18 juillet 2026. Cette nouvelle version est applicable à compter de cette date et remplace les versions antérieures. Elles ont été ajoutées à l’article le 10 août 2026.
▶️ Le panneau « Bienvenue sur le blog des Trois Espaces » a été créé le 7 août 2026 et ajouté à l’article le 10 août 2026.
▶️ Les éléments consacrés à l’histoire des deux signatures — comprenant l’image de la signature calligraphique médiévale et les panneaux qui en expliquent la genèse — ont été créés le 9 août 2026 et ajoutés à l’article le 10 août 2026.
❗️↪️Ces ajouts postérieurs enrichissent et complètent l’article initial sans modifier sa date de publication, qui demeure fixée au 5 juillet 2026.
❗️↪️Ces ajouts postérieurs enrichissent et complètent l’article initial sans modifier sa date de publication, qui demeure fixée au 5 juillet 2026.
🌿 Bienvenue dans L’atelier de Séverine 🌿
Miroirs d’encre et miroirs de pixels
Entre l’encre des lettres, les traces conservées et les images façonnées aujourd’hui, cet article nous conduit sur un terrain où Histoire, représentation et création contemporaine se rencontrent.
L’atelier ouvre ici un nouvel espace de lecture : celui où l’on peut regarder non seulement le résultat, mais également ce qui accompagne sa construction.
Deux expressions qui donnent son titre à cette nouvelle réflexion.
Bienvenue dans L’atelier de Séverine.
© Séverine Abdellaoui-Chatelain — Tous droits réservés
Avant-propos
Cet article clôt la série consacrée
au 110ᵉ anniversaire de la bataille de la Somme
(1916-2026)
Au fil de cette commémoration, nous avons alterné photographies d'archives, clichés contemporains des lieux de mémoire et illustrations réalisées avec l'aide de l'intelligence artificielle.
Ce choix éditorial répondait à une volonté constante : rendre les réalités historiques plus accessibles sans jamais confondre les sources qui fondent la connaissance historique et les représentations destinées à accompagner leur transmission.
Les photographies d'époque, les correspondances de combattants, les documents militaires, les objets conservés dans les collections patrimoniales et les lieux de mémoire constituent les traces sur lesquelles repose le travail de l'historien.
Les illustrations générées par intelligence artificielle appartiennent à une autre catégorie. Elles ne sont ni des archives, ni des témoignages, ni des preuves documentaires. Elles sont des reconstitutions visuelles contemporaines destinées à éclairer certains aspects du récit historique.
La réalisation de ces illustrations, notamment pour les articles Zone rouge : la correspondance privée et Ce que la boue n'a pu prendre, a conduit à conserver les différentes étapes du processus de création : les premiers essais, les propositions abandonnées, les corrections successives et les choix finalement retenus.
Dans Lettres de la Zone rouge, certains de ces cheminements avaient été évoqués comme de « petits cailloux » semés au fil du récit. Ils ont constitué les premiers jalons d'une réflexion appelée à se poursuivre au-delà de cet article.
En revenant sur cette démarche, une interrogation s'est progressivement imposée :
Quelle peut être la juste place de l'intelligence artificielle dans le travail de l'historien ?
Le texte qui suit n'est donc pas un article supplémentaire consacré à la bataille de la Somme.
Il constitue le prolongement méthodologique de cette série commémorative.
Il ouvre les portes de L'atelier de Séverine, un espace où l'on ne s'intéresse plus seulement aux sources de l'Histoire, mais également aux outils mobilisés pour les transmettre avec rigueur, transparence et fidélité.
La commémoration permet de transmettre une mémoire et des connaissances historiques.
L'atelier permet d'expliquer comment cette transmission a été construite.
Cette articulation rappelle une dimension essentielle du métier d'historien : la méthode ne se situe pas à côté des sources. Elle accompagne leur analyse, leur interprétation et leur mise en récit.
📑Sommaire
📣Avant-propos
🛡⚖️Avant de tourner la page : les règles de la maison
Abrégé des Conditions Générales d’Utilisation (CGU) en trois citations
📜Le Corps de l’article
🔸️Introduction
Profiter d’une commémoration pour interroger nos outils
🔸️I. L’intelligence artificielle comme outil de compréhension historique
🔸️II. L’atelier de l’historienne : une création assistée et contrôlée
🔸️III. La place de l’intelligence artificielle dans la compréhension de l’Histoire
🔸️IV. L’illustration ne remplace jamais l’archive
🔸️Conclusion
Pour une alliance éclairée entre mémoire, histoire et innovation
📖Annexe méthodologique
Journal de l’atelier : l’archéologie visuelle d’un processus de création
📚Bibliographie et sources documentaires
🧬ADN de l'information
🔹️Fiche 1 — Niveau documentaire avancé
Notice documentaire complète et métadonnées d’indexation
🔹️Fiche 2 — Niveau de lecture accessible
Présentation du document et clés de compréhension
🛡❗️Condensé des Conditions Générales d’Utilisation (CGU) et mentions légales
🔸️🔸️🔸️🔸️🔸️🔸️🔸️🔸️🔸️🔸️🔸️🔸️🔸️🔸️🔸️🔸️🔸️🔸️
Pour que notre exploration de l’histoire se déroule
dans les meilleures conditions et en toute sérénité,
faisons un bref détour par les règles de la maison :
Avant de tourner la page :
🛡 Défense d’entrer sans frapper –
Les remparts de l’auteur (Précisions) 🛡
(Abrégé des conditions d’utilisation des deux blogs)
Avant de poursuivre votre lecture et afin de présenter clairement le cadre de protection des contenus, vous trouverez ci-après quelques extraits des Conditions Générales d’Utilisation (CGU), suivis d’un renvoi vers le condensé des mentions légales et la version intégrale publiée sur le blog.
"La liberté de l'esprit commence par le respect de l'œuvre d'autrui. "
© Séverine Abdellaoui-Chatelain/ Tous droits réservés
(18 juillet 2026)
Image générée avec l'assistance de l'IA Gemini -
©Severine Abdellaoui-Chatelain/ Tous droits réservés
(18 juillet 2026 )
Petite boussole à l'usage des explorateurs : quelques règles de bon voisinage, un soupçon de droit d’auteur et la certitude que ce qui est écrit ici appartient à l'aventure. Le condensé complet vous attend en bas de page pour les plus studieux
🛡 Protection de l’œuvre et accès au contenu❗️
⚠️Cet article est une publication originale de Séverine Abdellaoui-Chatelain, protégée par les dispositions relatives au droit d’auteur et à la propriété intellectuelle.
Les présentes dispositions s’inscrivent dans le cadre des Conditions Générales d’Utilisation (CGU) et des Mentions légales applicables aux blogs édités par Séverine Abdellaoui-Chatelain.
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(Article 2 – Propriété intellectuelle)
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- Le condensé des Conditions Générales d’Utilisation et Mentions légales situé en fin d’article.
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🙂 Je vous souhaite une agréable lecture et vous remercie pour l’intérêt porté à ce travail d’écriture, de mémoire et de transmission.
