Corbie se souvient ....31 Août 1944 - La Libération /Commémoration de la Libération de Corbie 31 août 1944 /Partie 1
🗝 Les Clés de l’Image 🖼
La symbolique de cette image de titre repose sur l’idée d’une mémoire vivante de Corbie, où le passé, les épreuves et la renaissance de la liberté se répondent à travers une composition en trois temps.
La vallée de la Somme au premier plan représente le fil conducteur de l’histoire locale. Comme un témoin silencieux, le fleuve relie les générations et rappelle que la ville s’est construite autour d’un territoire, d’un paysage et d’une communauté humaine.
L’abbatiale Saint-Pierre de Corbie, placée comme repère central, incarne la permanence du patrimoine. Elle évoque la puissance spirituelle, intellectuelle et culturelle de l’abbaye, son rôle dans l’époque carolingienne, le travail des moines copistes et la transmission du savoir à travers les siècles. Elle devient le symbole d’une ville qui conserve son identité malgré les bouleversements de l’Histoire.
La lumière chaude à gauche représente les origines et la mémoire ancienne : les siècles médiévaux, la fondation de la cité, la vie monastique et l’héritage culturel. Cette partie évoque les racines profondes de Corbie, comme une source de lumière qui continue d’éclairer le présent.
La zone plus sombre au centre symbolise les périodes de souffrance et de fragilité : les guerres, les destructions, les pertes humaines et les blessures laissées par les conflits. Cette obscurité n’est pas une représentation de la violence, mais plutôt une évocation du poids de l’Histoire et des épreuves traversées par les habitants.
La lumière renaissante à droite incarne le 31 août 1944 et la Libération de Corbie. Elle traduit le retour de l’espoir, la fin de l’oppression et la joie retrouvée. Les drapeaux français et les silhouettes des habitants symbolisent une liberté reconquise collectivement, dans la dignité et le courage.
Les résistants et les habitants rassemblés représentent la mémoire humaine : ceux qui ont résisté, ceux qui ont souffert, ceux qui ont attendu et ceux qui ont accueilli le renouveau. Leur présence discrète rappelle que l’Histoire est avant tout faite de vies et de destins.
La grande zone claire en partie supérieure joue un rôle symbolique et graphique : elle représente l’avenir, la transmission et la place laissée aux générations futures. Elle permet aussi d’accueillir le titre de l’article sans détourner l’attention du récit visuel.
L’ensemble forme une métaphore du temps qui traverse Corbie : une ville née de la mémoire, éprouvée par les événements, mais toujours capable de se relever. L’image ne raconte pas seulement la Libération de 1944 ; elle célèbre la continuité d’une communauté, la force du patrimoine et la transmission du souvenir.
©Severine Abdellaoui-Chatelain/ Tous droits réservés
(3 août 2026)
Commémoration de la Libération
de Corbie 31 août 1944
Partie 1
Corbie se souvient ....
31 Août 1944 - La Libération
Auteure Séverine Abdellaoui-Chatelain (3 août 2026)
❗️Mis en ligne le 7 août 2026 — © 7 août 2026❗️
📰 CHRONOLOGIE ÉDITORIALE
▶️ Date de publication de référence : 7 août 2026. ❗️
Les dates figurant dans les mentions de copyright correspondent aux dates de création ou de rédaction des éléments concernés. Certains éléments ont été préparés avant la mise en ligne et d'autres ajoutés ultérieurement pour enrichir la publication. Ces ajouts ne constituent pas de nouvelles publications et ne modifient pas la date de publication de référence.
🌿📜BIENVENUE DANS CETTE NOUVELLE
PUBLICATION CONSACRÉE
À LA MÉMOIRE DE CORBIE 📜🌿
🙂 Chères lectrices, chers lecteurs,
Je vous souhaite la bienvenue dans cette publication consacrée à la commémoration de la Libération de Corbie et à la transmission de la mémoire locale.
Cette page vous propose un parcours historique et mémoriel conçu comme un espace de découverte, de réflexion et de partage.
Vous y trouverez un récit original, accompagné de documents complémentaires permettant d’en approfondir les thèmes et d’en conserver les repères historiques :
📜 un texte commémoratif consacré à Corbie et à sa mémoire ;
📚 des annexes destinées à éclairer le contexte historique ;
🕊️ un hommage aux femmes et aux hommes liés à cette période ;
🔎 une bibliographie réunissant les principales sources et références utilisées ;
📖 une fiche documentaire professionnelle ainsi qu’une fiche de présentation destinée aux lecteurs.
L’ensemble a été conçu dans une démarche de valorisation du patrimoine, de transmission des connaissances et de préservation du souvenir.
Avant de commencer votre lecture, un bref rappel des règles relatives à la protection des contenus et aux conditions d’utilisation des publications vous sera présenté.
Je vous remercie pour votre présence, votre intérêt et l’attention portée à ce travail d’écriture, de recherche et de mémoire.
Je vous souhaite une agréable découverte.
✒️© Séverine Abdellaoui-Chatelain / Tous droits réservés
3 août 2026
❗️Mis en ligne le 7 août 2026 — © 7 août 2026❗️
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📚 des annexes destinées à éclairer le contexte historique ;
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📖 une fiche documentaire professionnelle ainsi qu’une fiche de présentation destinée aux lecteurs.
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✒️© Séverine Abdellaoui-Chatelain / Tous droits réservés
3 août 2026
📜 REPÈRES DE LECTURE
Cette publication se compose de plusieurs parties complémentaires :
📃Les règles de la maison (Abrégé des Conditions d’utilisation en trois citations)
🏛️ Le récit commémoratif
Corbie se souvient…, un monologue historique dans lequel la ville prend symboliquement la parole.
📚 Les annexes historiques
Des repères consacrés à la chronologie de la journée de la Libération, aux résistants corbéens, aux lieux cités dans le monologue, ainsi qu’au contexte militaire de 1940 et de la bataille de la Somme. Elles abordent également la question de l’opération Fortitude et de son éventuel écho dans le secteur de Corbie, en distinguant les faits établis des hypothèses historiques.
🔎 La bibliographie
Une sélection de sources, d’ouvrages, de travaux historiques et de références documentaires.
📖 Les fiches documentaires
Une fiche professionnelle et une présentation destinée aux lecteurs afin de faciliter la découverte et la conservation du document.
🛡️ Le condensé des CGU et des Mentions légales
Les principales informations relatives à la protection des contenus et aux conditions d’utilisation des publications.
😉 Bonne lecture et belle découverte au cœur de la mémoire corbéenne.
©Severine Abdellaoui-Chatelain/ Tous droits réservés
( 3 août 2026)
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Corbie se souvient…, un monologue historique dans lequel la ville prend symboliquement la parole.
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( 3 août 2026)
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Pour que notre exploration de l’histoire se déroule
dans les meilleures conditions et en toute sérénité,
faisons un bref détour par les règles de la maison :
Avant de tourner la page :
🛡 Défense d’entrer sans frapper –
Les remparts de l’auteur (Précisions) 🛡
(Abrégé des conditions d’utilisation des deux blogs)
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"La liberté de l'esprit commence par le respect de l'œuvre d'autrui. "
© Séverine Abdellaoui-Chatelain/ Tous droits réservés
(18 juillet 2026)
Image générée avec l'assistance de l'IA Gemini -
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(18 juillet 2026 )
Petite boussole à l'usage des explorateurs : quelques règles de bon voisinage, un soupçon de droit d’auteur et la certitude que ce qui est écrit ici appartient à l'aventure. Le condensé complet vous attend en bas de page pour les plus studieux
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(18 juillet 2026)
Au cœur de l’Article
Là où l’histoire se raconte, se questionne et se dévoile
🏛️ L’abbatiale Saint-Pierre de Corbie au XXᵉ siècle.Gardienne silencieuse de la mémoire et du patrimoine de la cité.
Photographie de Serge Rondot (†)Tous droits réservés à ses ayant-droits
OUVERTURE
MONOLOGUE DE CORBIE
🏛Corbie au XVIIᵉ siècle.
La cité entre dans la lumière de son histoire.
Il est temps désormais d’écouter sa voix…
Je suis Corbie, mémoire des siècles et enfant de la Liberté.
PARTIE I — Je suis Corbie ....
🔹️Je suis Corbie, mémoire des siècles et enfant de la Liberté
À la veille du 31 août 1944, jour où je retrouvema liberté, je me souviens de ma prime jeunesse.
Je me replonge dans mes premiers souvenirs, lorsque je grandissais autour de mon abbaye, au cœur de la vallée de la Somme.
Je me rappelle les siècles qui m’ont façonnée, les épreuves que j’ai traversées, les guerres, les sièges et les destructions auxquelles j’ai survécu.
Puis mes souvenirs me ramènent aux années sombres de la Seconde Guerre mondiale.
Je raconte l’arrivée de l’Occupation, les peurs et les souffrances de mes habitants, mais aussi leur courage et leur engagement dans la Résistance.
Enfin, je revis cette journée du 31 août 1944, lorsque, après quatre années d’occupation, je retrouve ma liberté.
Je suis Corbie.
Depuis plus de mille ans, je veille sur cette vallée de la Somme.
Je ne suis pas seulement une ville faite de pierres et de rues.
Je suis une mémoire.
Je suis le souvenir de ceux qui ont vécu ici, de ceux qui m’ont construite, de ceux qui m’ont défendue et de ceux qui m’ont aimée.
Mon histoire commence avec mon abbaye.
Elle fut mon cœur, mon âme et ma lumière.
Lorsque les moines bénédictins s’installèrent sur mes terres, ils ne bâtirent pas seulement un monastère. Ils fondèrent un foyer de connaissance.
Dans mon scriptorium, des générations de moines copièrent les textes anciens, conservèrent le savoir et firent rayonner leur intelligence bien au-delà de mes frontières.
De leurs mains naquit et se diffusa la Caroline, cette écriture qui participa à la transmission de la culture européenne.
Avant d’être une ville confrontée aux guerres, j’ai été une ville qui transmettait la lumière.
Mais les siècles m’ont appris que la lumière attire parfois les ombres.
PARTIE II — Les siècles d’épreuves : des Vikings au siège de 1636
J’ai connu les hommes venus du Nord.
J’ai vu passer les Vikings, ces navigateurs venus par les fleuves, apportant avec eux la peur et la destruction.
Après ces temps d’épreuves, j’ai appris à me relever.
Autour de mon abbaye, ma ville grandit.
Des hommes et des femmes bâtirent leurs maisons, leurs commerces et leurs vies.
Entre le XIIᵉ et le XIVᵉ siècle, mes habitants cherchèrent à organiser leur cité et à prendre leur place dans la vie communale. Mais grandir en ville, c’est aussi connaître les tensions, les conflits et les défis du temps.
Puis vinrent les grandes guerres.
La Guerre de Cent Ans fit peser son ombre sur ma terre picarde. Située au cœur des rivalités entre les rois de France et les ducs de Bourgogne, je devins un lieu stratégique, convoité par les puissants.
J’ai vu passer les armées, connu les inquiétudes de mes habitants et traversé les bouleversements d’une époque où mon territoire était devenu un enjeu entre deux puissances.
Puis vint le temps de Louis XI, qui œuvra à renforcer l’unité du royaume et à affaiblir l’influence bourguignonne.
Dans cette période de changements, je restais une cité importante, une porte ouverte vers les terres du Nord, là où l’histoire de France rencontrait celle de mes habitants.
Mais derrière les ambitions des princes et des rois, ce sont toujours les femmes et les hommes de Corbie qui ont fait vivre ma cité.
Car celui qui contrôlait Corbie contrôlait un passage stratégique sur la Somme.
Mes pierres ont entendu les ambitions des puissants, mais elles ont surtout entendu les inquiétudes de ceux qui tentaient simplement de vivre malgré les conflits.
En 1636, une nouvelle épreuve vint frapper mes murailles.
L’armée espagnole vint assiéger Corbie.
Mes habitants connurent la peur, les privations et la menace.
Mais derrière mes portes demeurait une volonté :
celle de ne pas disparaître.
J’ai alors compris une chose qui ne m’a jamais quittée :
une ville n’existe pas seulement par ses pierres, mais par le courage de ceux qui y vivent.