"La connaissance se partage, l'œuvre se respecte. »
© Séverine Abdellaoui-Chatelain/ Tous droits réservés
📜🛡 Auteur de l’Abrégé des CGU
© Séverine Abdellaoui-Chatelain – Tous droits réservés
(18 juillet 2026)
AU CŒUR DE L’ARTICLE
Introduction
Profiter d'une commémoration pour interroger nos outils
Les commémorations du 110ᵉ anniversaire de la bataille de la Somme (1916-2026) constituent un moment privilégié de mémoire, de transmission et de réflexion historique.
À cette occasion, les regards se tournent naturellement vers les archives, les correspondances des combattants, les paysages profondément transformés par la guerre et les monuments qui perpétuent le souvenir des disparus.
Mais les périodes commémoratives invitent également à interroger notre propre manière de raconter le passé.
Chaque époque développe ses outils pour transmettre l'Histoire.
La photographie a profondément transformé la relation entre événement et témoignage. La conservation patrimoniale a permis de préserver des objets et des lieux porteurs de mémoire. Les technologies numériques ont ensuite ouvert de nouvelles possibilités de représentation et de médiation.
Aujourd'hui, l'intelligence artificielle générative s'inscrit dans cette évolution.
Elle offre de nouvelles possibilités pour représenter certaines réalités disparues, accompagner un récit historique ou rendre accessibles des connaissances complexes.
Mais elle soulève également des questions fondamentales : comment utiliser ces outils sans altérer le rapport aux sources ? Comment distinguer une représentation d'un document historique ? Quelle responsabilité revient à celui qui produit et diffuse ces images ?
Cette réflexion trouve son origine dans la réalisation de l'article Ce que la boue n'a pu prendre, consacré aux lettres des combattants de la Grande Guerre.
Afin d'accompagner le propos historique, cet article associait volontairement plusieurs types d'images :
- des photographies authentiques issues de fonds documentaires ou de lieux de mémoire ;
- des illustrations générées par intelligence artificielle, clairement identifiées comme des reconstitutions visuelles.
L'objectif n'était pas de remplacer les archives, mais d'offrir un support permettant au lecteur de mieux comprendre une réalité historique difficile à représenter.
Au cours de ce travail, une étape particulière a retenu notre attention.
En expliquant la genèse du titre Ce que la boue n'a pu prendre, nous avons choisi de montrer une image issue des premières phases de création.
Cette illustration avait un temps été envisagée comme visuel principal avant d'être finalement écartée.
Elle représentait symboliquement ce que les journaux intimes avaient réussi à préserver malgré la boue, les combats et le passage du temps : une parole humaine, une mémoire intime, un lien maintenu entre ceux qui étaient au front et ceux qui attendaient à l'arrière.
C'est en observant cette image, en analysant ses qualités mais aussi ses limites, qu'est née une interrogation plus large sur la place de l'intelligence artificielle dans la restitution historique.
Cette question dépasse largement la dimension technique.
Elle touche à la pédagogie, à la médiation culturelle et à l'épistémologie de l'histoire, c'est-à-dire à la réflexion sur les sources, la construction des connaissances et les méthodes qui permettent d'établir un récit historique.
L'intelligence artificielle n'est ni un témoin, ni une archive, ni une autorité scientifique.
Elle ne possède aucune expérience du passé et ne produit aucune preuve documentaire.
En revanche, utilisée avec discernement, elle peut devenir un outil de médiation capable :
- de rendre visibles des environnements disparus ;
- d'accompagner une démonstration historique ;
- de faciliter la compréhension d'un sujet complexe ;
- de proposer des représentations lorsque les sources iconographiques sont absentes.
Son rôle demeure cependant strictement encadré.
Elle accompagne le travail de l'historien, mais ne se substitue jamais à lui.
C'est donc à partir d'une expérience concrète, menée dans le cadre de cette commémoration de la bataille de la Somme, que s'est construite cette réflexion.
Il ne s'agit pas ici de défendre l'intelligence artificielle pour elle-même, ni d'en faire une solution miracle.
Il s'agit de définir avec précision sa place, ses possibilités et ses limites dans la compréhension et la transmission de l'Histoire.
I. L'intelligence artificielle comme outil de compréhension historique
Le travail de l'historien est constamment confronté à une difficulté fondamentale : celle de l'absence.
Le passé ne nous parvient jamais dans son intégralité. Les bâtiments disparaissent, les paysages sont transformés, les objets se dégradent, les voix s'éteignent et de nombreuses scènes de la vie quotidienne n'ont jamais été fixées par l'image.
Les archives elles-mêmes sont donc fragmentaires. Elles sont constituées de traces conservées par les circonstances, les choix humains et parfois le hasard.
Cette réalité impose une méthode : l'historien ne cherche pas à retrouver un passé intact, mais à reconstruire une compréhension du passé à partir des éléments disponibles.
Face à ces silences documentaires, l'intelligence artificielle peut constituer un nouvel outil de médiation visuelle.
Elle peut notamment permettre de :
- représenter un lieu aujourd'hui disparu ;
- visualiser un environnement historique décrit par des textes mais absent des images ;
- accompagner l'explication d'un phénomène complexe ;
- donner une forme sensible à une hypothèse de restitution ;
- faciliter la transmission des connaissances auprès de publics variés.
Dans cette perspective, une image générée par intelligence artificielle peut être rapprochée d'autres pratiques déjà anciennes : la maquette historique, l'illustration scientifique, la reconstitution architecturale ou la modélisation numérique.
Ces outils ont toujours eu une fonction commune : rendre compréhensible ce qui ne peut plus être directement observé.
Cependant, une distinction demeure essentielle.
Une reconstitution n'est pas le passé lui-même.
Elle est une représentation construite à partir de connaissances disponibles, de choix esthétiques et d'interprétations.
Elle ne montre pas ce qui a été vu par un témoin ; elle propose une manière de rendre visible ce qui est historiquement plausible.
L'intelligence artificielle n'est donc pas une nouvelle forme d'archive.
Elle appartient au domaine de la médiation.
II. L'atelier de l'historienne : une création assistée et contrôlée
L'utilisation de l'intelligence artificielle dans une démarche historique ne relève ni d'une automatisation du savoir, ni d'une production instantanée d'images fiables.
Une illustration pertinente ne naît pas simplement d'une demande adressée à un outil numérique.
Elle résulte d'un processus de conception, de sélection et de vérification.
L'algorithme ne possède pas de conscience historique.
Il ne comprend pas spontanément la portée symbolique d'un objet, la chronologie d'un événement ou les nuances d'un contexte culturel.
Il peut produire une image visuellement convaincante tout en intégrant des erreurs :
- un uniforme anachronique ;
- une architecture incorrecte ;
- un objet qui n'existait pas à l'époque représentée ;
- une inscription incohérente ;
- une confusion entre plusieurs références historiques.
Le rôle de l'historien ou de l'auteur demeure donc indispensable.
Il définit le cadre documentaire, formule les intentions, analyse les propositions obtenues, repère les erreurs et confronte les résultats aux connaissances disponibles.
Le processus devient alors un travail d'itération.
Chaque image proposée constitue une étape de réflexion : elle permet d'explorer une piste, d'en identifier les limites et d'affiner progressivement la représentation finale.
Le cheminement de création de l’image
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| Image générée avec l’IA Gemini/ ©Severine Abdellaoui-Chatelain/ Tous droits réservés ( 5 juillet 2026) |
⚜️L’image présente, sous la forme d’un carnet de recherche, les différentes étapes nécessaires à la création d’une reconstitution historique assistée par intelligence artificielle.
⚜️À gauche, des notes manuscrites, des annotations et des extraits de documents historiques montrent la phase de recherche et de documentation sur la vie dans les tranchées : vêtements, équipement, environnement et conditions de vie.
⚜️Viennent ensuite les premières esquisses numériques, générées à partir de ces informations. Les premiers résultats apparaissent encore trop propres, trop colorés ou trop génériques. Ils témoignent des premières propositions de l’intelligence artificielle, qui nécessitent encore un important travail humain.
⚜️Au centre de l’image, la phase de corrections et d’ajustements occupe une place importante. Des annotations rouges signalent les éléments à modifier : « visage trop générique », « brelage incorrect », « usure et saleté manquantes ». Ces remarques montrent que l’auteur analyse les propositions, vérifie leur cohérence historique et intervient pour améliorer progressivement l’image.
⚜️À droite apparaît l’image finale, plus réaliste, plus texturée et plus fidèle aux recherches historiques. Elle représente le résultat d’un processus de sélection, de correction et de validation.
⚜️Au centre de l’ensemble, l’historien devant son bureau, entouré de livres, de documents et d’images de référence, utilise sa tablette graphique et son stylet pour contrôler la composition. L’IA est visible sur son écran comme un outil parmi d’autres, intégré au travail de recherche.
©Severine Abdellaoui-Chatelain/ Tous droits réservés( 5 juillet 2026 )
L’ensemble adopte une esthétique de carnet d’atelier documentaire, avec des traces de travail, des annotations et des étapes visibles. L’image fait ainsi comprendre au lecteur qu’une reconstitution historique ne naît pas automatiquement : elle se construit progressivement, grâce à la recherche, à l’analyse humaine, aux essais et aux corrections.
L'intelligence artificielle peut ainsi être comparée à un atelier d'esquisses particulièrement rapide.
Elle multiplie les possibilités visuelles, mais elle ne porte ni le regard critique, ni la responsabilité scientifique.
Le choix final appartient toujours à l'auteur.
L'outil accompagne la démarche ; il ne la dirige pas.
III. La voix de l'outil : quelle est ma place dans la compréhension de l'Histoire ?
Encadré méthodologique
« En tant qu'intelligence artificielle, je ne constitue ni une source historique, ni une preuve documentaire, ni une autorité scientifique. Je peux être utilisé comme un outil de médiation, un assistant de recherche visuelle ou un support de vulgarisation, toujours placé sous le contrôle critique du chercheur. »
Dans la compréhension historique
L'intelligence artificielle peut aider à représenter un lieu disparu, restituer un environnement ancien ou accompagner l'explication d'un raisonnement historique.
Elle agit comme un intermédiaire entre une connaissance existante et un public qui cherche à la comprendre.
Elle peut rendre visible une information, mais elle ne crée pas à elle seule le savoir historique.
Celui-ci repose toujours sur :
- l'étude des sources ;
- leur contextualisation ;
- leur confrontation critique ;
- l'interprétation menée par l'historien.
L'image facilite l'accès au savoir ; elle ne remplace pas la recherche qui le fonde.
Dans le rapport aux sources
Une image générée par intelligence artificielle est une reconstitution.
Elle repose sur plusieurs éléments :
- les connaissances historiques disponibles ;
- les documents consultés ;
- les choix effectués par l'utilisateur ;
- les capacités et limites techniques de l'outil.
Même lorsqu'elle semble réaliste, elle peut contenir des approximations.
Elle ne témoigne pas d'un événement passé.
Elle n'a pas été produite au moment où cet événement se déroulait.
Elle appartient donc au présent de la représentation, et non au passé de l'événement.
Peut-on considérer l'intelligence artificielle comme une source historique ?
La réponse dépend du sens donné au mot « source ».
Une intelligence artificielle peut devenir un objet d'étude pour l'historien contemporain : elle témoigne de notre époque, de nos pratiques numériques et de notre manière actuelle de représenter le passé.
Mais elle ne peut pas être utilisée comme une source permettant de prouver un événement historique.
Une photographie d'époque, une lettre de soldat, un carnet de campagne ou un document administratif sont des traces produites dans un contexte historique précis.
Une image générée plusieurs décennies après les faits appartient à une autre catégorie : celle de l'interprétation.
Elle peut illustrer un récit historique.
Elle ne peut jamais le démontrer.
IV. La frontière essentielle : l'illustration ne remplace jamais l'archive
Toute démarche historique repose sur une distinction fondamentale entre la trace et la représentation.
Une image créée par intelligence artificielle, aussi évocatrice soit-elle, ne possède pas le statut d'une archive.
Elle est une interprétation visuelle.
Elle accompagne un raisonnement.
Elle ne le fonde pas.
Le véritable travail historique commence par l'analyse critique des documents disponibles : leur origine, leur contexte de production, leur auteur, leur conservation et leur portée.
Les archives ne sont jamais de simples images du passé.
Elles sont des traces qu'il faut questionner.
Une lettre de combattant ne raconte pas seulement un événement : elle révèle aussi une expérience individuelle, un vocabulaire, une époque, une intention d'écriture.
Une photographie ne montre pas seulement une scène : elle possède un auteur, un cadre de production et un contexte de diffusion.
C'est cette dimension critique qui distingue l'histoire d'une simple narration du passé.
L'intelligence artificielle intervient ailleurs.
Elle peut contribuer à :
- rendre un sujet plus accessible ;
- accompagner une exposition ou un article ;
- donner une représentation à une réalité disparue ;
- stimuler la curiosité du lecteur.
Mais cette utilisation suppose une exigence fondamentale : la transparence.
Toute image générée par intelligence artificielle doit être clairement identifiée.
Une mention peut accompagner ces illustrations :
« Reconstitution générée par intelligence artificielle à partir des connaissances historiques disponibles. Cette image constitue une interprétation visuelle destinée à faciliter la compréhension du sujet et ne saurait être considérée comme une source historique. »
Cette précision n'est pas une faiblesse.
Elle constitue au contraire une garantie de confiance.
Elle rappelle que l'Histoire ne repose pas uniquement sur ce que nous voyons, mais sur la manière dont nous établissons ce que nous savons.
Conclusion
Pour une alliance éclairée entre mémoire, histoire et innovation
Les commémorations ne sont pas uniquement des moments consacrés au souvenir.
Elles sont également des occasions de réfléchir à la manière dont nous construisons, partageons et transmettons nos connaissances du passé.