PARTIE III — Entre les siècles de paix relative et les blessures de la Grande Guerre
Après le siège de 1636, j’ai connu le temps de la reconstruction.
Mes habitants ont relevé mes murs, repris leurs activités et continué à faire vivre ma cité autour de mon abbaye, de mes rues et de ma vallée de la Somme.
Les siècles ont passé.
J’ai vu disparaître certaines traces de mon ancien visage, j’ai accompagné les changements d’un monde nouveau, mais j’ai toujours conservé la mémoire de ceux qui m’ont façonnée.
Car une ville n’est jamais seulement faite de pierres.
Elle est faite des vies qui l’habitent, des générations qui se succèdent et des souvenirs qu’elle choisit de transmettre.
Puis arriva le XXᵉ siècle.
En 1914, une nouvelle guerre vint frapper ma terre.
La Première Guerre mondiale bouleversa profondément ma vallée de la Somme.
Je vis partir mes enfants vers les champs de bataille.
Je connus l’inquiétude des familles qui attendaient des nouvelles, la douleur des absences et le silence des maisons privées de ceux qui ne reviendraient pas.
Située dans une région durement touchée par les combats, je devins le témoin des souffrances des soldats et des populations civiles.
Mes rues furent marquées par les destructions.
Mes habitants connurent les bombardements, les déplacements et les épreuves imposées par une guerre qui semblait ne jamais finir.
Parmi mes blessures, je garde le souvenir de mon Hôtel-Dieu.
Depuis des siècles, il accompagnait la vie de mes habitants, accueillant les malades et les plus fragiles.
Mais au printemps 1918, lors des combats qui ravagèrent mon territoire, cet ancien lieu de soins disparut sous les destructions.
Avec lui s’effaça une partie de mon histoire.
Pourtant, comme après chaque épreuve, mes habitants se relevèrent.
Après l’Armistice du 11 novembre 1918 vint le temps du deuil et de la reconstruction.
Il fallut reconstruire les maisons, mais aussi réparer les cœurs.
Il fallut donner un visage au souvenir de ceux qui avaient disparu.
En 1925, mes habitants élevèrent mon monument aux morts afin que les noms de mes enfants tombés pendant la Grande Guerre demeurent à jamais inscrits dans ma mémoire.
Au centre de ce monument se tient une œuvre d’Albert Roze : « La Veuve et l’Orphelin ».
Cette femme et cet enfant racontent une douleur silencieuse.
Ils représentent toutes les familles frappées par la guerre, toutes celles qui durent continuer à vivre malgré l’absence d’un mari, d’un père ou d’un fils.
La veuve porte le poids du sacrifice.
L’orphelin porte la mémoire de ceux qui ne connurent jamais le retour d’un père.
À travers eux, je garde le souvenir de toutes les vies bouleversées par la Grande Guerre.
Mon monument aux morts est devenu une voix de pierre.
Il rappelle que derrière chaque nom gravé se trouve une histoire humaine, une famille, des rêves interrompus et un espoir de paix.
Mais l’Histoire allait bientôt m’imposer une nouvelle épreuve.
À peine avais-je commencé à panser les blessures de 1914-1918 qu’un nouveau conflit approchait.
En 1940, une nouvelle guerre entra dans ma vie.
PARTIE IV — Les années sombres : Corbie sous l’Occupation (1940-1944)
1/ 1940 arrive… et la guerre entre dans mes rues
Lorsque 1940 arrive jusqu’à moi,
je sens que quelque chose change dans mon ciel.
Le bruit de la guerre se rapproche.
Moi, Corbie, qui ai traversé tant de siècles, tant de guerres et tant de bouleversements, je connais déjà la peur.
Mais cette fois, elle est différente.
Cette fois, elle entre dans mes rues.
Elle pénètre dans mes maisons.
Elle s’installe dans le regard de mes habitants.
Au mois de mai, la guerre se rapproche brutalement de la Somme. Après la percée allemande dans les Ardennes et l’avancée de la Wehrmacht vers la Manche, ma vallée devient une zone d’affrontement.
Le 23 mai 1940, les avions allemands frappent mes voies de communication.
Près de ma gare, l’établissement textile BVR est ravagé par les bombes et les incendies.
Ma gare, mes installations ferroviaires, plusieurs quartiers de mon centre-ville sont lourdement touchés.
Je brûle.
Je tremble.
Et déjà, mes habitants comprennent qu’ils doivent partir.
Alors commence l’Exode.
Je les vois prendre la route avec quelques affaires, poussant des charrettes, emportant ce qu’ils peuvent.
Des familles entières quittent mes rues.
Elles se retournent une dernière fois vers moi.
Et moi, je reste là.
Blessée.
Impuissante.
Mais la bataille n’est pas terminée.
Après la prise d’Amiens, le commandement français tente de rétablir une ligne de défense le long de la Somme et de l’Ancre.
Mes ponts deviennent des points stratégiques.
Le génie français en détruit plusieurs pour ralentir l’avancée allemande.
Dans mon secteur, des soldats de la 4e Division d’infanterie coloniale, notamment des 16e et 24e Régiments de tirailleurs sénégalais et du 2e Régiment d’infanterie coloniale, viennent combattre.
Je les vois arriver.
Ils viennent défendre mes rives, mes ponts, mes maisons.
Entre Corbie et Aubigny, les combats sont violents.
Puis, le 5 juin, l’armée allemande lance son offensive vers le sud.
Les combats s’intensifient autour de mes points de franchissement.
Les soldats français résistent.
Ils tiennent.
Ils se battent.
Mais face à la puissance allemande, à ses blindés et à son aviation, ils doivent finalement se replier.
Le 7 juin, l’ordre de retraite tombe.
Alors je comprends.
La bataille est perdue.
Lorsque mes habitants commencent à revenir, ils ne reconnaissent plus tout à fait leur ville.
Rue Sadi-Carnot, rue Faidherbe, rue Auguste-Gindre, des maisons ont été détruites.
La filature Lardière est anéantie.
L’usine BVR est incendiée.
L’épicerie Cagnard, la maison du meuble Crépin et d’autres commerces ne sont plus que des ruines.
Même mon abbatiale Saint-Pierre porte les traces des combats.
J’ai peur de ce que je suis devenue.
Mais il faut continuer.
Il faut vivre.
2/ L’Occupation : vivre avec la peur
Puis commence l’Occupation.
Les réquisitions.
Les réquisitions.
Le couvre-feu.
Les restrictions.
Les lois raciales.
La peur.
Je vois mes rues changer.
Les voix se font plus basses.
Les portes se ferment plus tôt.
On apprend à regarder derrière soi avant de parler.
Les Allemands réquisitionnent des logements, du matériel et de la main-d’œuvre.
Mes ponts doivent être rétablis pour permettre à l’occupant de rétablir ses axes de circulation.
Je voudrais protéger mes habitants.
Mais je ne peux pas.
Et pourtant, certains de mes enfants refusent de plier.
Dès 1940, des Corbéens entrent dans la Résistance.
Dans la Somme, des hommes comme Léon Gonthier, Louis Saillant et Léon Sellier contribuent à faire naître le mouvement Libération de la Somme.
Et parmi ceux qui choisissent de me défendre, il y a une jeune femme de dix-neuf ans.
Julia Lemaire, devenue Julia Lamps.
Dès septembre 1940, elle devient agent de liaison.
Elle transporte des messages.
Elle fournit de faux papiers.
Elle aide notamment des militants communistes à franchir le canal de la Somme, devenu une véritable frontière entre les zones.
Je la regarde passer.
Elle est jeune.
Elle pourrait avoir peur.
Elle a peur.
Mais elle continue.
Et dans mes rues désormais occupées, son courage devient pour moi une petite lumière.
Une promesse.
Celle qu’un jour, la peur prendra fin.
Celle qu’un jour, je retrouverai ma liberté.
3/ La Résistance s’organise
Plus tard, Julia rejoint les FTPF.
Sous le nom de Jacqueline Delaporte, elle parcourt la région à bicyclette, transporte des armes et des explosifs et échappe plusieurs fois à la Gestapo.
Son mari, René Lamps, entre lui aussi dans la clandestinité en 1944.
Faux papiers.
Sabotages.
Presse clandestine.
Ils vivent désormais avec la peur au ventre.
Et moi, je vis avec la leur.
Je sais que chaque porte frappée au milieu de la nuit peut annoncer une arrestation.
Chaque pas dans une rue peut être le dernier.
Et pourtant, ils continuent.
Camille Roland, patron des usines BVR, participe aux sabotages ferroviaires. Avec son groupe, il fait dérailler un convoi de wagons-citernes remplis d’essence et provoque l’incendie de vingt et un wagons.
Gustave Poingt sabote du matériel, vole de l’essence et des armes, agit sur les véhicules et sur la ligne ferroviaire desservant son usine.
D’autres sabotent les voies ferrées entre Corbie et Achiet, les lignes téléphoniques, les installations industrielles et les transports allemands.
Chaque fois, je retiens mon souffle.
Car je sais ce qui peut suivre.
La répression.
4/La répression : ceux qui ne reviendront pas
Et elle arrive.
Je perds des habitants.
Paul Evantus Cares est arrêté comme otage.
Il meurt à Buchenwald.
René Pierre Detri, réfractaire au STO, est déporté à Buchenwald puis à Neu-Stassfurt.
Il ne reviendra pas.
Jules Armand Fournet connaît les mêmes camps.
Lui reviendra.
Marcel Bocquet est arrêté en août 1944. Il est déporté à Buchenwald, Neu-Stassfurt puis Witten-Annen.
Lui aussi reviendra.
Je voudrais retenir ceux qui partent.
Je voudrais pouvoir ouvrir les portes des trains, briser les chaînes, faire revenir mes enfants.
Mais je suis une ville.
Je ne peux que me souvenir.
Et mes résistants connaissent eux aussi la torture, les camps et la mort.
André Foucart est arrêté par la Gestapo, torturé puis fusillé.
Son corps sera retrouvé au Bois du Coup de Tonnerre.
Robert Morel, arrêté à La Neuville-lès-Corbie, est déporté à Buchenwald.
Il n’en reviendra pas.
Robert Carpentier, entré en Résistance dès l’âge de dix-huit ans, est arrêté puis déporté à Buchenwald.
Lui survivra.
Et puis il y a Vincent Adolphe Léo Félix Louis, dit Jim.
Résistant de Bonnay, il collecte des armes, héberge des résistants et devient chef de groupe.
Le 18 août 1944, il est arrêté avec sa famille.
Je voudrais pouvoir les cacher.
Je voudrais pouvoir les protéger.
Mais je ne peux rien faire.
Il est conduit à la Citadelle puis au Bois de Gentelles.
Dans la nuit du 28 au 29 août, il est fusillé avec dix-sept autres prisonniers.
Je n’oublie aucun de leurs noms.
Je les porte en moi.
Année après année.
Nom après nom.
Visage après visage.
5/ L’espoir renaît
A/ Le Débarquement et l’intensification de la Résistance
Mais malgré la peur, quelque chose change.
Mes enfants commencent à croire que la nuit peut finir.
Le Conseil national de la Résistance prépare déjà la France d’après-guerre.
Dans la Somme, le Centre départemental de la Libération organise l’aide aux résistants, aux réfractaires, aux prisonniers et à leurs familles, tout en préparant l’administration de la Libération.
Julia et René Lamps y prennent part.
Puis vient le 6 juin 1944.
Le Débarquement.
Ce jour-là, pour la première fois depuis longtemps, j’ose espérer.
La liberté n’est plus seulement un mot.
Elle approche.
Mes résistants poursuivent leurs sabotages.
Vincent Louis participe aux opérations contre la voie ferrée Paris-Lille.
Roger Cuvillier détruit des voies, des lignes téléphoniques et des véhicules allemands. Il cache aussi des soldats américains et reçoit un message de gratitude du général Eisenhower.
Des armes sont cachées à l’école des filles puis transférées au silo de Corbie.
Marcel Vivier, à Fouilloy, récupère lui aussi des armes abandonnées depuis 1940.
Je sens que quelque chose se prépare.
Mais j’ai encore peur.
Car plus la liberté approche, plus la violence peut devenir terrible.