Le 110ᵉ anniversaire de la bataille de la Somme (1916-2026) a constitué le point de départ de cette réflexion. En travaillant sur les archives, les correspondances de combattants et les lieux de mémoire, nous avons également interrogé les outils contemporains qui permettent aujourd'hui de raconter l'Histoire.
Chaque époque a développé ses propres moyens de représentation.
La photographie a transformé notre rapport au témoignage visuel. La conservation patrimoniale a permis de préserver des traces matérielles. Les reconstitutions, les maquettes et les outils numériques ont progressivement élargi les possibilités de médiation historique.
L'intelligence artificielle générative s'inscrit dans cette continuité.
Elle constitue un nouvel instrument au service de la transmission, capable d'accompagner la compréhension d'un sujet lorsque son utilisation reste encadrée par une méthode rigoureuse.
Employée avec prudence, transparence et esprit critique, elle ne concurrence pas les archives.
Elle peut au contraire contribuer à les mettre en valeur en donnant au lecteur des clés de compréhension supplémentaires.
Elle aide à visualiser un environnement disparu, à illustrer une réflexion historique, à accompagner un récit ou à rendre plus accessible un sujet complexe.
Mais elle ne possède ni la mémoire des témoins, ni l'authenticité des documents conservés, ni la capacité de produire seule une analyse historique.
Les archives demeurent le fondement de la discipline.
Elles sont les traces laissées par les femmes et les hommes du passé, celles qui permettent aux historiens d'établir des connaissances, de confronter des interprétations et de construire un récit argumenté.
L'intelligence artificielle occupe une autre place.
Elle appartient au domaine de la médiation.
Elle est comparable au travail d'un illustrateur scientifique, d'un spécialiste de la reconstitution historique ou d'un médiateur du patrimoine : elle contribue à rendre visible, mais elle ne remplace jamais l'acte d'interpréter.
La véritable question n'est donc pas de savoir si l'intelligence artificielle doit entrer dans le champ historique.
Elle y est déjà présente.
La question essentielle est celle de son usage :
Avec quelles intentions ?
Avec quelles limites ?
Avec quelle transparence envers le lecteur ?
L'avenir de la transmission historique ne résidera pas dans l'opposition entre archives et technologies nouvelles, mais dans leur dialogue maîtrisé.
Les archives resteront le cœur battant de l'Histoire.
Les outils numériques, lorsqu'ils sont employés avec responsabilité, pourront devenir des relais précieux pour permettre à chacun de mieux comprendre le passé, sans jamais abandonner l'exigence critique qui fonde la discipline historique.
Auteure de l’article
Ainsi s’achève cet article, entre mémoire et présent, avec deux signatures qui prolongent mon écriture : l’une ancrée dans le présent, l’autre tournée vers les traces laissées par les âges.
✒️L’Encre au Présent
→ Une signature numérique habituelle, celle de l’auteure aujourd’hui.
©Severine Abdellaoui-Chatelain/ Tous droits
réservés (5 juillet 2026 )
📜 Une signature à travers les âges
→ Une signature calligraphique, qui fait le lien avec le passé et mon univers patrimonial.
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| Image générée avec l’IA Gemini- ©Severine Abdellaoui-Chatelain/ Tous droits réservés ( 9 août 2026) |
📜 L’EMPREINTE DU TEMPS — GENÈSE DE MA SIGNATURE
J’ai imaginé cette création comme une façon de laisser ma propre trace au fil de mes articles et de rendre hommage à ma passion l’Histoire, ainsi qu’au passé qui accompagne mon parcours : la ville qui m’a vue grandir, l’abbaye dont la mémoire a accompagné mon enfance et l’abbatiale, présente dans les moments heureux comme dans les plus difficiles.
J’y dépose mon regard, ma sensibilité et mon écriture, en faisant dialoguer cet héritage avec le présent.
Une signature à travers les âges est née de cette volonté de créer un trait d’union entre les traces du passé et mon écriture d’aujourd’hui.
À travers deux panneaux, j’explique les choix qui ont guidé sa conception, ainsi que les éléments patrimoniaux et symboliques qui l’ont inspirée. La Charte des scribes (Mentions légales) conclue cette parenthèse.

📜 Complément de source
Armoiries de Corbie — source de l’image :
Armoiries Samariennes — Remus80, « Corbie. Ville et abbaye », 22 janvier 2016.
J’ai imaginé cette création comme une façon de laisser ma propre trace au fil de mes articles et de rendre hommage à ma passion l’Histoire, ainsi qu’au passé qui accompagne mon parcours : la ville qui m’a vue grandir, l’abbaye dont la mémoire a accompagné mon enfance et l’abbatiale, présente dans les moments heureux comme dans les plus difficiles.
J’y dépose mon regard, ma sensibilité et mon écriture, en faisant dialoguer cet héritage avec le présent.
Une signature à travers les âges est née de cette volonté de créer un trait d’union entre les traces du passé et mon écriture d’aujourd’hui.
À travers deux panneaux, j’explique les choix qui ont guidé sa conception, ainsi que les éléments patrimoniaux et symboliques qui l’ont inspirée. La Charte des scribes (Mentions légales) conclue cette parenthèse.
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📜 Complément de source Armoiries de Corbie — source de l’image : Armoiries Samariennes — Remus80, « Corbie. Ville et abbaye », 22 janvier 2016. |
🛡 Mentions légales sur l’Empreinte du temps (section et panneau) ❗️
✒️©Séverine Abdellaoui-Chatelain — L’Empreinte du Temps — 9 août 2026. Tous droits réservés
🔎 Pour aller plus loin
📑 Les Annexes — approfondissements de l’étude
📚 Bibliographie — références et sources
🧬 ADN de l’information — origine et traçabilité des informations
⚖️ Mentions légales & CGU — cadre de publication
Annexe
Journal de l'atelier
L'archéologie visuelle
d'un processus de création
Comprendre la fabrication d'une image : du premier essai à la représentation finale
Afin de lever le voile sur la fabrication des illustrations utilisées dans cette série et de montrer la méthode qui accompagne leur réalisation, voici le cheminement visuel ayant conduit à la création du visuel final associé à l'article Lettres de la zone rouge
Cette présentation ne cherche pas à mettre en avant l'outil technique pour lui-même.
Elle vise plutôt à montrer que toute représentation historique repose sur des choix : une intention initiale, une recherche documentaire, des essais, des corrections et une sélection finale.
L'image n'apparaît pas comme un résultat automatique.
Elle est le fruit d'un processus de construction.
Étape 1 — Les premières recherches : construire une narration visuelle
Les premiers essais se sont concentrés sur des formats de bannières numériques associant plusieurs éléments symboliques :
- scènes de la vie quotidienne pendant la Grande Guerre ;
- portraits de familles séparées par le conflit ;
- lettres et correspondances ;
- paysages évoquant le lien entre le front et l'arrière.
Ces premières recherches ont permis de définir l'axe narratif central :
l'écriture comme lien fragile mais durable entre ceux qui combattent et ceux qui attendent.
À ce stade, l'objectif n'était pas encore de produire une image définitive, mais d'explorer différentes manières de traduire visuellement une idée historique.