B/💥 Un train, des sabotages… et une question
Je me souviens aussi d’un événement qui marqua profondément mes habitants.
Un train de munitions allemand fut bombardé par la Royal Air Force, en gare de Corbie.
Les explosions furent terribles.
Pendant des heures, elles résonnèrent dans mes rues.
Deux de mes habitants y trouvèrent la mort.
À cette époque, mes voies ferrées, mes ponts et mes communications étaient devenus des points stratégiques.
Mes résistants agissaient dans l’ombre.
Ils sabotaient les voies ferrées, perturbaient les communications, ralentissaient les déplacements allemands, cachaient des armes et cherchaient à désorganiser les transports et le ravitaillement de l’occupant.
Toutes ces actions s’inscrivaient dans un contexte beaucoup plus vaste : celui de la préparation de la Libération et de l’effort allié pour désorganiser les forces allemandes.
Et c’est là qu’une question demeure dans ma mémoire.
C/ 🎭 Fortitude : une question sans réponse
Ai-je participé, moi aussi, à l’opération Fortitude ?
Peut-être.
Certains de mes enfants ont mené des sabotages qui correspondaient aux objectifs recherchés par les Alliés : ralentir les communications allemandes, perturber leurs déplacements, désorganiser leurs transports et compliquer leur ravitaillement.
À mon échelle, leurs actions ont peut-être contribué à cette vaste entreprise de désinformation et de désorganisation.
Suis-je alors ce petit « poucet » de Fortitude dont certains parlent ?
Sans doute.. qui sait ?
Mais je refuse de transformer un espoir en certitude.
Aucun élément ne permet aujourd’hui d’affirmer que j’ai directement participé à l’opération Fortitude.
Alors je laisse cette question ouverte.
Parce que j’ai appris à respecter la vérité.
Même lorsqu’elle laisse un vide.
Nous ne savons pas encore.
7/ 31 août 1944 : l’angoisse
Puis arrive le 31 août 1944.
Ce matin-là, l’angoisse est à son comble.
Les Allemands réquisitionnent les hommes valides pour creuser des obstacles sur la route de Daours.
Je les vois partir.
Mais ils s’échappent.
Les bombardements se rapprochent.
Je comprends que quelque chose est en train de basculer.
La fin approche.
Mais avant de partir, les Allemands veulent me détruire.
Mes ponts sont menacés.
Mes voies de passage.
Mes liens avec le monde extérieur.
Au pont de Rome, Gustave Poingt prend tous les risques pour couper les fils des explosifs et désamorcer les charges.
Je retiens mon souffle.
Une seconde de plus…
Et tout pouvait disparaître.
Au pont de l’écluse, Lucien Vivier intervient lui aussi pour empêcher sa destruction.
Robert Delacroix participe à la défense du pont du canal et abat un officier allemand.
Puis, dans l’après-midi, Lucien Vivier parlemente avec une colonne allemande encerclée.
Cent quatre-vingts soldats allemands se rendent.
Je n’ose pas encore y croire.
8/Le dernier combat
Pendant ce temps, Camille Roland combat près du Tabor avec Alexandre Martin.
Puis une rafale tirée par une automitrailleuse SS.
Camille tombe.
Il meurt le jour même où je vais retrouver ma liberté.
Cette mort me bouleverse.
La liberté arrive.
Mais elle arrive avec des larmes.
À la place Thiers, devenue aujourd’hui place Jean-Catelas, les résistants de l’ORA autour de Charles Bossu utilisent les armes dissimulées depuis longtemps dans les usines et attaquent plusieurs positions allemandes.
Les combats restent limités.
Les Allemands évacuent.
Et puis…
Je les vois.
9/Les Alliés arrivent
Les Britanniques.
Une avant-garde atteint le pont du canal vers 11 h 30.
Mais même aujourd’hui, je ne peux pas dire avec certitude quels hommes ont été les premiers à entrer chez moi.
Certains récits évoquent le XX Corps britannique commandé par le général Brian Horrocks.
D’autres avancent une autre hypothèse : celle du 2e bataillon blindé des Irish Guards.
Les sources ne permettent pas de trancher définitivement cette question.
Moi, je me souviens surtout de ce que j’ai ressenti.
Je vois les uniformes.
Je comprends.
Ils sont là.
Après quatre années d’occupation, je n’ose presque plus respirer.
Mes ponts sont encore debout.
Mes maisons sont blessées.
Mes rues sont meurtries.
Mais je suis toujours là.
Et cette fois, ce sont mes habitants qui sortent.
Les portes s’ouvrent.
Les regards changent.
Après quatre années de peur, je sens quelque chose que j’avais presque oublié.
Le soulagement.
La joie.
Les larmes.
La liberté.
À la fin de cette journée, je suis libre.
Près de cinq cents soldats allemands seront ensuite faits prisonniers et conduits vers la Citadelle d’Amiens.
Je suis libérée par les Alliés.
Mais, au fond de moi, je sais que je le dois aussi à mes propres enfants.
À ceux qui ont résisté.
À ceux qui ont saboté.
À ceux qui ont caché des armes.
À ceux qui ont transmis des messages.
À ceux qui ont hébergé des soldats alliés.
À ceux qui ont risqué leur vie.
Et à ceux qui l’ont donnée.
10/ La mémoire
Alors, ce soir-là, lorsque le silence revient enfin dans mes rues, je pense à tous ceux qui ne sont pas là pour voir ce jour.
Je pense à Paul.
À René.
À André.
À Robert.
À Vincent.
À Camille.
À tous les autres.
Je suis heureuse.
Mais je ne peux pas oublier.
Parce que ma liberté porte aussi leurs noms.
Alors aujourd’hui, lorsque vous prononcez mon nom, souvenez-vous.
Souvenez-vous de 1940.
De mes maisons détruites.
De mes habitants jetés sur les routes.
Souvenez-vous de l’Occupation.
De la peur.
Des portes qui se fermaient.
Des voix qui chuchotaient.
Souvenez-vous de Julia et René Lamps, de Camille Roland, de Gustave Poingt, de Lucien Vivier, de Roger Cuvillier, de Vincent Louis, de Robert Carpentier, d’André Foucart, de Robert Morel et de tous ceux dont les noms sont gravés dans ma mémoire.
Souvenez-vous de ceux qui sont revenus.
Et surtout de ceux qui ne sont jamais revenus.
Je suis Corbie.
J’ai connu la peur.
J’ai connu la destruction.
J’ai connu l’attente.
J’ai connu le silence.
J’ai connu la perte.
Mais j’ai aussi connu l’espérance.
Et le 31 août 1944, lorsque mes rues ont enfin cessé de trembler, lorsque mes ponts étaient encore debout, lorsque mes habitants ont compris qu’ils étaient libres…
Alors, pour la première fois depuis quatre ans, j’ai pu respirer.
Je suis Corbie.
Corbie libérée.
Corbie debout.
Corbie se souvenant.
📷 Corbie, 31 août 1944.
L’image d’une cité qui voit renaître l’espoir au lendemain de quatre années d’épreuves.
📜 Auteure de l’article
✒️L’Encre au Présent
→ Une signature numérique habituelle, celle de l’auteure aujourd’hui.
©Severine Abdellaoui-Chatelain/ Tous droits
réservés
Mise en ligne / © : 7 août 2026
Date de signature le 3 août 2026
📜 Une signature à travers les âges
→ Une signature calligraphique, qui fait le lien avec le passé et mon univers patrimonial.
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| Image générée avec l’IA Gemini- ©Severine Abdellaoui-Chatelain/ Tous droits réservés ( 9 août 2026) |
📜 L’EMPREINTE DU TEMPS — GENÈSE DE MA SIGNATURE
J’ai imaginé cette création comme une façon de laisser ma propre trace au fil de mes articles et de rendre hommage à ma passion l’Histoire, ainsi qu’au passé qui accompagne mon parcours : la ville qui m’a vue grandir, l’abbaye dont la mémoire a accompagné mon enfance et l’abbatiale, présente dans les moments heureux comme dans les plus difficiles.
J’y dépose mon regard, ma sensibilité et mon écriture, en faisant dialoguer cet héritage avec le présent.
Une signature à travers les âges est née de cette volonté de créer un trait d’union entre les traces du passé et mon écriture d’aujourd’hui.
À travers deux panneaux, j’explique les choix qui ont guidé sa conception, ainsi que les éléments patrimoniaux et symboliques qui l’ont inspirée. La Charte des scribes (Mentions légales) conclue cette parenthèse.
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📜 Complément de source Armoiries de Corbie — source de l’image : Armoiries Samariennes — Remus80, « Corbie. Ville et abbaye », 22 janvier 2016. |
🛡 Mentions légales sur l’Empreinte du temps (section et panneau) ❗️
✒️©Séverine Abdellaoui-Chatelain — L’Empreinte du Temps — 9 août 2026. Tous droits réservés
🔎 Pour aller plus loin
📑 Les Annexes — approfondissements de l’étude
📚 Bibliographie — références et sources
🧬 ADN de l’information — origine et traçabilité des informations
⚖️ Mentions légales & CGU — cadre de publication
📜 ANNEXE 1
CORBIE — 31 AOÛT 1944
Chronologie simple de la journée de la Libération
🌅 MATIN — L’ANGOISSE
⬇️
Des hommes sont réquisitionnés
Les Allemands réquisitionnent des hommes valides pour participer au creusement d’obstacles sur la route de Daours. Plusieurs parviennent à s’échapper.
⬇️
💥 Les Allemands préparent leur départ
Les points de passage sur la Somme et le canal sont menacés de destruction.
⬇️
🌉 LE PONT DE ROME
Gustave Poingt intervient pour couper les fils des explosifs et empêcher la destruction du pont.
⬇️
🌉 LE PONT DE L’ÉCLUSE
Lucien Vivier intervient à son tour pour préserver un autre passage stratégique.
⬇️
⚔️ LES RÉSISTANTS PASSENT À L’ACTION
À Corbie, les résistants utilisent les armes dissimulées auparavant et participent aux combats contre les positions allemandes.
⬇️
🕦 VERS 11 H 30 — LES PREMIERS ALLIÉS
Une avant-garde britannique atteint le secteur du pont du canal.
⬇️
⚔️ DERNIERS COMBATS
Des affrontements opposent encore résistants et soldats allemands.
Camille Roland tombe au combat près du Tabor.
⬇️
🤝 Reddition allemande
Lucien Vivier parlemente avec une colonne allemande encerclée.
Environ 180 soldats allemands se rendent.
⬇️
🇫🇷🇬🇧 CORBIE EST LIBÉRÉE
Les forces allemandes évacuent la ville.
Les habitants sortent dans les rues.
⬇️
🕊️ 31 AOÛT 1944 — LA LIBERTÉ RETROUVÉE
Après quatre années d’Occupation,
Corbie retrouve sa liberté.
Les drapeaux apparaissent.
La peur laisse place au soulagement et à la joie.
📌 À RETENIR
31 août 1944
➡️ Résistance locale
➡️ Protection des ponts
➡️ Arrivée des forces alliées
➡️ Reddition de soldats allemands
➡️ Départ de l’occupant
➡️ Libération de Corbie
Une journée de combats, de courage et d’espérance,
qui marque le retour de la liberté à Corbie.
© Séverine Abdellaoui-Chatelain — Tous droits réservés
3 août 2026
📜ANNEXE 2
LES RÉSISTANTS CORBÉENS CITÉS
DANS LA PUBLICATION
Des femmes et des hommes engagés pour la liberté
La Libération de Corbie n’est pas seulement l’arrivée des forces alliées.
Elle est aussi le résultat du courage de femmes et d’hommes qui, pendant quatre années, ont refusé de se résigner.
Cette annexe rassemble uniquement les parcours individuels des résistants évoqués dans le monologue.
Elle ne reprend pas le récit général de la Résistance ni celui de la Libération.
🔸️JULIA LAMPS-LEMAIRE
Alias : Jacqueline Delaporte
Julia Lamps-Lemaire entre en Résistance dès septembre 1940.
Elle devient agent de liaison et participe à la fabrication et au transport de faux papiers. Elle contribue également au passage clandestin de militants communistes.
À partir de 1942, elle effectue des missions pour les FTPF et parcourt la région à bicyclette pour transporter notamment des armes et des explosifs.
Elle participe ensuite aux structures départementales de la Résistance et à la préparation de la Libération.
🔸️RENÉ LAMPS
René Lamps entre définitivement dans la clandestinité en mai 1944.
Il participe à la fabrication de faux papiers, aux sabotages et à la diffusion de la presse clandestine.
Avec Julia Lamps, il participe également aux structures chargées de préparer la Libération et l'organisation de l'après-guerre.
🔸️CAMILLE ROLAND
Camille Roland entre en Résistance en 1942.
Il appartient d'abord aux FFI puis au mouvement Charles-de-Gaulle.
Il participe notamment à des opérations de sabotage ferroviaire.
Avec ses hommes, il attaque un convoi de wagons-citernes entre Corbie et Daours, provoquant l'incendie de 21 wagons.
Le 31 août 1944, alors que Corbie est libérée, il est tué par une rafale tirée depuis un blindé SS.
🔸️GUSTAVE POINGT
Gustave Poingt entre en Résistance en 1943.
Contremaître dans une usine chimique, il participe à différentes opérations de sabotage : matériel, produits, essence, outillage, armes et installations ferroviaires.
Il devient également agent de liaison.
Le 31 août 1944, il joue un rôle déterminant dans la sauvegarde du pont de Rome en désamorçant les explosifs qui doivent le détruire.
🔸️LUCIEN VIVIER
Fouilloy-lès-Corbie
Lucien Vivier participe à la récupération d'armes abandonnées après les combats de 1940.
Durant la Libération, il intervient dans la sauvegarde d'un pont et participe directement aux événements du 31 août 1944.
Il parlemente notamment avec le chef d'une colonne allemande et obtient la reddition d'environ 180 soldats.
🔸️ROBERT DELACROIX
Fouilloy
Membre des FTP, Robert Delacroix participe à la défense du secteur du canal.
Les sources lui attribuent notamment la mort d'un officier allemand qu'il aurait abattu à la mitraillette.
🔸️CHARLES BOSSU
Charles Bossu appartient à l'ORA.
Il refuse en 1941 le transfert de son usine à Glisy et s'oppose en 1944 à l'installation de perches Rommel sur le territoire de Corbie.
Il collecte clandestinement des armes et les fait notamment entreposer dans l'entreprise BVR.
Lors de la Libération, il participe aux combats dans plusieurs secteurs de Corbie.
🔸️ALEXANDRE MARTIN
Alexandre Martin semble appartenir au mouvement Charles-de-Gaulle.
Le 31 août 1944, il combat aux côtés de Camille Roland dans le secteur du Tabor.
Il est témoin direct de la mort de Camille Roland.
🔸️ROGER CUVILLIER
Roger Cuvillier rejoint les FTPF de Corbie le 1er mars 1944.
Il participe à plusieurs sabotages ferroviaires, notamment à Lamotte-Brebière et dans le secteur d'Albert.
Il détériore également des lignes téléphoniques et des véhicules allemands.
Il héberge et aide au passage de soldats américains.
Il participe à la dissimulation d'armes, notamment à l'école des filles puis au silo de Corbie.
Il prend également part aux opérations de la Libération.
🔸️VINCENT ADOLPHE LÉO FÉLIX LOUIS
Alias : Jim — Bonnay
Vincent Adolphe Léo Félix Louis entre en Résistance en 1944.
Il collecte des armes et héberge des résistants avec son épouse.
En février 1944, il devient chef du groupe de Bonnay.
Il participe notamment à deux sabotages sur la ligne Paris-Lille, les 17 et 25 juillet 1944.
Arrêté avec sa famille le 18 août 1944, il est emprisonné puis fusillé au Bois de Gentelles, dans la nuit du 28 au 29 août 1944.
🔸️MARCEL LUCIEN VICTOR VIVIER
Fouilloy
Marcel Lucien Victor Vivier participe à la récupération d'armes abandonnées sur les anciens champs de bataille après les combats de 1940.
Son parcours s'inscrit ainsi dans le travail clandestin de collecte et de conservation du matériel destiné à la Résistance.
🔸️ANDRÉ GEORGES MARCEL FOUCART
Ouvrier à l'usine d'aviation de Méaulte, André Foucart entre en Résistance en 1943.
Sergent FTPF, il est dénoncé puis arrêté par la Gestapo à Vaux-en-Amiénois.
Torturé puis fusillé, il est retrouvé dans le charnier du Bois du Coup-de-Tonnerre.
🔸️ROBERT JULIEN CARPENTIER
Couvreur-zingueur à Corbie, Robert Carpentier rejoint la Résistance à l'âge de 18 ans, en 1940.
Il appartient au mouvement Charles-de-Gaulle.
Arrêté par la Gestapo le 9 août 1944, il est déporté à Buchenwald le 17 août.
Il est rapatrié en France en mai 1945.
🔸️ROBERT PAUL MOREL
Ouvrier boulanger, Robert Morel est arrêté à La Neuville-lès-Corbie le 14 août 1944.
Il est déporté au camp de Buchenwald.
Il meurt en déportation.
🔸️FRANÇOIS MOLLET
François Mollet est responsable de la section Corbie/Villers-Bretonneux.
Il donne notamment des directives à Gustave Poingt dans le cadre des opérations de sabotage.
🔸️LÉON GONTHIER, LOUIS SAILLANT ET LÉON SELLIER
Ces trois hommes appartiennent à l'histoire de la Résistance départementale de la Somme.
Leurs groupes constituent, dès 1940, certains des premiers noyaux de la Résistance départementale.
Le mouvement Libération de la Somme se développe progressivement à partir de ces initiatives et entre en relation avec les autres groupes clandestins, dont ceux de la région de Corbie.
📜UNE MÉMOIRE PLURIELLE
Ces biographies montrent la diversité des engagements dans la Résistance :
agents de liaison, saboteurs, responsables de groupes, collecteurs d'armes, hébergeurs, combattants clandestins ou encore organisateurs de la Libération.
Tous n'ont pas connu le même destin.
Certains sont morts au combat ou exécutés.
D'autres ont été déportés.
D'autres encore ont survécu à la guerre.
Leurs parcours constituent autant de fragments de l'histoire de la Résistance autour de Corbie.
©Séverine Abdellaoui-Chatelain — Tous droits réservés
3 août 2026
📜ANNEXE 3
LEXIQUE DES LIEUX ÉVOQUÉS DANS CORBIE SE SOUVIENT…
🗺️ Repères géographiques, historiques et mémoriels
Cette annexe accompagne le monologue sans en reprendre le récit.
Elle permet au lecteur d’identifier les principaux lieux mentionnés dans la publication et de comprendre leur fonction dans l’histoire de Corbie, de l’Occupation et de la Libération
.
🏛️ CORBIE
Corbie — Somme
Ville située dans la vallée de la Somme, au cœur de l’ancien territoire picard.
Dans le monologue, Corbie est personnifiée et devient la voix qui raconte son histoire. La ville constitue à la fois le lieu du récit, le cadre des événements et le support de la mémoire collective.
🌊 LA VALLÉE DE LA SOMME
La vallée de la Somme constitue le cadre géographique dans lequel Corbie s’est développée.
Le fleuve joue également un rôle stratégique dans l’histoire militaire de la ville. Ses cours d’eau, ses ponts et ses passages constituent des points importants lors des périodes de conflit.
Dans le récit, la vallée représente aussi un fil conducteur entre les différentes périodes de l’histoire de Corbie.
⛪ L’ABBAYE SAINT-PIERRE DE CORBIE
L’ancienne abbaye royale Saint-Pierre constitue l’un des principaux repères historiques et patrimoniaux de Corbie.
Elle est au cœur de l’identité historique de la cité et rappelle le rayonnement intellectuel de Corbie à l’époque carolingienne.
Son scriptorium, ses manuscrits et l’activité de ses moines copistes occupent une place importante dans la mémoire historique de la ville.
Dans le monologue, l’abbaye est présentée comme le cœur historique et symbolique de Corbie.
📚 LE SCRIPTORIUM DE CORBIE
Le scriptorium désigne l’espace consacré à la copie et à la production des manuscrits dans le milieu monastique.
Celui de Corbie fut particulièrement important durant l’époque carolingienne.
Il est associé au développement et à la diffusion de formes d’écriture qui participèrent au rayonnement culturel de l’abbaye.
🏥 L’HÔTEL-DIEU DE CORBIE
Ancien établissement destiné aux soins et à l’accueil des personnes malades ou fragiles.
Présent depuis plusieurs siècles dans l’histoire de Corbie, l’Hôtel-Dieu disparaît lors des destructions du printemps 1918.
Dans la publication, il constitue un lieu de mémoire de la Première Guerre mondiale et rappelle les pertes patrimoniales subies par la ville.
🪖 LE MONUMENT AUX MORTS DE CORBIE
Édifié après la Première Guerre mondiale, le monument aux morts constitue un lieu essentiel du souvenir des Corbéens morts pendant le conflit.
Il est notamment associé à l’œuvre d’Albert Roze, « La Veuve et l’Orphelin », représentant la souffrance des familles confrontées à la disparition d’un proche.
Dans la publication, ce monument établit un lien entre la mémoire de 1914-1918 et celle des conflits qui suivront.
🏘️ LES LIEUX DE CORBIE CITÉS POUR LA PÉRIODE 1940-1944
🛣️ RUE SADI-CARNOT
Rue de Corbie citée dans le récit parmi les secteurs touchés par les destructions de 1940.
Elle constitue un repère concret permettant de mesurer les conséquences de la guerre sur le tissu urbain de la ville.
🛣️ RUE FAIDHERBE
Autre voie corbéenne mentionnée parmi les secteurs ayant subi des destructions lors des combats de 1940.
Elle rappelle que les conséquences de la guerre ont directement touché les quartiers et les habitations.
🛣️ RUE AUGUSTE-GINDRE
Rue citée dans le récit parmi les secteurs urbains affectés par les événements de 1940.
Elle constitue un repère de la géographie locale de la guerre.
🏭 FILATURE LARDIÈRE
Établissement industriel cité parmi les bâtiments détruits lors des événements de 1940.
Sa mention rappelle l’importance du patrimoine industriel dans l’histoire économique de Corbie.
🏭 USINES BVR
Les établissements BVR constituent l’un des repères industriels importants évoqués dans le récit.
Ils sont associés à l’histoire de la Résistance locale, notamment à travers l’engagement de Camille Roland et les actions de sabotage.
Le lieu apparaît ainsi à la croisée de deux histoires : l’histoire industrielle de Corbie et celle de la Résistance.
🏫 L’ÉCOLE DES FILLES
L’école des filles est citée comme l’un des lieux où des armes furent dissimulées avant leur transfert vers le silo de Corbie.
Elle constitue donc un exemple de lieu du quotidien devenu, dans la clandestinité, un espace lié à la Résistance.
🌾 LE SILO DE CORBIE
Le silo est mentionné dans le récit comme un lieu de transfert et de dissimulation d’armes.
Sa présence dans le parcours mémoriel montre comment certains lieux industriels ou agricoles pouvaient être intégrés aux activités clandestines de la Résistance.
🌉 LES PONTS ET PASSAGES STRATÉGIQUES
🌉 LE PONT DE ROME
Le pont de Rome constitue l’un des lieux majeurs de la journée du 31 août 1944.
Il est cité dans le récit en raison de la menace de destruction des ponts par les forces allemandes lors de leur repli.
Gustave Poingt intervient afin de couper les fils des explosifs et de préserver le passage.
Le pont représente ainsi, dans la mémoire de la Libération, un lieu de sauvegarde et de passage.
🌉 LE PONT DE L’ÉCLUSE
Autre point stratégique cité lors de la journée du 31 août 1944.
Lucien Vivier intervient pour empêcher sa destruction.
Comme le pont de Rome, il symbolise l’importance des infrastructures permettant de maintenir les communications et les déplacements.
🌉 LE PONT DU CANAL
Le pont du canal est associé aux combats et aux opérations menées lors de la Libération.
Le récit mentionne notamment l’action de Robert Delacroix et les événements qui entourent le repli allemand.
Il constitue un autre repère de la géographie militaire de Corbie en août 1944.