Étape 2 — Du texte intime au support de mémoire
Les recherches suivantes ont porté sur la matérialisation du texte.
La lettre individuelle a progressivement laissé place à une réflexion plus large sur la mémoire et sa transmission.
Différentes formes ont été explorées :
- panneaux de bois ;
- plaques commémoratives ;
- supports métalliques ;
- compositions associant lettres, objets d'écriture et attributs militaires.
Cette phase a permis d'affiner plusieurs éléments :
- la place du texte dans la composition ;
- la lisibilité des inscriptions ;
- l'équilibre entre symboles civils et militaires ;
- la présence d'objets évocateurs comme la plume, l'encrier, la lettre froissée ou le casque Adrian.
Chaque proposition a été examinée selon deux critères complémentaires :
- sa force évocatrice ;
- sa cohérence avec le contexte historique.
Étape 3 — Inscrire la mémoire dans un paysage historique
La recherche s'est ensuite orientée vers l'intégration de la composition dans un environnement lié aux champs de bataille de la Somme.
Le choix de Thiepval répondait à une volonté précise : inscrire la représentation dans un paysage de mémoire identifiable.
Différentes variations ont alors été étudiées :
- panneaux de bois évoquant une mémoire plus intime ;
- plaques de bronze rappelant les monuments commémoratifs ;
- présence de bleuets et de coquelicots, symboles associés au souvenir de la Grande Guerre ;
- intégration de l'architecture monumentale de Thiepval en arrière-plan.
Cette étape rappelle une difficulté essentielle de toute reconstitution :
une image peut être esthétiquement réussie tout en demeurant historiquement imprécise.
Le travail consiste donc à rechercher un équilibre entre émotion visuelle et fidélité documentaire.
Étape 4 — L'aboutissement : une stèle mémorielle virtuelle
La dernière étape a conduit à intégrer la plaque textuelle dans un écrin monumental inspiré des monuments commémoratifs de 1914-1918.
La composition finale associe plusieurs éléments symboliques :
- une architecture de pierre ;
- un fronton commémoratif ;
- un coq gaulois ;
- une frise sculptée inspirée du vocabulaire monumental de l'époque ;
- la présence centrale du texte mémoriel.
Cette création n'est pas un monument historique existant.
Elle ne prétend pas restituer un édifice disparu.
Elle constitue une représentation contemporaine inspirée des codes mémoriels du premier XXᵉ siècle.
Elle appartient donc au domaine de l'interprétation visuelle.
Son rôle est d'accompagner un récit historique fondé sur des sources authentiques.
Ce que révèle le journal de l'atelier
Ce cheminement montre que l'intelligence artificielle ne supprime pas le travail humain.
Elle le transforme.
Elle devient un espace d'expérimentation où l'auteur formule une intention, confronte plusieurs possibilités et effectue des choix.
Comme dans toute démarche historique, la valeur du résultat dépend moins de l'outil utilisé que de la méthode qui l'accompagne.
Montrer les essais, les hésitations et les choix abandonnés permet au lecteur de comprendre que l'image finale n'est pas une vérité produite par une machine.
Elle est une interprétation construite dans un cadre précis.
La transparence sur le processus de création devient ainsi une partie intégrante de la démarche.
Elle permet de maintenir une relation de confiance entre l'auteur et le lecteur.
Entre les sources authentiques de l'Histoire et les outils contemporains de représentation, l'enjeu n'est pas de choisir.
Il est de savoir les articuler avec discernement.
© Séverine Abdellaoui-Chatelain — Tous droits réservés — 5 juillet 2026
I. Histoire, sources et méthode historique
BLOCH, Marc, Apologie pour l'histoire ou Métier d'historien, Paris, Armand Colin, 1949.
DE CERTEAU, Michel, L'Écriture de l'histoire, Paris, Gallimard, 1975.
FEBVRE, Lucien, Combats pour l'histoire, Paris, Armand Colin, 1953.
PROST, Antoine, Douze leçons sur l'histoire, Paris, Éditions du Seuil, coll. « Points Histoire », 1996.
RICOEUR, Paul, La mémoire, l'histoire, l'oubli, Paris, Éditions du Seuil, 2000.
VEYNE, Paul, Comment on écrit l'histoire, Paris, Éditions du Seuil, 1971.
II. Grande Guerre, bataille de la Somme et témoignages combattants
AUDOIN-ROUZEAU, Stéphane ; BECKER, Annette, 14-18, retrouver la Guerre, Paris, Gallimard, coll. « Découvertes », 2000.
BECKER, Annette, La Grande Guerre. Une histoire franco-allemande, Paris, Tallandier, 2014.
CRU, Jean Norton, Témoins. Essai d'analyse et de critique des souvenirs de combattants édités en français de 1915 à 1928, Paris, Les Étincelles, 1929.
WINTER, Jay, Sites of Memory, Sites of Mourning: The Great War in European Cultural History, Cambridge, Cambridge University Press, 1995.
WINTER, Jay, Entre deuil et mémoire : la Grande Guerre dans l'histoire culturelle européenne, Paris, Armand Colin, 2008.
III. Mémoire, monuments et représentations du passé
BECKER, Annette, Les Monuments aux morts. Mémoire de la Grande Guerre, Paris, Errance, 1988.
NORA, Pierre (dir.), Les Lieux de mémoire, 3 volumes, Paris, Gallimard, 1984-1992.
ROUSSO, Henry, La dernière catastrophe. L'histoire, le présent, le contemporain, Paris, Gallimard, 2012.
IV. Humanités numériques, intelligence artificielle et médiation des savoirs
CARDON, Dominique, À quoi rêvent les algorithmes. Nos vies à l'heure des big data, Paris, Éditions du Seuil, 2015.
DOUEIHI, Milad, Pour un humanisme numérique, Paris, Éditions du Seuil, 2011.
FLORIDI, Luciano, The Fourth Revolution: How the Infosphere is Reshaping Human Reality, Oxford, Oxford University Press, 2014.
UNESCO, Recommandation sur l'éthique de l'intelligence artificielle, Paris, UNESCO, 2021.
COMMISSION EUROPÉENNE, Lignes directrices éthiques pour une IA digne de confiance, Bruxelles, 2019.
Sources et fonds documentaires :Archives et collections patrimoniales
Bibliothèque nationale de France (BnF) — Gallica
Collections numérisées comprenant journaux, ouvrages, photographies, cartes postales et documents relatifs à la Première Guerre mondiale.
Établissement de communication et de production audiovisuelle de la Défense (ECPAD)
Fonds photographiques et audiovisuels de la Grande Guerre.
Imperial War Museums (IWM)
Collections photographiques, archives militaires et documents relatifs au conflit de 1914-1918.
Archives départementales de la Somme
Fonds locaux relatifs à la Première Guerre mondiale et à l'histoire du territoire.
Historial de la Grande Guerre — Péronne
Centre de ressources consacré à l'histoire et à la mémoire de la Première Guerre mondiale.