🌊 LE CANAL DE LA SOMME
Le canal constitue à la fois un élément du paysage corbéen et un obstacle naturel ou stratégique pendant la période de guerre.
Dans le récit consacré à Julia Lamps, il apparaît notamment comme un passage qu’elle aide à franchir dans le cadre de ses activités clandestines.
🏛️ LES LIEUX ASSOCIÉS AUX COMBATS DE LA LIBÉRATION
🏛️ PLACE THIERS — AUJOURD’HUI PLACE JEAN-CATELAS
La place Thiers, devenue aujourd’hui place Jean-Catelas, est citée dans le récit pour les actions menées par les résistants de l’ORA autour de Charles Bossu.
Elle constitue ainsi l’un des repères urbains associés aux combats et aux actions de la Résistance lors de la Libération.
🌳 LE TABOR
Le Tabor est cité comme un secteur des combats du 31 août 1944.
C’est dans ce contexte que Camille Roland, accompagné d’Alexandre Martin, participe aux combats avant d’être mortellement touché.
Le Tabor devient ainsi un lieu associé au sacrifice d’un résistant lors de la Libération.
🏘️ LES COMMUNES ET LOCALITÉS ASSOCIÉES À LA RÉSISTANCE
📍 LA NEUVILLE-LÈS-CORBIE
Commune située à proximité immédiate de Corbie.
Elle est mentionnée dans le récit à propos de l’arrestation de Robert Morel, résistant ensuite déporté.
📍 BONNAY
Commune voisine de Corbie, associée dans la publication au parcours de Vincent Adolphe Léo Félix Louis, dit « Jim ».
Le lieu rappelle que la Résistance ne se limitait pas au centre de Corbie, mais s’inscrivait dans un réseau local plus large.
📍 FOUILLOY
Commune voisine de Corbie.
Le récit mentionne notamment Marcel Vivier, qui y récupère des armes abandonnées depuis 1940.
Fouilloy apparaît ainsi comme l’un des lieux périphériques participant à l’histoire locale de la Résistance.
📍 DAOURS
Commune située en amont de Corbie sur la Somme.
Elle est évoquée dans le contexte de la journée du 31 août 1944, lorsque des hommes sont réquisitionnés pour participer à des travaux destinés à ralentir la progression alliée.
🌲 LE BOIS DE GENTELLES
Lieu situé dans la Somme, associé à l’un des épisodes les plus tragiques de la répression de la Résistance.
Vincent Adolphe Léo Félix Louis, dit « Jim », y est conduit après son arrestation et y est fusillé avec d’autres prisonniers dans la nuit du 28 au 29 août 1944.
Le Bois de Gentelles constitue aujourd’hui un lieu majeur de mémoire de la répression nazie dans la Somme.
🌲 LE BOIS DU COUP DE TONNERRE
Lieu associé à la mort d’André Foucart, arrêté par la Gestapo, torturé puis fusillé.
Son nom apparaît dans la publication parmi ceux des résistants victimes de la répression.
🏰 AMIENS ET LES LIEUX DE DÉTENTION
🏰 LA CITADELLE D’AMIENS
La Citadelle d’Amiens est mentionnée dans le récit comme un lieu de détention.
Elle apparaît notamment dans le parcours de Vincent Adolphe Léo Félix Louis, dit « Jim », avant son transfert vers le Bois de Gentelles.
Elle constitue un repère important pour comprendre la chaîne de répression qui frappe les résistants de la région.
🚂 LES LIGNES FERROVIAIRES
🚆 LA LIGNE CORBIE–ACHIET
La ligne ferroviaire entre Corbie et Achiet est citée parmi les infrastructures visées par des opérations de sabotage.
Les voies ferrées représentent un enjeu stratégique majeur : elles permettent le transport des troupes, du matériel et du ravitaillement allemands.
Les sabotages cherchent donc à perturber les communications et les déplacements de l’occupant.
🚆 LA VOIE FERRÉE PARIS–LILLE
Cette grande liaison ferroviaire est évoquée dans le contexte des actions de Résistance.
Les opérations contre les voies ferrées participent plus largement à la stratégie visant à ralentir les mouvements allemands après le Débarquement.
🗺️ UN TERRITOIRE DE MÉMOIRE
Les lieux évoqués dans Corbie se souvient… ne sont pas de simples décors.
Ils forment une véritable géographie de la mémoire :
- l’abbaye rappelle les origines et le rayonnement culturel de Corbie ;
- l’Hôtel-Dieu et le monument aux morts évoquent les blessures de 1914-1918 ;
- les rues et les bâtiments industriels témoignent des destructions de 1940 ;
- les écoles, usines, voies ferrées et lieux de passage rappellent l’organisation clandestine de la Résistance ;
- les ponts de Corbie représentent les enjeux stratégiques de la Libération ;
- les bois, la Citadelle et les lieux d’exécution rappellent la répression ;
- les places et les rues deviennent enfin les espaces où une population retrouve progressivement sa liberté.
Ainsi, derrière chaque nom de lieu se trouve une part de l’histoire de Corbie.
Le territoire devient mémoire.
Et la mémoire, à son tour, permet de transmettre l’histoire aux générations futures.
📜 Fonction de cette annexe
Cette annexe est volontairement conçue comme un lexique documentaire.
Elle ne reprend pas le déroulement du monologue et ne constitue pas une seconde chronologie de la Libération. Elle offre au lecteur des repères géographiques et mémoriels permettant de mieux situer les personnes et les événements évoqués dans le récit principal.
Corbie se souvient…
Une ville, des lieux, des traces.
Et derrière chaque lieu, une histoire.
© Séverine Abdellaoui-Chatelain — Tous droits réservés
3 août 2026
📜 ANNEXE 4
🎯 CORBIE ET L’HYPOTHÈSE DE L’OPÉRATION FORTITUDE
💥 Un train de munitions bombardé en gare de Corbie
Quelques semaines avant la Libération, un événement spectaculaire marque Corbie.
Un train de munitions allemand est bombardé par la Royal Air Force en gare de Corbie.
L’attaque provoque d’importantes explosions et de lourds dégâts matériels. Les détonations se prolongent pendant plusieurs heures et marquent profondément les habitants.
Deux civils corbéens trouvent également la mort lors du bombardement.
Cet événement témoigne de l’importance stratégique des infrastructures ferroviaires de Corbie dans les semaines qui précèdent la Libération.
🚂 Des transports allemands devenus des cibles
À l’approche de la Libération, les voies ferrées, les communications et les moyens de transport allemands constituent des objectifs essentiels.
Les actions de la Résistance cherchent notamment à :
- ralentir les déplacements des troupes allemandes ;
- perturber les communications ;
- désorganiser les transports ;
- compliquer le ravitaillement ;
- empêcher ou retarder les mouvements de l’occupant.
À Corbie et dans les communes voisines, les résistants participent à cette lutte par des sabotages, des actions clandestines et la récupération ou la dissimulation d’armes.
Le bombardement du train de munitions s’inscrit ainsi dans un contexte où les transports et les communications allemands sont soumis à une pression croissante.
🎭 L’opération Fortitude
L’opération Fortitude constitue l’un des grands volets de la stratégie alliée de désinformation pendant la Seconde Guerre mondiale.
Son objectif est notamment de convaincre le commandement allemand que le débarquement principal aura lieu dans le Pas-de-Calais, alors que les Alliés préparent le débarquement en Normandie.
Les Alliés cherchent ainsi à maintenir d’importantes forces allemandes dans le nord de la France et à leur faire croire qu’une nouvelle opération majeure doit être menée dans cette région.
Fortitude appartient donc à une stratégie beaucoup plus vaste, destinée à tromper, désorganiser et ralentir la réaction allemande au moment où les Alliés passent à l’offensive.
🧩 Et Corbie dans tout cela ?
C’est ici que commence l’interrogation historique.
Par sa position, ses voies ferrées, ses ponts et ses communications, Corbie se trouve sur un territoire stratégique pour les déplacements allemands.
Les actions de la Résistance locale — sabotages des voies ferrées, destruction de lignes téléphoniques, attaques contre des véhicules, récupération d’armes et perturbation des communications — correspondent à des objectifs qui servent directement l’effort de guerre allié.
Le bombardement du train de munitions constitue également un événement important dans cette période.
Mais peut-on pour autant affirmer que Corbie participait directement à l’opération Fortitude ?
La réponse doit rester prudente.
⚠️ Une hypothèse, pas une certitude
Il faut distinguer les faits établis de l’interprétation historique.
Le bombardement du train de munitions en gare de Corbie est un événement attesté.
Les actions de Résistance menées dans le secteur sont également documentées.
En revanche, aucun élément ne permet aujourd’hui d’affirmer que les résistants corbéens agissaient directement dans le cadre de l’opération Fortitude, ni que le bombardement du train constituait en lui-même une opération de Fortitude.
Il est donc plus juste de dire que les résistants de Corbie ont participé, à leur échelle, à l’effort général de guerre allié visant à désorganiser les forces allemandes, effort dans lequel s’inscrivait également la stratégie de désinformation de Fortitude.
🐾 Le « petit poucet » de Fortitude ?
C’est cette proximité entre les événements locaux et les objectifs généraux de la stratégie alliée qui a pu conduire à présenter Corbie comme un possible « petit poucet » de Fortitude.
L’expression est évocatrice.
Elle permet d’imaginer Corbie comme un petit élément d’un dispositif immense, où chaque sabotage, chaque communication interrompue et chaque mouvement allemand perturbé pouvait contribuer à affaiblir l’occupant.
Mais cette image ne doit pas devenir une certitude historique.
Corbie a résisté.
Corbie a participé à l’effort de Libération.
Mais nous ne pouvons pas affirmer qu’elle a directement participé à Fortitude.
🗓️ De l’hypothèse à la Libération
L’enchaînement permet néanmoins de replacer les événements dans leur contexte :
Bombardement du train de munitions
↓
Perturbation des transports allemands
↓
Actions et sabotages de la Résistance
↓
Désorganisation des communications et des mouvements de l’occupant
↓
Contexte général de la stratégie alliée, dont Fortitude
↓
31 août 1944 : la Libération de Corbie
Cette chronologie ne signifie pas que chaque événement relevait directement de Fortitude.
Elle permet simplement de comprendre comment les actions locales de la Résistance s’inscrivaient dans un contexte militaire allié beaucoup plus vaste.
🕯️ Une question qui demeure
L’histoire laisse parfois des questions auxquelles les sources ne permettent pas encore de répondre.
Corbie fut-elle réellement un petit « poucet » de Fortitude ?
Peut-être.
Mais en histoire, lorsqu'une preuve manque, il faut savoir laisser une place au doute.
Cette question demeure donc ouverte.
Et c’est précisément ce qui la rend intéressante : elle invite à poursuivre les recherches, à confronter les archives et à distinguer toujours ce que nous savons, ce que nous pouvons supposer et ce que nous ignorons encore.
Corbie se souvient.
Mais Corbie n’invente pas son histoire.
© Séverine Abdellaoui-Chatelain — Tous droits réservés
9 août 2026
📜 ANNEXE 5
CORBIE, VERROU DE LA SOMME
MAI — JUIN 1940
⚔️ Comprendre la bataille de Corbie
Cette annexe ne reprend pas le récit de l’Exode, de l’Occupation ou de la Résistance.
Elle se concentre sur un aspect précis de l’histoire de Corbie :
le rôle de la ville dans les combats de la bataille de France, entre mai et juin 1940.
À cette période, Corbie se trouve sur un axe stratégique majeur.
La Somme constitue un obstacle naturel.
Ses ponts constituent des points de passage essentiels.
La ville se retrouve ainsi prise entre l’avancée allemande et la tentative française de stabiliser le front.
🗺️ 1. POURQUOI CORBIE EST-ELLE STRATÉGIQUE ?
Au printemps 1940, la progression allemande est extrêmement rapide.
Après la percée des Ardennes, les forces allemandes traversent une grande partie du nord de la France et atteignent la Manche.
Le front français est profondément désorganisé.
Lorsque les Allemands prennent Amiens le 20 mai 1940, la situation devient particulièrement préoccupante pour le commandement français.
Il faut alors empêcher la progression allemande vers le sud.
La vallée de la Somme devient l’un des principaux secteurs où une nouvelle ligne de défense peut être organisée.
Et dans cette ligne, Corbie occupe une position importante.
🛡️ 2. LA LIGNE WEYGAND
Après la catastrophe militaire du mois de mai, le général Maxime Weygand tente de réorganiser les forces françaises.
Son objectif est de constituer une nouvelle ligne de défense autour de la Somme et de l’Ancre.
Cette organisation est connue sous le nom de :
LA LIGNE WEYGAND
Elle ne constitue pas une ligne continue comparable à une fortification.
Il s’agit plutôt d’un ensemble de positions défensives destinées à ralentir puis à arrêter l’offensive allemande.
La Somme devient alors une barrière naturelle que les Français cherchent à utiliser à leur avantage.
Corbie se trouve directement concernée par cette stratégie.
🌉 3. LES PONTS : UN ENJEU MILITAIRE MAJEUR
Pour une armée en mouvement, franchir un fleuve ou une rivière constitue une opération essentielle.
Les ponts permettent :
➡️ le passage de l’infanterie ;
➡️ le déplacement des véhicules ;
➡️ le passage de l’artillerie ;
➡️ la progression des blindés ;
➡️ le ravitaillement.
À Corbie, les ponts franchissant la Somme et les passages associés aux cours d’eau deviennent donc des points particulièrement sensibles.
Le commandement français décide d’en détruire certains afin de ralentir la progression allemande.
Les destructions ont cependant une conséquence importante :
elles transforment la géographie civile de Corbie en géographie militaire.
Un pont qui sert quotidiennement aux habitants devient soudain un objectif stratégique.
🪖 4. LA 4e DIVISION D’INFANTERIE COLONIALE
Pour défendre le secteur, plusieurs unités françaises sont engagées.
La 4e Division d’infanterie coloniale (4e DIC) joue notamment un rôle dans le secteur de Corbie-Aubigny.
Cette division rassemble des unités qui vont combattre dans des conditions extrêmement difficiles.
Parmi elles figurent notamment :
16e RTS
16e Régiment de tirailleurs sénégalais
24e RTS
24e Régiment de tirailleurs sénégalais
2e RIC
2e Régiment d’infanterie coloniale
Ces soldats sont engagés dans les combats destinés à contenir les forces allemandes et à réduire leur tête de pont.
🌍 5. LES TIRAILLEURS SÉNÉGALAIS
La présence des 16e et 24e RTS rappelle également une réalité importante de la campagne de 1940.
L’armée française de 1940 est une armée impériale.
Des soldats venus d’Afrique combattent sur le sol français.
Les tirailleurs sénégalais sont engagés dans de nombreux secteurs de la bataille de France.
À Corbie et dans les environs, leur présence fait partie de l’histoire militaire de la défense de la Somme.
Cette dimension mérite d’être conservée dans la mémoire locale :
la défense de Corbie n’a pas été menée uniquement par des soldats originaires de la région.
Des hommes venus d’autres territoires de l’empire français ont également combattu ici.
💥 6. MAI 1940 : CORBIE SOUS LA MENACE
À partir de la deuxième moitié du mois de mai, la menace allemande devient directe.
La Luftwaffe vise notamment les infrastructures permettant les déplacements et les communications.
La gare et les installations ferroviaires de Corbie sont touchées.
Le 23 mai 1940, l’établissement textile BVR, situé près de la gare, est ravagé par les bombardements et les incendies.
Ces attaques ne constituent pas encore le cœur des combats terrestres de juin.
Elles montrent cependant que Corbie est déjà intégrée au dispositif militaire allemand.
La ville est devenue une cible.
⚔️ 7. LE FRONT SE RAPPROCHE
Pendant que les forces allemandes progressent vers la Somme, les Français cherchent à organiser leur défense.
La population civile est prise dans cette situation militaire.
Les mouvements de troupes se multiplient.
Les infrastructures sont surveillées.
Les ponts deviennent des points sensibles.
Les bombardements se poursuivent.
La tension augmente.
Puis arrive le moment où la bataille atteint directement le secteur de Corbie.
⚔️ 8. 5 JUIN 1940 — FALL ROT
Le 5 juin 1940, l’armée allemande déclenche la deuxième grande phase de son offensive :
FALL ROT
Après la campagne de Belgique, la bataille de France entre dans une nouvelle phase.
L’objectif allemand est désormais de détruire les forces françaises encore capables de combattre et de poursuivre la progression vers le sud.
Dans le secteur de la Somme, la pression devient considérable.
Les forces françaises doivent tenir leurs positions.
Mais elles font face à une armée disposant d’une forte puissance de feu, de moyens blindés importants et d’un appui aérien efficace.
🏃 9. LE XIXe CORPS BLINDÉ
Parmi les grandes formations allemandes engagées dans cette offensive figure le XIXe corps d’armée blindé, commandé par le général Heinz Guderian.
Ses unités blindées participent à la progression allemande.
Face à cette puissance mobile, les défenseurs français doivent utiliser le terrain et les obstacles naturels.
À Corbie, la Somme devient donc un élément essentiel de la défense.
Les ponts doivent être tenus.
Ou détruits.
Les passages doivent être contrôlés.
Chaque heure gagnée peut permettre à l’armée française de se réorganiser.
⚔️ 10. 5 ET 6 JUIN — LES COMBATS DE CORBIE
Les 5 et 6 juin 1940, les combats s’intensifient dans le secteur de Corbie.
Les points de franchissement de la Somme sont particulièrement disputés.
Les unités françaises résistent.
Les soldats de la 4e DIC et des unités engagées dans le secteur tentent de contenir l’offensive.
Mais la situation devient progressivement impossible à maintenir.
L’armée allemande dispose d’une supériorité numérique et matérielle importante.
L’aviation allemande intervient également dans les opérations.
Corbie est prise dans la violence des combats.
🏚️ 11. UNE VILLE AU MILIEU DU COMBAT
La bataille ne se déroule pas à distance de la ville.
Elle touche directement son environnement.
Les infrastructures sont endommagées.
Les bâtiments sont frappés.
Les voies de communication deviennent des objectifs militaires.
L’abbatiale Saint-Pierre subit elle-même des dommages causés par des obus d’artillerie.
La guerre atteint ainsi les lieux les plus familiers des habitants.
Corbie n’est plus seulement un point sur une carte militaire.
Elle est devenue un champ de bataille.
🕯️ 12. 7 JUIN — LE REPLI FRANÇAIS
Après plusieurs jours de combats, les forces françaises ne peuvent plus maintenir leurs positions.
Le 7 juin 1940, les unités françaises reçoivent l’ordre de se replier vers l’Oise.
Ce repli marque la fin de la résistance organisée dans le secteur de Corbie.
La Somme n’a pas permis de stopper l’offensive allemande.
La bataille de France continue plus au sud.
Pour Corbie, une nouvelle période commence :
celle de l’Occupation.
🧭 13. UNE BATAILLE À L’ÉCHELLE LOCALE ET NATIONALE
Les combats de Corbie peuvent sembler modestes lorsqu’on les compare aux grandes opérations militaires de 1940.
Pourtant, ils appartiennent à un ensemble beaucoup plus vaste.
La ville se trouve prise dans une bataille qui concerne toute la France.
Le secteur de la Somme constitue alors l’une des dernières lignes où l’armée française tente de ralentir l’avance allemande.
Corbie est donc à la fois :
un point local de défense,
et
un élément d’un front national en train de s’effondrer.
📌 14. CHRONOLOGIE MILITAIRE SIMPLIFIÉE
20 MAI 1940
➡️ Prise d’Amiens par les forces allemandes.
23 MAI 1940
➡️ Bombardement de Corbie.
➡️ BVR ravagé par les bombes et les incendies.
➡️ Gare et infrastructures de communication touchées.
FIN MAI 1940
➡️ Organisation de la défense française sur la Somme et l’Ancre.
➡️ Mise en place progressive de la ligne Weygand.
➡️ Corbie devient un secteur stratégique.
5 JUIN 1940
➡️ Début de Fall Rot.
➡️ Nouvelle offensive allemande vers le sud.
5-6 JUIN 1940
➡️ Combats intenses dans le secteur de Corbie-Aubigny.
➡️ Engagement de la 4e DIC et de ses unités.
➡️ Combats autour des points de franchissement.
7 JUIN 1940
➡️ Repli des forces françaises vers l’Oise.
JUIN 1940
➡️ Corbie passe sous occupation allemande.
🔎 15. CE QUE RACONTE LA BATAILLE DE CORBIE
La bataille de Corbie montre à quel point la géographie peut devenir militaire.
Une rivière devient une ligne de défense.
Un pont devient un objectif.
Une gare devient une cible.
Une route devient un axe stratégique.
Une usine devient un bâtiment exposé aux bombardements.
Et une ville entière devient un espace de confrontation entre deux armées.
C’est cette transformation brutale du territoire qui permet de comprendre ce que les habitants de Corbie ont vécu en 1940.
🕯️ À RETENIR
Corbie n’est pas seulement une ville traversée par la guerre en 1940.
Elle se trouve sur un secteur où l’armée française tente réellement de reconstruire une défense autour de la Somme.
Les combats de mai et juin 1940 associent :
➡️ la progression allemande ;
➡️ les bombardements de la Luftwaffe ;
➡️ la défense française de la Somme ;
➡️ l’engagement de la 4e DIC ;
➡️ la présence des 16e et 24e RTS ;
➡️ les combats autour des points de franchissement ;
➡️ la destruction de certains ponts ;
➡️ l’offensive Fall Rot ;
➡️ puis le repli français du 7 juin.
Cette séquence militaire explique pourquoi, quelques jours plus tard, Corbie entre dans une nouvelle période de son histoire :
l’Occupation.
🕊️ DE 1940 À 1944
1940 et 1944 ne racontent pas la même histoire.
En 1940, Corbie est une ville que l’armée française tente de défendre.
En juin, elle tombe sous l’Occupation.
En 1944, elle devient une ville où la Résistance agit et où les habitants participent à leur propre libération.
Entre ces deux dates, quatre années séparent :
la défaite de la Libération.
Cette annexe permet de comprendre le premier de ces deux moments :
Mai-juin 1940 : Corbie, verrou de la Somme.
Et quatre ans plus tard :
31 août 1944 : Corbie retrouve sa liberté.
📜 Corbie se souvient…
© Séverine Abdellaoui-Chatelain — Tous droits réservés
3 août 2026
FIN
📜CORBIE SE SOUVIENT…
Une ville de mémoire. Une ville de courage. Une ville qui transmet la Liberté.
Auteure
©Severine Abdellaoui-Chatelain/ Tous droits réservés
( 3 août 2026)
BIBLIOGRAPHIE — CORBIE SE SOUVIENT…
🔴 Sources anciennes et travaux historiques sur Corbie et son abbaye
📜 Chroniques et sources anciennes
➡️ Antoine de Caulaincourt
Chronicon Corbeiense (Chronique de Corbie), XVIᵉ siècle.
Chronique consacrée à l’histoire de l’abbaye Saint-Pierre de Corbie et de la cité depuis ses origines jusqu’au début du XVIᵉ siècle.
➡️ Dom Paul Bonnefons
Historia Corbeiensis
(Antiqua Corbeia, sive inclyti, regalis ac sacri monasterii Corbeiensis historia), XVIIᵉ siècle.
Travail historique consacré à l’abbaye royale de Corbie, à ses abbés, à ses privilèges et à son rayonnement religieux.
➡️ Dom Benoît Cocquelin
Historiae regalis abbatiae Corbeiensis compendium.
Synthèse historique consacrée à l’histoire de l’abbaye royale Saint-Pierre de Corbie.
📚 Ouvrages historiques de référence
➡️ Dom Pierre-Nicolas Grenier
Histoire de la ville et du comté de Corbie (des origines à 1400), publiée par Clovis Brunel,
Amiens, Picard fils et Cie, 1910, 559 p.
Ouvrage fondamental pour l’histoire politique, religieuse et territoriale de Corbie.
➡️ Dom Pierre-Nicolas Grenier
Documents inédits sur l’abbaye, le comté et la ville de Corbie.
Publication de la Société des Antiquaires de Picardie.
Sources relatives :
- à l’abbaye ;
- au comté ;
- aux institutions ;
- à la vie de la cité.