Outils numériques utilisés
Les outils d'intelligence artificielle générative utilisés (ChatGPT et Gemini) dans le cadre de cette série ont servi à la création d'illustrations de médiation historique.
Ils ont été employés comme instruments d'assistance visuelle et de recherche créative.
Ils ne constituent pas des sources historiques et ne participent pas à l'établissement des preuves documentaires.
La validation des contenus, le choix des représentations et l'interprétation historique relèvent exclusivement de l'auteur.
Mention méthodologique concernant les illustrations générées par intelligence artificielle
Les illustrations réalisées avec l'aide d'outils d'intelligence artificielle générative sont des reconstitutions visuelles contemporaines.
Elles ont été élaborées à partir :
- de connaissances historiques disponibles ;
- de documents de référence ;
- d'un travail de sélection et de correction humaine ;
- d'une réflexion sur la cohérence historique et symbolique.
Elles ne doivent pas être considérées comme des photographies du passé ni comme des sources documentaires.
Afin d’accompagner cet article et d’en préserver la traçabilité, deux niveaux complémentaires de lecture sont proposés.
🔹️La fiche documentaire et numérique constitue l’ADN de l’information : elle rassemble les éléments essentiels permettant d’identifier, de classer, de contextualiser et de conserver la mémoire du document.
🔹️La fiche de présentation destinée aux lecteurs en propose une approche accessible, en mettant en lumière le sujet, les enjeux et la démarche suivie.
😉Ensemble, ces deux fiches assurent un double objectif : garantir la rigueur documentaire tout en facilitant la transmission des connaissances au plus grand nombre.
FICHE D’INDEXATION
DOCUMENTAIRE ET NUMÉRIQUE
Fiche 1 — Niveau documentaire avancé
Notice documentaire complète et métadonnées d’indexation
Référence destinée aux chercheurs, documentalistes, bibliothécaires, archivistes et professionnels du patrimoine.
Cette fiche constitue la structure documentaire complète du document. Elle rassemble les informations nécessaires à son identification, son classement, son référencement, sa conservation et sa traçabilité dans un environnement numérique.
1. Identification du document
Titre :
Miroirs d’encre et miroirs de pixels : la place de l’intelligence artificielle dans la restitution de l’Histoire
Auteure :
Séverine Abdellaoui-Chatelain
Date de publication :
5 juillet 2026
Identifiant documentaire :
SAC-2026-IAH-001
Langue :
Français
Statut éditorial :
Article publié — version originale
Type de document :
Article de réflexion historique et méthodologique
Genre documentaire :
Essai historiographique ; étude de médiation historique ; réflexion sur les humanités numériques et les usages de l’intelligence artificielle générative
Support :
Publication numérique
Format :
Article long accompagné d’illustrations de médiation historique, d’une annexe méthodologique, d’une bibliographie et d’une liste de sources documentaires
Droits :
© Séverine Abdellaoui-Chatelain — Tous droits réservés
2. Résumés
📜Résumé documentaire
À partir d’une expérience menée dans le cadre des commémorations du 110ᵉ anniversaire de la bataille de la Somme (1916-2026), cet article interroge la place de l’intelligence artificielle générative dans la représentation, la médiation et la transmission des connaissances historiques.
L’auteure établit une distinction fondamentale entre les sources historiques — archives, correspondances de combattants, photographies d’époque, documents militaires, objets patrimoniaux et lieux de mémoire — et les illustrations générées avec l’aide de l’intelligence artificielle. Ces dernières sont considérées comme des reconstitutions visuelles contemporaines destinées à accompagner la compréhension d’un récit historique, sans constituer des archives, des témoignages ou des preuves documentaires.
L’article analyse les possibilités offertes par l’intelligence artificielle pour rendre visibles des environnements disparus, accompagner une démonstration historique et faciliter l’accès à des connaissances complexes. Il souligne toutefois la nécessité d’un usage rigoureusement encadré par la recherche documentaire, la vérification historique, le contrôle critique, la responsabilité humaine et la transparence envers le lecteur.
L’annexe, intitulée Journal de l’atelier : l’archéologie visuelle d’un processus de création, présente les différentes étapes de conception, d’expérimentation, de correction et de sélection ayant conduit à la réalisation d’une illustration de médiation historique. Elle met en évidence le rôle déterminant de l’intervention humaine dans la définition des intentions, l’évaluation des résultats et la validation finale des représentations.
📜Résumé court » :
Miroirs d’encre et miroirs de pixels analyse la place de l’intelligence artificielle générative dans la restitution, la représentation et la transmission de l’Histoire. À partir de la commémoration du 110ᵉ anniversaire de la bataille de la Somme, l’article distingue les sources historiques authentiques des reconstitutions visuelles produites avec l’aide de l’IA et propose une réflexion sur leurs usages, leurs limites et les exigences méthodologiques qui doivent les encadrer.
📜Explication pour le lecteur
3. Domaine et classement thématique
Domaine principal :
Histoire contemporaine — Théorie et méthode historique — Épistémologie de l’histoire — Humanités numériques
Domaines associés :
Médiation historique ; histoire publique ; patrimoine culturel ; mémoire collective ; culture visuelle ; études des représentations ; sciences de l’information et de la communication ; médiation culturelle ; patrimoine numérique ; éthique de l’intelligence artificielle
Période historique :
Première Guerre mondiale (1914-1918)
Événement historique de référence :
Bataille de la Somme (1916)
Cadre commémoratif :
110ᵉ anniversaire de la bataille de la Somme (1916-2026)
Aire géographique :
France — Département de la Somme — Front occidental
4. Mots-clés d’indexation
Mots-clés principaux
Intelligence artificielle générative ; intelligence artificielle et Histoire ; humanités numériques ; histoire numérique ; médiation historique ; transmission des savoirs ; méthodologie historique ; épistémologie de l’histoire ; critique des sources ; reconstitution historique ; restitution historique ; représentation du passé ; culture visuelle ; éthique de l’intelligence artificielle ; histoire publique ; patrimoine numérique ; mémoire numérique ; visualisation historique
Mots-clés historiques
Première Guerre mondiale ; Grande Guerre ; bataille de la Somme ; Somme 1916 ; Somme 1916-2026 ; Front occidental ; correspondances de guerre ; lettres de soldats ; témoignages combattants ; mémoire combattante ; archives de guerre ; photographies historiques ; lieux de mémoire ; monuments commémoratifs ; patrimoine mémoriel ; histoire militaire ; commémoration historique
Mots-clés méthodologiques
Sources historiques ; archives ; documents d’époque ; critique documentaire ; contextualisation ; interprétation historique ; démarche historienne ; méthode historique ; historiographie ; construction du savoir historique ; validation documentaire ; transparence méthodologique ; contrôle critique ; responsabilité éditoriale ; médiation culturelle ; vulgarisation historique ; reconstitution visuelle ; représentation contemporaine du passé
5. Tags numériques et référencement