➡️ Édouard Jumel (abbé)
Monographie de la ville de Corbie,
Amiens, Yvert et Tellier, 1904.
Ouvrage consacré :
- aux origines de Corbie ;
- aux monuments ;
- aux institutions ;
- aux événements historiques.
➡️ Bouthors
La Commune de Corbie.
Étude consacrée à l’histoire municipale et à l’organisation de la cité.
➡️ Dusevel
Travaux historiques consacrés à Corbie et à la Picardie.
🔴 L’abbaye royale de Corbie, le scriptorium et la Caroline
➡️ Louis Gaillard (dir.)
Corbie, abbaye royale. Volume du XIIIᵉ centenaire,
Facultés catholiques de Lille, 1963, 444 p.
Ouvrage collectif consacré :
- à la fondation de l’abbaye ;
- aux abbés Adalhard et Wala ;
- au rôle intellectuel de Corbie dans la Renaissance carolingienne ;
- au scriptorium ;
- aux manuscrits ;
- à l’écriture caroline.
➡️ Albert d’Haenens
« Corbie et les Vikings »,
dans Corbie, abbaye royale. Volume du XIIIᵉ centenaire, Lille, 1963, p.181-190.
➡️ Gérard Ooghe
« L’écriture de Corbie »,
dans Corbie, abbaye royale. Volume du XIIIᵉ centenaire, Lille, 1963.
➡️ M.-L. David-Danel
« Les vestiges monumentaux de Corbie »,
dans Corbie, abbaye royale. Volume du XIIIᵉ centenaire, Lille, 1963.
🔴 Publications de l’auteure et travaux mémoriels » sur le blog : " Les Trois Espaces de l'Abbaye de Corbie du XIIe au XVe siècle, Conteurs d'Histoire"
📚Première Guerre mondiale (1914-1918)
📖 Cycle Mémoriel du 11 Novembre 1918
🔹 Publications du Cycle Mémoriel (2025) : Hommage à une petite ville durant la Grande Guerre
- ABDELLAOUI-CHATELAIN, Séverine. « De l'Ancienne Piété à la Mémoire d'une Guerre : Entretien Mémoriel : L'Abbatiale Saint-Pierre interroge son Frère, l'Hôtel-Dieu de Corbie », Les Trois Espaces de l’Abbaye de Corbie du XIIe au XVe siècle, Conteurs d'Histoire, 1ᵉʳ novembre 2025.
- ABDELLAOUI-CHATELAIN, Séverine. « L'Ombre et l'As : Quand Corto Maltese fut le Témoin de la Chute du Baron Rouge à Corbie », Les Trois Espaces de l’Abbaye de Corbie du XIIe au XVe siècle, Conteurs d'Histoire, 1ᵉʳ novembre 2025.
🔹 Série Commémorative du 11 Novembre : De l'Artois vers Corbie (2025) : un Devoir de Mémoire Familiale
- ABDELLAOUI-CHATELAIN, Séverine. « Cérémonie commémorative du 11 novembre (Partie 1) – L'inspiration derrière la mémoire : quand l'Histoire se mêle au patrimoine familial (Arras, Corbie, etc.) », Les Trois Espaces de l’Abbaye de Corbie du XIIe au XVe siècle, Conteurs d'Histoire, 10 septembre 2025.
- ABDELLAOUI-CHATELAIN, Séverine. « Cérémonie commémorative du 11 novembre (Partie 2) – Voix du front, échos de l'arrière : Récits de la Grande Guerre », Les Trois Espaces de l’Abbaye de Corbie du XIIe au XVe siècle, Conteurs d'Histoire, 1ᵉʳ novembre 2025.
- ABDELLAOUI-CHATELAIN, Séverine. « Cérémonie commémorative du 11 novembre (Partie 3 – Spécial Centenaire) – Le Mémorial de Corbie, 100 Ans de Deuil et d'Espoir (1925-2025) : De l'Artois au Sanctuaire de Corbie », Les Trois Espaces de l’Abbaye de Corbie du XIIe au XVe siècle, Conteurs d'Histoire, 10 novembre 2025.
📖 Articles Antérieurs et Hommages Commémoratifs (2023 - 2024)
- ABDELLAOUI-CHATELAIN, Séverine. « Novembre, un mois commémoratif : Hommage aux infirmières et aux Victimes de l’Hôtel-Dieu décédées en 1918 », Les Trois Espaces de l’Abbaye de Corbie du XIIe au XVe siècle, Conteurs d'Histoire, 29 novembre 2024.
- ABDELLAOUI-CHATELAIN, Séverine. « Hommage au dévouement et au courage de nos aïeux, morts durant la Première Guerre mondiale : Mise à l’honneur du mémorial de Corbie et des 212 soldats Corbéens tués au combat », Les Trois Espaces de l’Abbaye de Corbie du XIIe au XVe siècle, Conteurs d'Histoire, 12 novembre 2023.
📚 Seconde Guerre Mondiale (1940-1945)
ABDELLAOUI-CHATELAIN, Séverine. « Liberté, j’écris ton nom dans le ciel et sur la terre de Corbie ». Poème publié sur le blog de l’auteure, 31 août 2025. Texte inspiré du poème « Liberté » de Paul Éluard, extrait du recueil Poésie et Vérité (1942).
ABDELLAOUI-CHATELAIN, Séverine. « Hommage aux Résistants et aux victimes de Corbie, inspiré par l’esprit du “Chant des Partisans” ». Poème publié sur le blog de l’auteure, 31 août 2025.
ABDELLAOUI-CHATELAIN, Séverine. « Libération de Corbie : 80 ans (31 août 1944 – 31 août 2024) ». Article commémoratif publié sur le blog de l’auteure, 31 août 2024.
ABDELLAOUI-CHATELAIN, Séverine. « Anniversaire du Débarquement, 80 ans (6 juin 1944 – 6 juin 2024) : Sur les pas des résistants de Corbie… Une commémoration de cœur ». Article commémoratif publié sur le blog de l’auteure, 6 juin 2024.
📌 Note de consultation pour les lecteurs :
L'ensemble de ces articles est accessible sur le blog « Les Trois Espaces de l’Abbaye de Corbie du XIIe au XVe siècle, Conteurs d'Histoire ». Vous pouvez les retrouver en effectuant une recherche par année dans l'onglet Archives, puis en sélectionnant la date de publication correspondante.
© Séverine Abdellaoui-Chatelain – Tous droits réservés
🔴 La bataille de Corbie et les combats de la Somme — Mai-Juin 1940
🔴 La Résistance française
contexte général
➡️ Ministère des Armées — Chemins de Mémoire
« La Résistance en France en 1944 ».
➡️ Herodote.net
« La Résistance en France 1940-1944 : de la tragédie à l’Espoir ».
➡️ Lumni
Ressources audiovisuelles sur la Résistance française, notamment l’unification de la Résistance par le général de Gaulle (1942-1943).
➡️ Geo.fr
« Quel a été le rôle de la Résistance dans la libération de la France ».
➡️ Jean-Pierre Melville
L’Armée des ombres, film, 1969, adapté du roman de Joseph Kessel (1943).
🔴 La Résistance en Picardie et
dans la Somme
➡️ Institut national de l’audiovisuel (INA.fr)
« La Résistance en Picardie », émission FR3, 18 août 1983.
Témoignages de Julia et René Lamps.« Les résistants FTP dans la Somme », émission du 29 août 1984.
Témoignages de Julia et René Lamps, Gisèle Dujardin.« Témoignages d’anciens résistants de la Somme sur la Libération », émission du 17 septembre 1994.
Témoignages d’anciens résistants de la Somme.
➡️ Pierre Soullard
Les Femmes aussi : la Résistance des femmes en Picardie,
Le Mémorial de l’internement et de la Déportation, 2011.
➡️ Musée de la Résistance en ligne
Rubrique « Somme ».
➡️ Archives départementales de la Somme
La Résistance dans la Somme : actions de sabotage.
Bulletin du service éducatif.
➡️ AERI 80
La Résistance dans la Somme, CD-Rom, 2018.
🔴 Les résistants corbéens cités
dans le monologue
📜 Sources biographiques
➡️ Le Maitron — Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier et du mouvement social
Notices consacrées notamment à :
➡️ René Lamps
Résistant corbéen, membre de la Résistance communiste et des FTP, engagé dans la clandestinité pendant l’Occupation.
➡️ Julia Lamps (née Lemaire)
Résistante corbéenne, engagée dans les réseaux clandestins, agent de liaison et soutien aux actions de Résistance.
➡️ Vincent Adolphe Léo Félix Louis, pseudonyme « Jim »
Notice du Dictionnaire biographique des fusillés, guillotinés, massacrés et exécutés pendant l’Occupation.
📚 Ouvrages et travaux consacrés aux résistants
➡️ Francine Delauney
René Lamps : itinéraire d’un élu communiste,
Amiens, Encrage, 1995, 157 p.
Ouvrage consacré au parcours politique et résistant de René Lamps.
➡️ Pierre Soullard
Les Femmes aussi : la Résistance des femmes en Picardie,
2011.
Travail permettant notamment d’éclairer l’engagement des femmes dans la Résistance picarde, dont Julia Lamps.
📜 Sources locales sur les résistants corbéens
➡️ ETo40.wordpress.com — recherches historiques locales
Articles consacrés aux résistants corbéens :
- Gustave Poingt ;
- Roger Cuvillier ;
- Camille Roland ;
- Lucien Vivier ;
- Robert Delacroix ;
- Charles Bossu ;
- Alexandre Martin.
➡️ GenealogieJumel.fr
Articles consacrés notamment à :
- Camille Roland ;
- André Foucart ;
- Julia Lamps.
🔴 La vie quotidienne et la répression à Corbie pendant l’Occupation
➡️ Archives départementales de la Somme
➡️ Le Progrès de la Somme, édition du 18 août 1940, cote 259 PER 292.
➡️ Picardie Nouvelle, « Libération - 31 août 1944 », cote 711 PER 1.
➡️ Courrier Picard
Série « Les Picards racontent ».
➡️ Dominique Duverlie
« Amiens sous l’occupation allemande 1940-1944 »,
Revue du Nord, 1982, p.145-172.
➡️ Ministère des Armées — Chemins de Mémoire
« La politique des otages sous l’Occupation », articles de Denis Peschanski et Thomas Fontaine.
➡️ La Coupole
« La population face à l’Occupation ».
➡️ Série télévisée
Un village français.
🔴 La Libération de Corbie — 31 août 1944
➡️ René Ossart
Interview dans Le Courrier Picard, septembre 2013.
➡️ André Colliot
Quatre longues années d’occupation, le récit des événements vécus dans la région d’Arras,
tome II, Arras, Imprimerie ACK, p.180-181.
🔴 L’énigme du contingent anglais
➡️ André Colliot
Quatre longues années d’occupation, le récit des événements vécus dans la région d’Arras,
tome II, p.180-181.
➡️ Forum « Picardie 1939-1945 (Aisne, Oise, Somme) : Guerre, Occupation, Libération… »
France Culture, 4 avril 2022.
©Severine Abdellaoui-Chatelain/ Tous droits réservés
( 3 août 2026)
Afin d’accompagner cet article et d’en préserver la traçabilité, deux niveaux complémentaires de lecture sont proposés.
🔹️La fiche documentaire et numérique constitue l’ADN de l’information : elle rassemble les éléments essentiels permettant d’identifier, de classer, de contextualiser et de conserver la mémoire du document.
🔹️La fiche de présentation destinée aux lecteurs en propose une approche accessible, en mettant en lumière le sujet, les enjeux et la démarche suivie.
😉Ensemble, ces deux fiches assurent un double objectif : garantir la rigueur documentaire tout en facilitant la transmission des connaissances au plus grand nombre.
📜FICHE DOCUMENTAIRE
PROFESSIONNELLE
CORBIE SE SOUVIENT…📜
📚1. Nature du document
Nature :
Monologue historique théâtral
Type de document :
Texte théâtral à vocation historique, patrimoniale et commémorative
Genre :
Récit historique incarné / récit mémoriel
Forme :
Monologue à la première personne
Voix narrative :
La ville de Corbie personnifiée raconte sa propre histoire.