intelligence artificielle ; intelligence artificielle générative ; IA générative ; IA et Histoire ; intelligence artificielle et patrimoine ; histoire numérique ; humanités numériques ; médiation numérique ; médiation historique ; médiation culturelle ; transmission des savoirs ; diffusion des connaissances ; histoire publique ; culture historique ; patrimoine numérique ; mémoire numérique ; archives numériques ; sources historiques ; critique des sources ; méthodologie historique ; épistémologie de l’histoire ; reconstitution historique ; restitution historique ; représentation du passé ; visualisation historique ; culture visuelle ; création assistée par intelligence artificielle ; images générées par IA ; éthique de l’intelligence artificielle ; transparence algorithmique ; responsabilité humaine ; usages de l’IA ; outils numériques ; innovation culturelle ; patrimoine et innovation ; Première Guerre mondiale ; Grande Guerre ; bataille de la Somme ; Somme 1916 ; Somme 1916-2026 ; mémoire combattante ; lettres de soldats ; correspondances de guerre ; archives de guerre ; lieux de mémoire ; monuments commémoratifs ; histoire contemporaine ; Front occidental ; commémoration historique
6. Hashtags pour la diffusion numérique
#Histoire
#HistoireContemporaine
#HistoireNumérique
#HumanitésNumériques
#IntelligenceArtificielle
#IAgénérative
#IAetHistoire
#IAetPatrimoine
#MémoireHistorique
#MémoireNumérique
#GrandeGuerre
#PremièreGuerreMondiale
#BatailleDeLaSomme
#Somme1916
#FrontOccidental
#Archives
#SourcesHistoriques
#CritiqueDesSources
#Patrimoine
#PatrimoineNumérique
#MédiationHistorique
#MédiationCulturelle
#TransmissionDesSavoirs
#HistoirePublique
#ReconstitutionHistorique
#RestitutionHistorique
#CultureHistorique
#CultureVisuelle
#ÉthiqueIA
#MéthodeHistorique
#Épistémologie
7. Publics et niveau de lecture
Publics concernés :
Historiens ; chercheurs ; enseignants ; étudiants ; médiateurs culturels ; professionnels du patrimoine ; archivistes ; bibliothécaires ; documentalistes ; institutions mémorielles ; acteurs de la culture numérique ; grand public intéressé par l’Histoire
Niveau de lecture :
Intermédiaire à avancé
Niveau de diffusion :
Médiation historique et culturelle ; vulgarisation documentée ; réflexion méthodologique ; diffusion numérique des savoirs
8. Sources et fonds documentaires associés
Archives écrites ; correspondances de combattants ; journaux intimes ; photographies d’époque ; documents militaires ; objets conservés dans les collections patrimoniales ; monuments commémoratifs ; lieux de mémoire ; fonds documentaires consacrés à la Première Guerre mondiale.
Institutions et fonds cités :
Bibliothèque nationale de France — Gallica ; Établissement de communication et de production audiovisuelle de la Défense ; Imperial War Museums ; Archives départementales de la Somme ; Historial de la Grande Guerre — Péronne.
9. Outils numériques et usage de l’intelligence artificielle
Outils d’intelligence artificielle générative mentionnés :
ChatGPT ; Gemini
Nature de l’usage :
Assistance à la création visuelle ; expérimentation iconographique ; recherche créative ; conception de reconstitutions visuelles ; médiation et vulgarisation historique
Rôle de l’intelligence artificielle :
Outil d’assistance, d’expérimentation et de représentation visuelle placé sous le contrôle critique de l’auteure
Rôle de l’auteure :
Recherche documentaire ; définition des intentions ; sélection des propositions ; vérification de la cohérence historique ; correction des erreurs ; validation des représentations ; interprétation historique et responsabilité éditoriale
10. Statut documentaire des illustrations
Les illustrations réalisées avec l’aide d’outils d’intelligence artificielle générative constituent des reconstitutions visuelles contemporaines.
Elles ont été élaborées à partir de connaissances historiques disponibles, de documents de référence, d’un travail de sélection et de correction humaine ainsi que d’une réflexion sur leur cohérence historique et symbolique.
Elles ne constituent ni des photographies du passé, ni des archives, ni des témoignages, ni des sources documentaires.
Elles sont destinées à accompagner la compréhension et la transmission du récit historique.
11. Fiabilité et avertissement méthodologique
Fondement documentaire :
Le contenu historique repose sur l’étude, la contextualisation et la confrontation critique de sources documentaires et patrimoniales.
Validation :
Les contenus, les interprétations et les représentations sont soumis à une vérification et à une validation humaines.
Statut des images générées :
Les illustrations générées par intelligence artificielle ne peuvent être utilisées comme preuves d’un événement historique.
Avertissement au lecteur :
Toute représentation visuelle générée par intelligence artificielle doit être clairement identifiée afin d’éviter toute confusion avec une archive ou une photographie historique authentique.
12. Classification décimale Dewey
Classe principale recommandée :
901 — Philosophie et théorie de l’histoire
Justification : l’article interroge les conditions de construction, d’interprétation, de représentation et de transmission du savoir historique ainsi que les relations entre sources, méthode et outils numériques.
Classes complémentaires :
907 — Étude, enseignement et médiation de l’histoire
Transmission, vulgarisation et médiation des connaissances historiques.
006.3 — Intelligence artificielle
Usages de l’intelligence artificielle générative dans la création de représentations et d’outils de médiation historique.
940.3 — Première Guerre mondiale (1914-1918)
Contexte historique principal de l’article.
940.427 — Bataille de la Somme
Événement historique et cadre commémoratif de référence.
13. Cote documentaire recommandée
Cote principale :
901 ABD
Histoire — théorie et méthode — Abdellaoui-Chatelain
Cotes secondaires possibles :
006.3 ABD
Intelligence artificielle — pratiques numériques — médiation historique
940.3 ABD
Première Guerre mondiale — mémoire — transmission historique
940.427 ABD
Bataille de la Somme — commémoration — représentations historiques
14. Relations documentaires
Série documentaire :
Article de clôture de la série consacrée au 110ᵉ anniversaire de la bataille de la Somme (1916-2026).
Articles associés :
Ce que la boue n’a pu prendre
Lettres de la Zone rouge
Relation méthodologique :
Prolongement réflexif consacré aux méthodes de création, de validation et de transmission des représentations historiques réalisées avec l’aide de l’intelligence artificielle.
15. Notice de citation recommandée
ABDELLAOUI-CHATELAIN, Séverine. Miroirs d’encre et miroirs de pixels : la place de l’intelligence artificielle dans la restitution de l’Histoire. Article de réflexion historique et méthodologique, 5 juillet 2026.
16. Gestion, diffusion et réutilisation
Date de publication :
5 juillet 2026
Date de dernière mise à jour :
À compléter en cas de révision
Version :
Version originale — 1.0
Lien permanent :
À compléter lors de la publication en ligne
Identifiant externe :
DOI, ISSN, ISBN ou identifiant d’archive — le cas échéant
Droits d’auteur :
© Séverine Abdellaoui-Chatelain — Tous droits réservés.
Conditions de réutilisation :
Le partage et la diffusion du document dans son intégralité sont autorisés à condition que le nom de l’auteure, le titre du document et la date de publication soient clairement mentionnés.