Fonction documentaire :
- Transmission de la mémoire historique
- Valorisation du patrimoine local
- Sensibilisation au devoir de mémoire
- Hommage aux résistants et aux victimes des guerres
- Médiation culturelle et historique
📚2. Domaine documentaire
- Histoire locale
- Patrimoine historique
- Patrimoine religieux
- Histoire médiévale
- Renaissance carolingienne
- Histoire de la Seconde Guerre mondiale
- Résistance française
- Libération de la France
- Mémoire collective
📚3. Résumé documentaire complet
À travers un monologue donnant symboliquement la parole à la ville de Corbie, ce récit retrace plus de treize siècles d’histoire.
Corbie évoque d’abord ses origines autour de son abbaye royale Saint-Pierre, fondée au VIIᵉ siècle, devenue un foyer majeur de connaissance à l’époque carolingienne. Elle rappelle le rôle de ses moines copistes, de son scriptorium et la diffusion de l’écriture caroline qui contribua au rayonnement culturel européen.
La ville revient ensuite sur les grandes périodes de son histoire : les invasions vikings, l’organisation communale médiévale, la Guerre de Cent Ans, les rivalités entre la France et la Bourgogne, le règne de Louis XI et le siège de Corbie par les troupes espagnoles en 1636.
Le récit évoque également les destructions liées aux guerres, notamment la disparition de l’Hôtel-Dieu en 1918 pendant la Première Guerre mondiale, et la capacité de la cité à renaître après chaque épreuve.
La seconde partie est consacrée aux années 1940-1944 : l’exode, les bombardements, l’installation de l’Occupation allemande, les restrictions, les privations et les souffrances imposées aux habitants.
Corbie rend hommage aux femmes et aux hommes qui choisirent la Résistance, notamment Julia Lamps, René Lamps, Gustave Poingt, Camille Roland, Lucien Vivier, Roger Cuvillier, Robert Delacroix, Charles Bossu, Alexandre Martin et Vincent Adolphe dit « Jim ».
Le récit atteint son apogée avec la journée du 31 août 1944, lorsque Corbie retrouve sa liberté grâce au courage des résistants et à l’arrivée des forces alliées.
Ce monologue est avant tout un récit de transmission : celui d’une ville qui conserve les traces de son passé et transmet aux générations futures la mémoire de ceux qui ont combattu pour la liberté.
📚4. Résumé court (notice catalogue)
Monologue historique théâtral donnant la parole à la ville de Corbie, retraçant son histoire de l’abbaye carolingienne à la Libération du 31 août 1944. Un récit mêlant patrimoine, mémoire locale, Résistance et hommage aux habitants ayant contribué au retour de la liberté.
📚5. Résumé très court (notice exposition)
Corbie raconte son histoire : son abbaye, son rayonnement carolingien, ses épreuves et son engagement dans la Résistance jusqu’à sa Libération en 1944. Un récit de patrimoine et de mémoire.
📚6. Cotation documentaire
Cotation principale
944.27 COR
944 : Histoire de France
.27 : Histoire régionale — Picardie / Somme
COR : Indice local correspondant à Corbie
Cotations complémentaires
940.5344 COR
Seconde Guerre mondiale — Occupation, Résistance et Libération de Corbie
726.7 COR
Abbaye Saint-Pierre de Corbie — Patrimoine religieux et histoire monastique
091 COR
Manuscrits, scriptorium et écriture caroline de Corbie
Cotation locale mémoire
COR-MEM-1944
Corbie — Mémoire — Libération 1944
📚7. Classification Dewey
944.27
Histoire de la Picardie et du département de la Somme
940.5344
Résistance et Libération de la France pendant la Seconde Guerre mondiale
726.7
Monastères, abbayes et patrimoine religieux
091
Manuscrits et histoire du livre
📚8. Indexation documentaire
Vedettes matières
- Corbie (Somme) — Histoire
- Corbie — Abbaye Saint-Pierre — Histoire
- Abbaye royale de Corbie
- Patrimoine historique de Corbie
- Renaissance carolingienne
- Scriptorium de Corbie
- Écriture caroline
- Manuscrits médiévaux
- Moyen Âge en Picardie
- Vikings
- Guerre de Cent Ans
- Siège de Corbie (1636)
- Première Guerre mondiale
- Occupation allemande (1940-1944)
- Résistance française — Somme
- Résistants corbéens
- Libération de Corbie (31 août 1944)
- Mémoire collective
📚9. Mots-clés
Corbie ; Somme ; Picardie ; abbaye Saint-Pierre ; abbaye royale ; bénédictins ; Adalhard ; Wala ; scriptorium ; copistes ; manuscrits ; écriture caroline ; Renaissance carolingienne ; Moyen Âge ; Vikings ; commune médiévale ; Guerre de Cent Ans ; Louis XI ; siège de 1636 ; Hôtel-Dieu ; Première Guerre mondiale ; Occupation ; Résistance ; Julia Lamps ; René Lamps ; Gustave Poingt ; Camille Roland ; Lucien Vivier ; Roger Cuvillier ; Robert Delacroix ; Charles Bossu ; Alexandre Martin ; Vincent Adolphe Jim ; Libération ; 31 août 1944 ; mémoire historique.
📚10. Tags documentaires
- Corbie
- Histoire locale
- Somme
- Picardie
- Abbaye
- Patrimoine
- Moyen Âge
- Carolingien
- Manuscrits
- Scriptorium
- Résistance
- Occupation
- Seconde Guerre mondiale
- Libération
- Mémoire
- Devoir de mémoire
- Transmission historique
📚11. Hashtags
Corbie et patrimoine
#Corbie
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#Somme
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Guerre et mémoire
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#SecondeGuerreMondiale
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Résistants cités
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#RenéLamps
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#LucienVivier
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#VincentAdolpheJim
📚12. Personnes citées
Histoire de Corbie
- Antoine de Caulaincourt
- Dom Paul Bonnefons
- Dom Benoît Cocquelin
- Dom Pierre-Nicolas Grenier
- Abbé Édouard Jumel
Résistance et Libération
- Julia Lamps
- René Lamps
- Gustave Poingt
- Camille Roland
- Lucien Vivier
- Roger Cuvillier
- Robert Delacroix
- Charles Bossu
- Alexandre Martin
- Vincent Adolphe dit « Jim »
📚13. Lieux indexés
- Corbie (Somme)
- Abbaye Saint-Pierre de Corbie
- Vallée de la Somme
- Picardie
- Somme
- France
📚14. Périodes historiques
- VIIᵉ siècle : fondation de l’abbaye
- Époque carolingienne
- Moyen Âge
- XIIᵉ-XIVᵉ siècles : développement communal
- Guerre de Cent Ans
- XVIᵉ-XVIIᵉ siècles
- Siège de Corbie (1636)
- Première Guerre mondiale (1914-1918)
- Occupation allemande (1940-1944)
- Libération de Corbie (31 août 1944)
📚15. Public concerné
- Grand public
- Habitants de Corbie et du territoire
- Élèves et enseignants
- Associations historiques
- Associations mémorielles
- Médiathèques
- Centres culturels
- Chercheurs en histoire locale
Voici une version orientée lecteur : plus simple, plus claire, comme une fiche de médiathèque, d’exposition ou de dossier de présentation. Les éléments techniques (Dewey, indexation, hashtags) restent présents mais sont séparés pour ne pas alourdir la lecture.
Cette version est davantage adaptée à un lecteur qui découvre le document, alors que la précédente correspondait plutôt à une base de catalogage professionnel.
📜FICHE DOCUMENTAIRE LECTEUR
CORBIE SE SOUVIENT…📜
📖Présentation du document
Nature :
Monologue historique théâtral
Forme :
Récit à la première personne dans lequel la ville de Corbie devient le personnage principal et raconte sa propre histoire.
Genre :
Histoire locale — Mémoire — Patrimoine — Récit commémoratif
📖Résumé
Dans ce monologue, Corbie prend la parole pour raconter son histoire.
Elle revient d’abord sur ses origines autour de son abbaye royale Saint-Pierre, fondée au VIIᵉ siècle, et sur son rayonnement à l’époque carolingienne grâce à ses moines copistes, son scriptorium et l’écriture caroline.
La ville évoque ensuite les grands événements qui ont marqué son existence : les invasions vikings, son histoire médiévale, la Guerre de Cent Ans, les conflits avec la Bourgogne et le siège de Corbie en 1636.
Elle raconte également les épreuves traversées au fil des siècles, notamment les destructions de la Première Guerre mondiale.
Puis vient le temps des années sombres de 1940 à 1944 : l’exode, l’Occupation allemande, les restrictions, les souffrances des habitants et l’engagement de celles et ceux qui choisissent la Résistance.
Le récit rend hommage aux résistants corbéens, parmi lesquels Julia Lamps, René Lamps, Gustave Poingt, Camille Roland et leurs compagnons.
Enfin, Corbie raconte cette journée du 31 août 1944 où, après quatre années d’Occupation, elle retrouve la liberté.
Ce texte est un hommage à une ville, à son patrimoine et aux femmes et aux hommes qui ont contribué à écrire son histoire.
📖À découvrir dans ce document
Une ville et son patrimoine
- L’abbaye royale Saint-Pierre de Corbie
- Le scriptorium et les manuscrits
- L’écriture caroline
- La mémoire des monuments disparus
Une ville face aux épreuves
- Les invasions vikings
- Les conflits médiévaux
- Le siège de 1636
- Les guerres du XXᵉ siècle
Une ville résistante
- L’Occupation de 1940 à 1944
- La Résistance locale
- La Libération du 31 août 1944
📖Personnes évoquées
Histoire de Corbie
- Antoine de Caulaincourt
- Dom Paul Bonnefons
- Dom Benoît Cocquelin
- Dom Pierre-Nicolas Grenier
- Abbé Édouard Jumel
Résistance et Libération
- Julia Lamps
- René Lamps
- Gustave Poingt
- Camille Roland
- Lucien Vivier
- Roger Cuvillier
- Robert Delacroix
- Charles Bossu
- Alexandre Martin
- Vincent Adolphe dit « Jim »
📖Mots-clés
Corbie ; Somme ; Picardie ; abbaye royale ; Saint-Pierre de Corbie ; Moyen Âge ; époque carolingienne ; scriptorium ; écriture caroline ; manuscrits ; patrimoine ; Résistance ; Occupation ; Seconde Guerre mondiale ; Libération ; 31 août 1944 ; mémoire.
📖Classification documentaire
Cote principale :
944.27 COR
Domaine :
Histoire locale de Corbie et de la Somme
Cotes complémentaires :
940.5344 COR
Résistance et Libération pendant la Seconde Guerre mondiale
726.7 COR
Abbaye et patrimoine religieux
091 COR
Manuscrits et culture carolingienne
📖Public
Ce document s’adresse :
- aux habitants de Corbie ;
- aux passionnés d’histoire locale ;
- aux élèves et enseignants ;
- aux associations historiques et mémorielles ;
- à tous ceux qui souhaitent découvrir l’histoire d’une ville à travers ses souvenirs.
📖Hashtags
#Corbie
#CorbieSeSouvient
#HistoireDeCorbie
#HistoireLocale
#Patrimoine
#AbbayeDeCorbie
#Somme
#Picardie
#MoyenAge
#Carolingien
#Scriptorium
#EcritureCaroline
#Résistance
#Occupation
#SecondeGuerreMondiale
#Libération1944
#31Août1944
#MémoireCollective
#DevoirDeMémoire
📖Notice courte
Corbie se souvient… est un monologue historique donnant la parole à la ville de Corbie. Du rayonnement de son abbaye carolingienne aux heures sombres de l’Occupation et à sa Libération en 1944, ce récit retrace une histoire de patrimoine, de courage et de mémoire.
©Severine Abdellaoui-Chatelain/ Tous droits réservés
( 3 août 2026)
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🛡Date des dépôts probatoires : 🛡
✅️Projet de recherche Le 28 octobre 2022
✅️Premier blog "Les Trois Espaces de Abbaye de Corbie du XIIe au XVe siècle, Conteurs d'Histoire » 28 octobre 2022
✅️Second blog "Les Cahiers Historiques de Corbie : Monographies d'ici et d'ailleurs" 17 juillet 2026
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