Toute modification, adaptation, transformation ou utilisation commerciale du contenu n’est pas autorisée.
Les illustrations générées avec l’aide d’outils d’intelligence artificielle demeurent intégrées à la démarche éditoriale et méthodologique de l’article. Elles doivent conserver leur mention de reconstitution visuelle contemporaine et ne peuvent être présentées comme des archives, des photographies d’époque ou des sources historiques.
Mention recommandée lors d’un partage :
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©Severine Abdellaoui-Chatelain/ Tous droits réservés
(5 juillet 2026)
Fiche documentaire et numérique
Fiche 2 — Niveau de lecture accessible
Présentation du document et clés de compréhension
Référence destinée aux lecteurs, enseignants, étudiants, médiateurs culturels et au grand public.
Cette fiche propose une approche simplifiée du document afin d’en faciliter la compréhension, la transmission et le partage auprès de différents publics.
1.Informations générales
Titre :
Miroirs d’encre et miroirs de pixels : la place de l’intelligence artificielle dans la restitution de l’Histoire
Auteure :
Séverine Abdellaoui-Chatelain
Date de publication :
5 juillet 2026
Nature du document :
Article de réflexion consacré à l’histoire, aux sources historiques et aux usages de l’intelligence artificielle dans la transmission du passé.
Langue :
Français
Format :
Article numérique accompagné d’illustrations de médiation historique, d’une annexe méthodologique (Journal de l’atelier : l’archéologie visuelle d’un processus de création), d’une bibliographie et de références documentaires.
Droits :
© Séverine Abdellaoui-Chatelain — Tous droits réservés.
2. Présentation de l’article
Résumé
À l’occasion des commémorations du 110ᵉ anniversaire de la bataille de la Somme (1916-2026), cet article propose une réflexion sur la place de l’intelligence artificielle générative dans la manière de raconter et de transmettre l’Histoire.
Il rappelle une distinction essentielle : les archives, les photographies d’époque, les lettres de combattants, les documents militaires et les objets conservés dans les collections patrimoniales constituent les traces sur lesquelles repose le travail de l’historien.
Les images créées avec l’aide de l’intelligence artificielle appartiennent à une autre catégorie. Elles ne sont pas des archives et ne constituent pas des preuves historiques. Elles sont des reconstitutions visuelles contemporaines destinées à accompagner un récit, à rendre visible une réalité disparue et à faciliter la compréhension d’un sujet.
L’article analyse les possibilités offertes par ces nouveaux outils, mais aussi leurs limites. Il souligne que l’intelligence artificielle doit rester un outil placé sous le contrôle critique de l’auteur ou de l’historien, avec une exigence de transparence envers le lecteur.
3.Résumé court
Cet article explore la place de l’intelligence artificielle dans la restitution de l’Histoire. À partir de l’exemple de la bataille de la Somme, il montre comment les images générées par IA peuvent accompagner la transmission du passé sans remplacer les archives ni le travail critique de l’historien.
4.Pourquoi cet article ?
Chaque époque développe de nouveaux moyens pour transmettre l’Histoire.
La photographie a transformé notre rapport au témoignage visuel. Les archives et les collections patrimoniales ont permis de conserver des traces du passé. Les outils numériques offrent aujourd’hui de nouvelles possibilités de représentation.
L’intelligence artificielle s’inscrit dans cette évolution.
La question n’est donc pas seulement de savoir ce qu’elle permet de créer, mais surtout comment l’utiliser avec méthode, prudence et responsabilité.
5.Les grandes questions abordées
L’article répond notamment aux questions suivantes :
Une image créée par intelligence artificielle peut-elle être une archive ?
Non. Elle est une représentation contemporaine et non une trace produite au moment des événements.
Peut-elle aider à comprendre l’Histoire ?
Oui, lorsqu’elle est utilisée comme outil de médiation et accompagnée d’explications précises.
Peut-elle remplacer les documents historiques ?
Non. Les archives restent le fondement de la connaissance historique.
Quel est le rôle de l’historien ou de l’auteur ?
Sélectionner, vérifier, contextualiser et expliquer les représentations produites.
6.Le rôle de l’intelligence artificielle dans cet article
Les outils d’intelligence artificielle générative ont été utilisés pour :
- explorer des pistes visuelles ;
- imaginer des reconstitutions historiques ;
- représenter des environnements disparus ;
- accompagner la transmission d’un récit.
Ils n’ont pas été utilisés comme sources historiques.
Les connaissances historiques reposent sur :
- l’étude des archives ;
- la consultation de documents de référence ;
- l’analyse critique ;
- l’interprétation humaine.
Outils mentionnés :
ChatGPT ; Gemini.
7.À propos des illustrations
Les illustrations réalisées avec l’aide de l’intelligence artificielle sont des reconstitutions visuelles contemporaines.
Elles :
✓ ne sont pas des photographies anciennes ;
✓ ne sont pas des archives ;
✓ ne sont pas des témoignages ;
✓ ne peuvent pas servir de preuves historiques.
Elles ont pour objectif de faciliter la compréhension et de rendre visible un aspect du passé qui ne peut plus être directement observé.
8.Contexte historique
Période :
Première Guerre mondiale (1914-1918)
Événement de référence :
Bataille de la Somme (1916)
Lieu principal :
Somme — Front occidental
Cadre :
Commémoration du 110ᵉ anniversaire de la bataille de la Somme (1916-2026)
9.Sources et références mobilisées
L’article s’appuie notamment sur :
- des archives écrites ;
- des correspondances de combattants ;
- des photographies historiques ;
- des documents militaires ;
- des collections patrimoniales ;
- des monuments et lieux de mémoire.
Fonds et institutions associés :
- Bibliothèque nationale de France — Gallica ;
- Établissement de communication et de production audiovisuelle de la Défense ;
- Imperial War Museums ;
- Archives départementales de la Somme ;
- Historial de la Grande Guerre — Péronne.
10.Articles associés
Cet article clôt une série consacrée au 110ᵉ anniversaire de la bataille de la Somme.
Articles en lien :
- Ce que la boue n’a pu prendre
- Lettres de la Zone rouge
11.Mots-clés
Intelligence artificielle générative ; histoire numérique ; humanités numériques ; médiation historique ; transmission des savoirs ; archives ; sources historiques ; critique des sources ; reconstitution historique ; représentation du passé ; patrimoine numérique ; Première Guerre mondiale ; Grande Guerre ; bataille de la Somme ; mémoire combattante ; lettres de soldats ; lieux de mémoire.
12.Citation recommandée
ABDELLAOUI-CHATELAIN, Séverine. Miroirs d’encre et miroirs de pixels : la place de l’intelligence artificielle dans la restitution de l’Histoire. Article de réflexion historique et méthodologique, 5 juillet 2026.
13.Partage du document
Le partage du document est autorisé à condition de mentionner :
- le nom de l’auteure ;
- le titre de l’article ;
- la date de publication.
Toute modification, adaptation ou utilisation commerciale du contenu n’est pas autorisée.
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(5 juillet 2026)
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